10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #2

1. Le système d’indexation adopté par tous les centres de documentation et bibliothèques du monde (accessoirement, le proto-ancêtre de Google) est né en Belgique, à Mons. Le Mundaneum rêvait en outre d’une société utopique articulée autour de l’accès au savoir, préfigurant au passage les bases de l’ONU. Rien que ça.

2. Le style Rahan revient en force. Certains parents fortunés s’amusent à transformer les dents de lait de leurs enfants en pendentifs dorés : les knockouts… C’est dégueulôsse.

3. Johnny a adapté Hamlet en opéra rock. Hamlet Hallyday a failli lui coûter sa carrière. Réservé aux puristes. Merci à Louis des Coqs en Pâtes pour la découverte.

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Blogueurs poules mouillées

La newsletter Stratégies datée du 17 novembre 2009 signalait le silence inhabituel de la blogosphère spécialisée dans le traitement des opérations de buzz face à l’affaire Mailorama. Les « bloggeurs influents » useraient-ils du mutisme propre aux conflits d’intérêts entre annonceurs et médias ?

 

Dans l’immédiat, ce n’est pas tant le projet de distribution d’argent dans la rue qui est à honnir mais le silence des blogueurs. Jamais à cours de réactivité pour relayer n’importe quel « bruit » dans une course à l’audience aussi vaine que pauvre pour les utilisateurs, les bloggeurs influents n’ont jamais aussi mal porté leur nom.

 

Ils n’avaient pourtant pas lésiné sur la couverture de l’annonce de l’évènement il y a 3 semaines. Aujourd’hui, c’est le calme plat. Pas bêtes les guêpes. Inutile de se fâcher avec un partenaire business potentiel.

 

Dans un second temps, il semble important de revenir sur l’opération Mailorama : sans sombrer dans la critique facile d’un projet maladroit, Stéphane Boukris semble essentiellement victime de ce qu’il conviendrait d’appeler le « buzz pour le buzz », une mécanique motivée par des agences moins portées par la culture du résultat et l’articulation stratégique du message et des moyens que par leur propre publicité.

 

Cet échec fait lumière sur les limites d’une méthode de communication à la hype inversement proportionnelle à son efficacité. Voilà qui devrait remettre en question bon nombre de recommandations.

 

Il n’est jamais trop tard pour remettre à plat les stratégies marcomms des annonceurs. Une fois encore, il aura fallu attendre un scandale pour réagir. C’est déprimant.