10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #322

1. Le jour où Romain Gary, imitant Pouchkine, provoque en duel Clint Eastwood, avec lequel Jean Seberg a une idylle sur le tournage d’un western. Merci Simon

2. La couleur moyenne de l’univers porte un nom : cosmic latte.

3.

4. Les avions disposent d’un endroit où faire exploser les bombes : la Least Risk Bomb Location.

5. La percussive maintenance désigne le mode de réparation des appareils électroniques à base de tapes, de secousses et autres petits coups.

6. Chez Amazon, 5000 personnes bossent uniquement sur l’echo, le haut-parleur intelligent du distributeur.

7. Les conlangs ou constructed languages.

8. Pékin dispose de 6 périphériques concentriques.

9. Les chameaux ont une double paupière pour se protéger du sable. Merci Chloé

10. Le keylogging est une pratique consistant à enregistrer ce que les gens tapent sur leur clavier.

Un micropoint sur le langage vernaculaire

Une note PSFK inspire ce post. Un chercheur travaille actuellement pour Lego afin de comprendre et analyser la manière dont les enfants nomment les briques multicolores. Il apparait en effet que dans chaque foyer propriétaire de Lego, les joueurs inventent un argot facilitant l’appellation de chaque brique, notamment lorsque les constructions sont collectives.

Cette pratique est une des nombreuses illustrations des jargons propres aux communautés : métiers, classes sociales, musiciens, etc. En linguistique, on les appelle des langages vernaculaires. A l’origine, cet adjectif qualifie les caractéristiques propres à un pays ou un groupe de personnes. In extenso, il recouvre également les dérivations de langage utilisées par des catégories de personnes.

Dans le fond, le langage vernaculaire observe un avantage majeur : il joue le rôle de ciment communautaire. Il permet d’identifier ses utilisateurs : untel est charpentier, untel est breton, untel est emo, untel est un nerd…

La capacité des briques Lego a créé du langage vernaculaire est évidemment intéressante, il y a peu de marques qui génèrent un tel effort intellectuel. Certaines parviennent bien à intégrer des gimmicks langagiers dans la vie de tous les jours (“la vie est une question de priorité, “what else?”, etc.) mais peu induisent la création non imposée d’un jargon vernaculaire, clef d’entrée cruciale à la dimension communautaire d’une marque.

Pour la blague, on peut évoquer le klingon, la langue de Star Trek, dont il existe quelques locuteurs fans (quelques uns ont même essayé de l’inculquer naturellement à leurs enfants ou en faire des pubs…).

Pour terminer, il est difficile de passer à côté du langage vernaculaire geek (cf. image d’en-tête), mix d’anglais et de SMS mélangé à la sauce gaming. En voici une sélection de choix :

Verra-t-on des marques tenter de créer des langages vernaculaires? Des tentatives ont sans doute été lancées mais jusqu’à preuve du contraire, elles ont du être marginales…

Source : PSFK