10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #134

1. Ce tableau renseigne le degré de similarité entre les langues :

lexical similarity coefficients

2. L’utilisation d’un fond vert pour les effets spéciaux date des années 40 :

3. On compte aujourd’hui dans le monde 27 millions d’esclaves, soit plus qu’en 1860.

4. Le 4th wall :

5. Le paradoxe du casque de vélo : une protection peut être facteur de risque. Les cyclistes portant un casque prennent plus de risques que sans tandis que les automobilistes font plus attention aux vélos sans casque. Merci Chloé

6. Dans les années 90, the Enlightened Tobacco Company fait le pari de l’ironie en lançant une nouvelle marque de cigarettes au UK : Death.

death cigarette pack health

7. Les 3 origines possibles de la journée internationale de la femme.

8. 30 ans : c’est le temps dont la mémoire collective a besoin pour oublier les enseignements du passé (voir aussi : les bénéfices potentiels de la long data).

9. Le Royaume-Uni est le pays inventeur des camps de concentration (lors de la guerre des Boer).

10. De nombreuses civilisations antiques ajustaient leurs métriques de mesure de l’heure à la longueur de l’ensoleillement. Merci Olivier

La long data va-t-elle infirmer la maxime selon laquelle “le sens commun n’est pas si commun”?

archives-data-long-donnees

Cette citation de Voltaire résume un problème qui pourrait être résolu par la longue data : des données recouvrant une très vaste période (la population des 100 plus grandes villes du monde depuis 4000 ans, la température du pôle nord depuis un million d’années, le poids moyen des hommes depuis 150 000 ans…).

Aussi longues et difficiles à obtenir soient-elles, on peut espérer que des super ordinateurs couplés à des projets de convergence tels que Google ou Microsoft généreront des séries de données intéressantes.

Les datas ne pourront pas formuler d’idées à notre place ni réconcilier les gens mais un de leur bénéfice majeur pourrait être l’institution du bon sens. Voltaire disait “le sens commun n’est pas si commun”. La malédiction du savoir nous empêche de connaitre qui sait quoi et tend à nous inhiber.

La quantité d’erreur reproduite d’une génération à l’autre est à peine croyable : conflits armés, développement durable, innovations avortées, erreurs diplomatiques… C’est à se demander si les gens communiquent entre eux. Les économistes voient carrément des cycles tandis que les plus sceptiques évoquent l’éternel recommencement de la vie.

La long data pourrait nous donner un recul historique précieux sur les évènements : est-ce la première fois qu’une forêt brûle suite à une tempête tropicale? Quels sont les 5 signes infaillibles qui précèdent une intervention armée? La recherche s’est-elle déjà penchée sur telle ou telle hypothèse?

Imaginez si l’humanité bénéficiait de la même expérience historique.

Cela saperait sans doute énormément de la poésie de la vie mais changerait assurément notre perspective sur le monde… Choisis ton camp :