Adobe est-il en train de construire l’ultime créatif artificiel?

Vous les copains créatifs avez remarqué que depuis quelques années maintenant, la creative suite Adobe n’est plus un logiciel classique mais un logiciel qui propose de s’identifier.

Vous aurez peut-être également noté qu’Adobe ne commercialise plus uniquement du software mais des services aux marques : le marketing cloud.

D’où ce genre de pépite de communication :

Adobe est en train de verticaliser l’intégralité de la chaine de production marketing : depuis les logiciels de création de contenu (Creative Suite mais aussi images avec Fotolia) jusqu’à la vente de bannières publicitaires (TubeMogul) en passant par le savoir-faire data (Omniture, Neolane) et les réseaux sociaux (LiveFyre).

Quand un créatif bosse loggué, quand un médiaplanneur bosse loggué, quand un CRMiste bosse loggué, toutes ces données sont consignées par Adobe.

En y ajoutant une bonne dose de machine learning, à moyen terme, Adobe sera capable de penser et produire une campagne publicitaire de A à Z.

Allez bisous.

Une bonne IA est une IA verticale

Sans admettre avoir de gros retours d’expérience sur les sujets de l’IA au service du marketing, on peut cependant avancer avec certitude que plus la tâche à automatiser est verticale, plus les vertus du machine learning sont susceptibles de délivrer.

J’ai beaucoup aimé ce petit applicatif : Phrasee.

Par les vertus de l’IA, il ne fait *que* A/B tester à grande échelle les meilleurs constructions d’emails.

Le texte est une matière *facile* à traiter par l’iA.

Les emails sont également *faciles* à analyser (faible volumétrie de texte x milliards d’emails envoyés chaque jour).

Il n’en fallait pas moins à une IA pour produire des résultats.

Phrasee a levé une barre l’année dernière.

#dab

Comprendre le machine learning, c’est comprendre l’intelligence du web

Cette page explicative des grands principes du machine learning par l’agence R2D3 est remarquable.

Ce qu’on aime par-dessus tout, c’est l’habilité de cette discipline à décomposer des phénomènes suivant des variables quantitatives.

Une fois qu’on a compris le principe, à peu près n’importe quoi peut être disséqué, classifié, analysé et entré dans une machine.

Les émotions deviennent des types de mots utilisés dans un corpus textuel, les réactions des types d’émojis utilisés sur les réseaux sociaux, les espoirs des modalités syntaxiques, les chansons des compositions algébriques.

Plus le web grandit, plus il génère de traces, plus ces traces sont riches, plus les machines peuvent appréhender des phénomènes subtiles.

Le machine learning dans l’internet d’aujourd’hui, c’est un peu comme un enfant qui apprendrait à faire rentrer des cubes dans des carrés.

Imaginez vous dans 10 ou 20 ans.

L’IA consacre le passage des outils passifs aux outils actifs et relationnels

Réflexion intéressante du chercheur Maurice Conti à propos de l’intelligence artificielle : quand on brief un outil qui fonctionne grâce au machine learning, il commence par imiter, puis par développer sa propre grammaire.

C’est à ce moment que les machines deviennent imaginent des objets étrangers à l’imagination de l’homme.

La grande révolution de l’IA réside vraisemblablement dans ce passage d’outils passifs à actifs, avec qui notre relation ne sera plus verticale mais horizontale.

Tu imagines le jour où tu considèreras avoir une relation avec ton marteau?

 

Google tend une nouvelle fois la joue pour se faire accuser de censurer le web

Découvert pas l’excellente Lucie hier, l’API Google Perspective est assez dingue.

Il s’agit d’un bot modérateur de discussions qui va être capable de calmer les trolls, grâce à un algorithme de machine learning capable de scorer les interventions sur une *échelle de toxicité*.

Exemple :

On imagine sans problème les problèmes de déontologie que cela va poser.

D’abord parce que les trolls sont des trolls, pas des rhéteurs. Donc impact nul de cette mesure si ce n’est économiser la charge salariale d’un modérateur de forum.

Ensuite par les conversations sont contextuelles. Des potes qui s’insultent pour rigoler – *il est con celui-ci* ou *roh le coup de pute* – vont être censurés.

Finalement parce que Google – sur la foi de son algorithme – va se trouver plus que jamais en position de faire la loi sur ce qui est toxique ou pas, donc censurer la parole publique…

Allez :