10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #323

1.L’Oréal s’appelait originellement l’Auréale – du nom d’une coiffure en vogue en 1907. Merci Clodie

2. A la manière des hobo signs, ces signes seraient utilisés par les cambrioleurs pour faire du repérage en France. Merci Mehdi

3. L’expression “se faire appeler Arthur” vient de l’occupation. Le non-respect du couvre-feu imposé par les Allemands était puni de l’exclamation “Acht Uhr !”, qui est devenue Arthur. Merci Victor

4. Avant d’être mangés, les poivrons étaient utilisés comme des chaussettes par les Japonais.

5. La différence entre un acronyme et un initial, c’est que l’initial ne peut être lu comme un mot (ex : FBI ou NBA).

6. La relation bizarre en Buffalo Bill et la première guerre mondiale.

7. Un growth hack en provenance de la Bretagne de la fin du 19e siècle :

A la fin du XIXème siècle, les conserveries de sardines étaient infestées de rats. Personne ne savait comment s’en débarrasser. Pas question d’introduire des chats, qui auraient préféré manger des sardines. On eut l’idée de coudre le cul d’un rat vivant avec un gros crin de cheval. Dans l’impossibilité de rejeter la nourriture, le rat devenait fou de douleur et de rage. Il se transformait en mini-fauve, véritable terreur pour ses congénères qu’il blessait et faisait fuir. L’ouvrière qui acceptait d’accomplir cette sale besogne obtenait les faveurs de la direction, une augmentation de salaire et recevait une promotion au titre de contremaîtresse. Mais pour les autres ouvrières de la sardinerie, la “couseuse de cul de rat” était une traîtresse.

Merci Simon

8. Les costumes du dimanche pour se faire enterrer, c’est dépassé.

9. Le Marlboro Friday correspond à une journée de 1993 où le groupe Philip Morris annonça une baisse de 20% de ses prix pour contrer les marques génériques.

10. Historiquement, le tapin est celui qui bat le tambour.

Acquisition 101 : le nouveau but de ta vie, c’est que les gens génèrent de la data pour toi

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Le cardo et decumanus de la stratégie des moyens, c’est la couverture et la répétition.

Quels que soient les enjeux d’une marque, la couverture bosse pénétration et goodwill (vis à vis des consommateurs, mais aussi des distributeurs ou investisseurs), la répétition bosse la fréquence d’achat. De quoi voir venir.

Le digital a pourtant introduit une nouvelle variable dans l’équation. Certainement pas l’engagement, ce mauvais jargon donnant un nouveau nom à la répétition.

C’est de la data dont il s’agit.

Aujourd’hui, chaque message diffusé via un canal digital possède la capacité de nous informer formidablement sur notre métier.

Par delà tous les objectifs micro, tous les moments du funnels, toutes les audiences, toutes les particularités culturelles, le vrai grand nouvel objectif vers lequel nous marketeurs devons tendre, c’est le datacatching.

Obtenir des données pour en savoir plus sur les étapes du funnel, les audiences, les particularités culturelles. Qui clic sur quoi, qui s’arrête quand, quoi fait passer combien de temps, comment les contenus se propagent…

Toutes les campagnes, tous les services, tous les dispositifs que nous pensons doivent être calibrés pour générer le maximum de data, donc d’intelligence.

C’est une des raisons pour lesquelles nous devons à ce point investir dans le mobile : pas parce qu’en 2020 il sera le premier média worldwide en temps passé par individu mais parce que le mobile est LE média personnel, le média qui sait tout de nous.

C’est la raison pour laquelle l’internet des objets représente une telle aubaine pour les marketeurs. Quand L’Oreal sort un “patch anti coups de soleil” ce n’est pas que pour rendre service aux gens mais bien choper les logs de profils dermatologiques ultra qualifiés. Idem pour Nike+. Idem pour DanOn. Idem pour la plupart des services de marque.

De fait, il est l’heure d’arrêter d’enrichir les mix médias et les dispositifs au nom de la “créativité” mais surtout pour en savoir plus sur nos publics.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #48

1. Le dessin animé Satanas & Diabolo est une adaptation du film La Grand Course autour du monde de Peter Blake. Merci Olivier.

2. La myoclonie d’endormissement. Ca va mieux quand on lui donne un nom.

3. Le Chasseur Français, magazine de brand content lancée par Manufrance à la fin du 19e siècle en vue de « former les clients afin qu’ils deviennent des connaisseurs, et donc, des amis de l’entreprise». On n’a décidément rien inventé.

4. En cas d’augmentation de canicules, la catégorie connaissant le plus gros pic de consommation en France est celle des insecticides (c’était bien la peine d’avoir consacré un dossier au météo marketing…).

5. CAPTCHA est l’abréviation de Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart. Merci Olivier.

6. On peut se fabriquer des URL raccourcies personnalisées. Geek et cool.

7. La société d’informatique Oracle tient son nom d’un projet lié à la CIA. A voir dans le même diaporama : la brillante (et glaciale) invention du nom Häagen-Dazs, les Trois Suisses étaient des nanas, L’Oréal fait référence à une coupe de cheveux, Dassault est un pseudo de résistance,  Danone vient d’un prénom catalan… Plein de belles histoires.

8. Généreux soutien à l’issue de la première guerre mondiale, l’Uruguay reçut de la France le droit d’exploiter l’appellation Champagne pour certains de ses vignobles. Merci Hugo.

9. Cisco est une apocope de San Francisco, Intel une contraction d’Integrated Electronics, Yahoo! serait l’abréviation de Yet Another Hierarchical Officious Oracle (ce dernier est un peu gros).

10. Il existe un championnat du monde de combat de polochons.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #44

1. La sellerie des automobiles Aston Martin est constituée de cuir de vaches élevées en Suède. Pourquoi la Suède? Car les insectes y étant moins nombreux, le bétail est moins piqué. En outre, l’enclos du bétail est électrifié pour supprimer les risques d’éraflures des bêtes sur des fils barbelés.

2. Fortune estimée de l’Onc’ Picsou : 44,1 Mds$.

3. Le nom de la marque Archos est un anagramme de son fondateur Henri Crohas.

4. Le Free Product Movement est un boycott organisé au entre la fin du 18e et le 19e siècle aux USA vis-à-vis des entreprises qui employaient des esclaves.

5. L’étonnant silence autour du lancement de Decat’, boutique où se vendent uniquement les marques de distributeurs de Décathlon. Il y en a une à Bordeaux, aucune information supplémentaire.

6. Première maison française de ventes, Artcurial a été fondé par L’Oréal.

7. Les Charlots font partie des 2 groupes français à avoir assuré la première partie des Rolling Stones avec Telephone. Dans les années 60/70, la revue Rolling Stones les a élit meilleurs musiciens studio de France. Merci Louis.

8. Claude Shannon, scientifique apprécié de ces colonnes, a émis une théorie sur le jeu d’échecs : le nombre de Shannon. Il y aurait 10^120 (1 suivi de 120 zéros) parties d’échecs possibles.

9. Bernard Trujillo, gourou de la grande distribution moderne ayant inspiré la plupart des patrons internationaux. En France : Marcel Fournier (Carrefour), Denis Defforey (Carrefour), Gérard Mulliez (Auchan), Paul Dubrule & Gérard Pélisson (Accor)… Morceau choisi :

Il débutait les séminaires qu’il animait en demandant à son auditoire (spécialement lorsqu’il s’agissait de chefs d’entreprises commerciales) de se lever et d’observer une minute de silence. Puis il annonçait d’un ton solennel : « Nous venons d’observer une minute de silence à la mémoire des 25 % d’entre vous qui disparaîtront au cours des 5 prochaines années pour cause d’incompétence notoire dans l’appréciation de l’évolution de la distribution.»

On lui également quelques aphorismes devenus cultes :

  • Le succès repose sur trois pieds : le libre-service, les discount, le tamtam publicitaire. Qu’un seul vienne à manquer et tout s’écroule
  • No parking, no business
  • Faites du cirque dans vos magasins
  • Empilez haut, vendez à prix bas
  • Les pauvres ont besoin de prix bas, les riches les adorent
  • C’est là où il y a du trafic que l’on peut faire tout type de commerces
  • Créer un îlot de perte dans un océan de profit
  • Les vitrines sont les cercueils des magasins
  • Tout sous le même toit
  • L’avenir est au tout automobile

10. Sur la jaquette du disque For Your Pleasure  de Roxy Music pose Amanda Lear (voir ici une image de plus grande taille).

Tout communique : le rapport annuel

Il est un support qui ne fait pas rêver les créatifs. Jugé chiant, rébarbatif et sans autre intérêt que l’argent qu’il rapporte, le rapport annuel constitue encore pour de nombreuses entreprises une obligation légale, assortie d’une sévère tentation d’utiliser de stock shots corporate kitsch. Une brique en plus dans la communication institutionnelle.

Exercice : tapez Rapport annuel dans Google. L’Oréal sort en tête, suivi par la BNP et SOS Racisme.

Vous en connaissez beaucoup vous des sociétés qui se lasseraient griller la politesse du SEO par une association?

La financiarisation de l’économie, le tout-communicant et la transparence participent pourtant au changement de statut du rapport annuel, qui devient au fil des ans un outil aussi stratégique que le reste du dispositif de communication.

Contrairement à la pub jugée blabla, son formalisme lui confère un caractère vrai et authentique, contrebalancé, il est vrai, par une logorrhée de chiffres noyant le poisson.

Il y a quelques mois, SFR a franchi une étape en enrichissant sa com corporate d’un web-documentaire visant à faire la pédagogie de la génération numérique. Lancé en même temps que son rapport annuel, Homo Numericus illustre et explique.

Ce n’est pas aussi rigoureux qu’un bilan décortiqué mais ce format forme un pont intéressant entre les chiffres et les images.