Le gisement de croissance du côté des agences françaises

Le palmarès 2017 des champions de la croissance des Echos déniché dans Petit Web est intéressant pour comprendre le profil des entreprises françaises qui se développent le mieux depuis 2013.

Sans grande surprise, le top 10 est trusté par des entreprises technologiques, dont le modèle économique dit de start up est calibré pour la croissance rapide.

Côté agences de communication, les surprises sont de taille :

champions croissancechampions croissance communication

Non seulement je n’en connaissais pas le 1/5 mais j’étais en outre très loin d’imaginer qu’elles observaient de telles croissance, même en ayant débuté petites.

Il parait qu’il y a plus de 20 000 agences de communication en France. Voici la démonstration du dynamisme de notre marché, trop souvent accusé d’être bloqué par le duopole Havas/Publicis.

La nouvelle campagne Mikado par Jésus est bien

mikado by marc dorcel

Superbe idée de Mikado.

Il est rare de voir des campagnes qui jouent sur des archétypes de consommateurs exploités à posteriori dans les médias :

  • Les 7 familles de mangeurs en TV (deux films pour le moment mai on imagine très bien les 5 suivants arriver prochainement)
  • Les rituels de consommation en affichage
  • Les usages des gens sur les réseaux sociaux

Voilà c’est tout. C’est fin, c’est bien exécuté et assez ambitieux. Pour une fois agréablement pas bêtement 360°.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #219

1. L’anatidaephobie désigne la peur paranoïaque d’être surveillé par un canard. Merci Pepito

2. L’étymologie de banque = banco = les bancs en Italie où se faisaient le commerce dans la rue.

3. Nous perdons deux mois de vie à chercher des objets.

4. Les Romains ne pratiquaient peut-être pas les orgies.

5. Le mot créativité n’est apparu que dans les années 40. Il a été reconnu par l’Académie Française en 1970.  Merci Sylvain

6. Les puits de pétrole cachés dans Los Angeles.

7. La chanson Il pleut, il pleut, bergère fait allusion à Marie-Antoinette.

8. Le Chekhov’s gun est un principe narratif militant pour l’absolue essentialité d’un texte.

Remove everything that has no relevance to the story. If you say in the first chapter that there is a rifle hanging on the wall, in the second or third chapter it absolutely must go off. If it’s not going to be fired, it shouldn’t be hanging there.

9. Malgré ses 5 millions de mètres carrés, le Pentagone a été conçu de tel sorte qu’aucun point ne soit à plus de 10 minutes à pied l’un de l’autre.

10. Le mot gazpacho descend de l’arabe andalou gazpáčo, descendant lui-même du grec ancien γαζοφυλάκιον signifiant tronc d’église, par allusion à sa ressemblance dans la diversité des composants.

10 things I didn’t know last week #196

1. One awesome lot of false ideas. Beards don’t grow harder after shaving. Einstein wasn’t a bad student. Ostriches don’t put their head in the sand, cracking up your fingers won’t give you arthrosis, chameleons don’t camouflage,  Coke didn’t invent the red Santa Claus… Thanks Maud

2. The roquette salad is supposed to be aphrodisiac.

3. The Snickers candy bar was named after the favourite horse of the Mars family.

4. Matthew McConaughey renaissance is labelled McConnaissance.

5. ID Magazine is owned by Vice.

6. All these African dances.

7. The Straw Hat Riot in 1922 in NYC: people wearing straw hats past the unofficial date that was deemed socially acceptable, September 15.

8. Vladimir Putin appears in a martial arts video called Let’s Learn Judo with Vladimir Putin.

9. Another massive bunch of clichés: drinking alcohol doesn’t kill brain cells, you can’t see the Great Wall of China from space and you do not use only 10% of your brain (you use 100%)…

10. Diogenes was son of a banker.

Le cupcake : human after all

On en entend parler à tous les coins de rue, c’est le nouvel objet à la mode à apporter dans les diners : le cupcake. Tout a commencé il y a quelques années, lorsque les scénaristes de Sex and the City ont eu la bonne idée de faire dévorer des cupcakes aux héroïnes lors d’une scène de confidence, associant brutalement cette alternative anglo-saxonne à nos petits fours à des instants de partage et de proximité.

Difficile de ne pas penser en parallèle à l’augmentation fulgurante de la consommation des macarons depuis leur featuring entre les doigts délicats de Kirsten Dunst by Sofia Coppola mais ceci est un autre débat…

Le cupcake nous raconte en outre la problématique de la cognition alimentaire. Ou comment les hommes (et les femmes) préfèrent manger des choses belles et bien disposées plutôt qu’un salmigondis d’aliments mal arrangés. C’est une des explications du nombre incalculable de publicités qui « jouent avec la nourriture » (sourires en ketchup, escargot dans le potage à l’aide de crème fraiche liquide, bonhommes en légumes…) afin de donner envie…

Le cupcake, c’est une petite gourmandise, qui rassure par ses dimensions modestes et son ornement chouchou/cuty/kawaï, opposées aux imposantes parts de gâteau disposées dans les vitrines de pâtisseries.

Le cupcake contribue à humaniser les héroïnes télévisuelles. Il révèle la relation qui les unit (on ne mange pas un cupcake, on se retrouve sur un banc pour gossiper) et atténue leurs images de sex symbol anorexiques et sculpturales.

En outre, ces gourmandises résonnent avec la tendance du Do it yourself rabattue à l’envi en temps de crise. Les gens restent chez soi et font la cuisine.

Cerise sur le gâteau, le cupcake est allègrement personnalisable. Il devient média personnel de son auteur.

En clair, le cupcake est un objet très humain. Il est fabriqué par des gens « comme nous » et nous rassure par son apparence friendly, inoffensive et sur mesure.

Miam Miam. Bravo aux malins qui contribuent à réconcilier la mode et la gourmandise. La route est longue mais on dirait que la décennie des 00’s placée sous le signe de la taille 34et de la perfusion s’éloigne…

Bonus : une petite galerie de cupcakes rigolos :

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