Nous sommes d’accord pour reconnaitre qu’on travaille en agence pour l’ambiance, pas les projets

J’ai trouvé l’étude de l’AACC sur la profession de publicitaire très proche ce que je ressens.

Cette infographie montre à quel point les gens aiment bosser dans la publicité pour l’ambiance et les gens plutôt que pour les projets.

Les facteurs considérés comme fragilisant sont bien là pour le démontrer, puisque le prix à payer de la coolitude et de la bonne ambiance c’est le déficit d’organisation.

J’avais fait un petit poste sur ma passion de la vulgarité en agence, un environnement où on peut encore croiser des gens qui n’ont pas le même background, qui n’ont pas le même parcours, qui n’ont pas la même vision du monde.

Bref, si nous faisons un métier un peu bouffon, au moins il est agréable d’y bosser malgré les soirées pizza. Un constat partagé par Laurent Habib dans La Réclame :

Le progrès par les marques, une insulte ?

Depuis quelques dizaines d’années, il parait que nous vivons une crise des institutions. Religion, école, famille, éducation, politique… Les repères traditionnels périclitent. Certains appellent ça la postmodernité, d’autres la fin de l’histoire, peu importe, Daniel Bô en propose une excellente synthèse page18-19 du document infra.

Il parait que dans les années 80/90, les entreprises auraient caressé l’ambition de se substituer aux institutions.

Le bilan est net. Nous n’avons pas appris la lecture dans des menus McDonald’s ou la géographie grâce à Air France. Il n’y aura pas de liste Ushuaïa aux élections présidentielles. Si les entreprises ont cru pouvoir remplacer les institutions, la guerre de Troie n’a pas eu lieu.

Et pourtant.

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