10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #284

1.Donner des iPad à ses pilotes de ligne = faire des millions de dollars d’économie par an en carburant.

2. Le Canard enchainé est officiellement le gossip girl – aka le blog anonyme crowdsourcé de potins – des politiciens qui avouent l’alimenter.

3. Carrefour devait s’appeler Agora. Carrefour fut choisi car la direction avait peur que les clients y cherchent des chats (source LSA). Merci Etienne

4. Hillary Clinton serait une lointaine cousine de François Hollande. Merci Charlène

5. Les Américains votent le mardi pour des histoires de chevaux. Merci Vincent

6. Les Tic Tac ont le droit de dire qu’ils sont sans sucre car la dose de sucre qu’ils contiennent est inférieure au standard requis par les autorités sanitaires.

7. Les deux peurs universelles : les chutes et les grands bruits.

8. Plus on entend une information et plus on considère qu’elle est vraie.

9. On peut faire mûrir un avocat en le passant au four.

10. L’histoire de l’invention du high five. Merci Neil

La délation institutionnalisée : le Canard Enchaine, Mediapart et Wikileaks

L’affaire Bettencourt/Woerth embarrasse l’état en France, au même titre que les dizaines de milliers de fichiers confidentiels de l’armée américaine font du tort à l’institution martiale yankee (française aussi).

Ces deux situations portent au pinacle le rôle de contre-pouvoir des médias, digitaux a fortiori.

Outre l’impérieuse nécessité d’exister par le biais d’une vérité produit (ie. de l’information, un contrat éditorial de base pour la presse), la question qui se pose, c’est : “à qui profite le crime?”

Edwy Plenel, à qui on prédisait un futur ombrageux chez Mediapart après son départ du Monde, tout comme Julian Assange de WikiLeaks ou Michel Gaillard du Canard Enchainé on un point commun : leur organe de presse est financé par les dons.

D’où la question : qui donne ? Qui finance ces projets ?

Méthodes douteuses, flirt avec les règles de déontologie et éthique olé-olé sont pourtant unanimement dénoncés.

Ne tirons pas sur le pianiste : ce ne sont pas les véhicules des rumeurs et des scoops qu’il faut dénoncer (même s’ils ont leur part de responsabilité dans la publication des données) mais les mains qui les nourrissent.

N’oublions pas que le meilleur moyen de lutter contre l’opposition, c’est de la contrôler…