10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #314

Avant toute chose : merci à Olivier d’avoir géré la rédaction de NLQ pendant les 15 derniers jours.

1.Selon l’OCDE, 14% des adultes sont computer literate.

2. Au tennis, les hommes et les femmes ne jouent pas avec les mêmes balles.

3. La magie de l’haptonomie. Merci François

4. Dans la Russie communiste, les biens de consommation publicisés inspiraient des doutes :

Under communism, anything that was worthwhile or desirable was generally in short supply. Consumers inferred that the only possible reason that the government might be promoting something was that they’d accidentally managed to produce something of such unremitting crappiness that people weren’t willing to queue for it. Advertising in that context told you what not to buy.

Merci Greg

5. Les crypto-monnaies consomment 0,1% de l’électricité mondiale, soit plus que des pays comme l’Islande ou la Syrie.

6. Les premiers essais nucléaires américains furent révélés au grand public lorsque des traces inhabituelles apparurent sur les pellicules de nombreux clients Kodak.

7. La plupart des codes PIN sont composés de 4 chiffres car la femme de l’inventeur des distributeurs de billets avait mauvaise mémoire.

8. La première version de the sound of silence fut un tel échec que Simon et Garfunkel se séparèrent après l’enregistrement. C’est leur producteur qui prit la liberté de remixer une version qui connut le succès et conduit le duo à se reformer.

9. La chaise de bureau à roulettes a été inventée par Charles Darwin et popularisée par Bismarck.

10. Le premier “Quand est-ce qu’on arrive?” de la route des vacances des Français est dit au bout de 44 minutes.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #248

1.En mer, le drapeau français n’a pas les mêmes proportions : 30/33/37, car le flottement biaise les perspectives.

2. 41% des urbains actifs déjeunent à domicile.

3. La Suisse est le premier pays vendeur de café en Europe, grâce aux montages financiers de Starbucks, Café Nero et consort pour éviter de payer des impôts.

4. Kodak disposait d’un département consacré à l’étude des photos ratées pour identifier les erreurs récurrentes et briefer les ingénieurs sur les améliorations à apporter.

5. Screamers et creepypastas.

6. Phil Collins utilise son propre système de notation musicale.

7. Une tradition des patrons chez Disney : participer à la parade au moins une fois.

8. Le Daily Mail – anglais – est le premier site d’actualité aux US, devant le NY Times.

9. Chaïm Soutine a passé sa vie à brûler ses toiles.

10. Jusqu’à la grande dépression, Halloween était placé la veille de Thanksgiving, pas de la Toussaint.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #247

Combat entre un chien ratier et des rats a l'exposition canine de Paris, 1870. Gravure in "Le Monde Illustre" n¬8678 du 9 avril 1870. ¬©Lee/Leemage ratodrome
Combat entre un chien ratier et des rats a l’exposition canine de Paris, 1870. Gravure in “Le Monde Illustre” n¬8678 du 9 avril 1870. ¬©Lee/Leemage ratodrome

1.  Paris fin du 19e siècle accueillait plusieurs ratodromes, aka. des hippodromes pour rats.

2. Se rendre à l’article philosophie : en cliquant sur le premier lien de l’introduction d’un article Wikipédia et en répétant cette action sur chacun des articles visités, on atterit toujours sur l’article philosophie.

3. Pour courir plus vite lors des combats, les Iroquois se retiraient la graisse des mollets.

4. L’étymologie de banqueroute : de l’italien bancarotta littéralement « banc rompu » parce qu’au Moyen-Âge les banquiers tenaient office sur un banc, aka. une table le long de la route. Banqueroute = casser le comptoir du banquier en faillite.

5. Un emoticon est une composition typographique. Un emoji un petit dessin. Merci Alex

6. La méthode des Ioci est une technique de mémorisation où on associe des connaissances à des lieux.

7. La sauce salsa vient de dépasser le ketchup aux US.

8. Les appareils photo ont inventé le sourire (ou presque).

9. Les tanks anglais embarquent une petite théière intégrée.

10. Le scat aurait été inventé par accident.

Des vertus de la copie publicitaire. La loi du talion s’applique à la publicité.

joe-la-pompe

Que dissimule le désir d’être premier? Un besoin de prestige? Un besoin de domination? Un manque d’assurance? Un appétit pour le profit?

En publicité comme dans un tas d’autres domaines, être le premier ne paie pas forcément. C’est même la leçon principale énoncée par Ev Williams dans Wired il y a quelques jours. Le succès ne consiste pas à planter les vignes mais à les vendanger.

Quand Microsoft plagie Apple, est-ce grave ? Quand Bouygues copie Orange est-ce un problème? Quand Renault imite Chrysler est-ce un gênant? Cela dépend.

Primo, copier publicitairement une marque qui n’opère pas sur son marché ne pose pas d’autre problème que celui de l’estime des directeurs artistiques responsables du plagiat (cf. des sites comme Joe la pompe), autrement dit non existant.

Secundo, les films copiés bénéficient toujours au leader d’une catégorie. Quand Bouygues parle de progrès avec grandiloquence, Orange tire les marrons du feu. Quand Apple parle, c’est tout le marché qui en profite, y compris HP.

Pas la peine de se prendre la tête à innover quand un pionnier a déjà tracé la route pour vous : on appelle ça le second mover advantage. Les cas sont innombrables : iPad ou iPhone en sont les exemples parfaits.

De fait, la publicité différenciante est un problème de challenger, comportant autant sinon plus de risques (détournement du core business, baisse de la compréhension d’une promesse ou travail pour le leader) que d’avantages, malgré quelques superbes (mais rares) exécutions : Avis we try harder ou Moro (ci-dessous). Un plaidoyer pour la prise de risque.

Oublier les attributs et penser en attitudes : comment inscrire son travail dans une démarche immortelle

porsche design google
Capture d’écran de la première page de résultats Google Images de la requête Porsche Design

Cet article australien sur l’affaire Abercrombie mentionne un intérêt fondamental des marques lifestyle : elles offrent de meilleurs potentiels de stretching. Comme l’explique simplement Adam Ferrier :

“Kodak saw itself as just making film, and therefore died when film died. Building the brand on attitude allows you to stretch it so you can deliver something to everyone – as long as you maintain the same brand promise.”

S’associer à une attitude ou une valeur qui survivra à la pertinence d’un produit : c’est tout l’objectif de cette approche.

Les cas d’école de stretching sont des marques qui ont compris qu’elles ne jouaient pas sur le marché du briquet mais du jetable (Bic) ou sur le marché de la réinvention vs. le marché de la musique (Virgin).

Ce pas de côté marche non seulement stretching de marque mais également pour imaginer des plateformes de communication inspirant moyens et messages. Sensodyne n’est pas un dentifrice pour dents sensibles mais un défenseur des sensibilités. Porsche ne vend pas des autos mais de la performance. Marlboro/Camel ne sont pas des cigarettiers mais des passeports pour l’aventure. Ralph Lauren ne fabrique pas des polos mais revigore l’élégance Nouvelle Angleterre du 20e siècle.

Pour ses marques comme ses plateformes, passer des attributs aux bénéfices attitudinaux demeure un moyen sûr et inspirant de déboucher une situation.

Un peu de littérature sur le sujet :