10 things I didn’t know last week #182

1. Lads loving trains inspired Dany Boyle’s Trainspotting as metaphor ot pointlessness in life. Thanks Simon

2.  The Gordon dynamics: because fishermen were “incurably optimistic” about their abilities to bring in a big catch, there were always too many fishermen working in the ocean, which, in turn, made it harder for them to earn a living.

3. Russian security agency recently bought typewriters to avoid surveillance.

4. Aerosmith Made More Money On Guitar Hero Than Any Albums.

5.  In 1976, the red M&M’s disappeared.

6. Awesome design tricks to upsell Starbucks customers.

7. One transatlantic flight emits more CO2 than an entire Formula 1 racing season .

8. in 1922 when scientist Niels Bohr won the Nobel Prize he was given a house by Carlsberg brewery. The house had a direct pipeline to the brewery so that Bohr had free beer on tap whenever he wanted. Bohr would have discovered several things being drunk.

smirnoff woody allen

9. Woody Allen for Smirnoff.

10. Internet was invented to fill timesheets.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #131

1. Chipotle : l’exemple parfait de la pub non attribuable :

2. Les liseuses électroniques n’ont rien d’écologique.

3. N’importe quelle page du web n’est jamais éloignée de plus de 19 clics de tous les contenus en ligne.

4. Les origines romaines de la saint Valentin : une partouze SM.

5. Michael Jordan voulait être sponsorisé par Adidas.

6. Le Mississippi a officiellement ratifié l’abolition de l’esclavage la semaine dernière.

7. Tout ça :Polymorphously Perverse

8. Les jeux en ligne sont – sans surprise – des lessiveuses à argent sale.

9. Le point de parité : la réponse radicale au dogme de la différenciation (on y reviendra). Merci Benjamin

10. Le growth hacking n’est pas une blague :

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #100

1. Bang, scrub, puke et autres mots de jargon âgés de plusieurs siècles.

2. Jamie Lee Curtis, Steve McQueen, Mickael Jackson, Neil Young et autres inventions de célébrités.

3. 90% des joueurs ne finissent jamais leurs jeux vidéo.

4. Pong est une contrefaçon.

5. Alexandre Grothendieck est le plus grand génie des maths vivant. Il est apatride et vit caché.

6. L’Osborne effect, conséquence d’un teasing trop réussi.

7. La révolution en marche de la littérature : demain, tout est mesurable.

8. Inflatable crowd, cette société qui fabrique des foules gonflables à usages des studio de cinéma :

9. Rudolf Valentino portant une Tank de Cartier dans Le Fils du Cheikh… Honteux mais éternel… Comme Valentino. Merci Sébastien.

10. Les innombrables ramifications du sign of the horn.

Badge value et contenus imprimés : gagnants et perdants

Un article de The Economist remerciant les lecteurs d’avoir fait passer au titre la barre du million de fan sur Facebook fait état des tribulations de la valeur badge de la presse imprimée.

Selon l’auteur, la valeur signifiante d’un numéro de The Economist posée sur une table de restaurant s’exprime de la même façon online lorsqu’on like la marque sur les réseaux sociaux :

It comes as no surprise that people read magazines like The Economist for more reasons than just a passion for international affairs or a penchant for excellent journalism. People tend to brandish their reading material purposefully, as a way to convey information about themselves to the world. When we’re seen reading The Economist, it signals to the world that we’re smart and curious. We may watch LOLcat clips in the privacy of our homes, but we make sure to read The Economist in public. And, as Rossi points out, social media replicates this real-world badge effect. By “liking” The Economist on Facebook, we are signaling to our virtual networks that we’re intelligent and worldly.

Cette valeur badge peut être un accélérateur ou un frein. Les ventes de Têtu plafonnent pour cette raison, ce qui explique l’abandon progressif d’un des ingrédients de leur succès : le cover boy. A contrario, quelques titres jouissant d’une bonne image sont achetés pour des raisons essentiellement symboliques, d’où l’indigence éditoriale d’un support comme Vogue, essentiellement destiné à décorer les tables basses.

La valeur badge d’un titre explique pourquoi Monocle n’est pas sur iPad : la marque préfère se passer des tablette car elle sacrifie sa valeur badge (merci Olivier pour l’info).

Aussi, le succès littéraire de Fifty shades of grey sur Kindle n’est qu’une demi-surprise. Les incroyables ventes de ce roman érotique s’expliquent par la dissimulation de la valeur badge du roman… Sur Kindle, on ne voit pas ce que vous lisez…

Vers un nouvel âge d’or de la littérature érotique?

Entre qualité sémantique et proposition philosophique : c’est quoi une friction?

Un terme qui devrait faire son trou dans les mois qui arrivent : la friction.

Récemment ré-employé par Jeff Bezos (les autres sources sont sans doute nombreuses) lors de la présentation du nouveau Kindle, ce mot exprime avec précision un des freins fondamentaux de l’essor accéléré des nouvelles technologies (bonne définition disponible ici).

Les frictions, on en rencontre quotidiennement par dizaines dans l’univers informatique (l’incompatibilité de devices ou de formats, le recours à des applications tierces pour opérer certains types d’échange, abandonner un processus d’inscription au bout de 5 étapes, une énième mise à jour d’une connectique hardware…) mais pas uniquement.

Les frictions IRL ne manquent pas : avis d’imposition erronés, incohérences administratives, incompréhensions communicationnelles, manques de logique…

Si – et c’est une hypothèse – les frictions constituent le sel de notre existence (comment pourrait-on connaitre le bonheur sans malheur?), l’industrie cherchent à les atténuer afin de garantir des expériences de marques fluides, voire liquides, sans obstacles ni heurs (on pense ici à l’écosystème Apple).

Faut-il choisir son camp entre les frictions créatives et les caresses ennuyeuses? Pas certain, la journée ne suffirait pas à lister les pros et les cons de ces deux visions du monde.

On se contentera donc de louer la précision et le potentiel viral de ce mot essayé et adopté.

En annexe, un documentaire signé IBM faisant allusion aux frictions à plusieurs reprises :