On adore se moquer du concept d’uberisation de l’économie, autre nom du néo-libéralisme galopant

clara gaymard

Ce document est une pépite concentré jargonisant (les grands obstacles à la disruption étant la fiscalité et la réglementation…) emblématiques des fantasmes et des incohérences qu’inspire l’uberisation de l’économie.

Il a cependant l’agréable vertu de ridiculiser ce concept dont on ne répétera jamais assez le véritable objectif : déréguler et individualiser l’agent économique (même Deloitte ne se hasarde pas à parler de création de valeur, cf slide 10), endommager le vivre-ensemble au nom de la “disruption” des vieux acteurs.

Ces mêmes vieux acteurs dont on est quand même content de pouvoir utiliser les infrastructures – Amazon ou Uber n’iraient pas bien loin sans La Poste ou le réseau routier… – pourtant pointée du doigt par les Uber de l’économie.

On s’emmêle définitivement les pinceaux au moment où le document se met à parler de GE ou P&G, confondant sans détour l’économie on-demand (aka. le secteur tertiaire), de la collaboration (modèles P2P) et les méthodes de management innovantes et horizontales.

Bref, un ramassis d’idées reçues à prendre avec des pincettes. D’ailleurs les consommateurs ne s’y trompent pas : ils voient avant tout dans la sharing economy une opportunité de regagner du pouvoir d’achat.

Dommage, les slides sur l’innovation sont claires et intéressantes.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #139

1. A la fin du 19e siècle, la Poste belge essaie sans succès d’employer des chats pour distribuer le courrier. Merci Edouard

2. L’entreprise PC Pitstop s’amusa à cacher dans ses contrats une clause offrant mille euros au premier qui la lirait. Après 5 mois et 3000 ventes, la récompense fut donnée.

3. Le glanage, ancêtre antique des aides sociales toujours en vigueur de nos jours.

4. Doté de 120 mg d’aspartame au lieu de 40 grammes de sucre par boîte, le Coca Light flotte là où le Coke red coule.

5. Payé en partie de sa poche, Psycho de Hitchcock devint profitable grâce à une astucieuse suggestion interdisant tout spectateur de rentrer dans les salles après le début du film. Merci Alex

6. La signature de McDonald’s vient de Justin Timberlake. Merci Chloé

7. En 1931, Time désigne homme de l’année Martin Laval. A ce jour, le Général est le seul autre Français distingué par le magazine.

8. Au Japon, on compte 3000 écoles consacrées à l’art floral, rassemblant quelques 20 millions d’adeptes.

9. Jusqu’en 2000, Alan Smithee était le nom d’emprunt qu’un réalisateur adopte en cas de non-agrément avec le producteur sur le résultat final. Voici sa filmo.

10. “Dans la couronne incluant l’hyper-centre et une bande de 10 kilomètres autour, aucune augmentation de la population parisienne n’a eu lieu de 1962 à 2009″.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #124

1. L’histoire de ce whistleblower qui a reçu 104 millions de dollars grâce à la délation.

2. La maille était une unité monétaire au Moyen-Age.

3. Sans Internet, Microsoft croyait à ça :

4. Le paradoxe du fil à linge : malgré son statut de pionnier et son invisibilité dans les comptes d’exploitation, l’énergie solaire est partout.

5. Les vignes préphyloxériques désignent des pieds plantés durant le Second Empire.

6. Les envois entre particuliers ne représentent que 3% de l’activité courrier de La Poste. Source Les Echos.

7. Le Père Noël n’est pas rouge à cause de Coca-Cola.

8. Drinking the Kool-Aid : l’histoire d’une marque entrée dans le dictionnaire des synonymes du trépas à cause d’une secte.

9. 40% des Japonais possèdent (au moins) un produit Vuitton (cf. deck infra)

10. Toutes les grandes inventions mettent du temps à germer : de l’invention virtuelle (itw d’un anthropologue dans un vieux numéro de Challenges) :

invention virtuelle innovation