L’avenir des médias va s’écrire dans la 3rd party data

Pas une journée se passe sans évoquer les problématiques de monétisation des audiences. Toutefois, en travaillant leur data, une perspective heureuse s’offre aux médias.

Historiquement, un média produit des contenus pour attirer une audience. Ce coeur de métier n’a jamais été aussi utile qu’aujourd’hui. La qualité de l’audience fait la qualité de la donnée. Et c’est tout l’enjeu de la guerre de l’attention que les médias tradi mènent contre les fermes à contenus sans scrupule dont la soif de clic s’absout de la recherche de la vérité journalistique.

Sans tenir compte de la monétisation par abonnement, les médias utilisaient leur audience pour commercialiser des inventaires.

  1. D’abord par plages de temps : une journée en presse quotidienne, une semaine en affichage, une quinzaine en télévision
  2. Ensuite en plages d’audience grâce au digital : chaque internaute voit un message différent, les espaces devant alors multi-monétisé (le fameux passage du médiaplanning à l’audience planning).

Cette évolution ne va pas s’arrêter là : demain les médias ne vendront plus des emplacements mais des données utilisateurs. Utilisable par n’importe quel annonceur. La 3e ère de la monétisation des audiences permettra de commercialiser les audiences en dehors des sites éditeur.

Pour le dire autrement, la valeur d’un emplacement a commencé par être la même pour tous les gens, puis différentes en fonction des gens, et désormais différente en fonction de la qualification des données des gens.

Comme le raconte cet édito de Mark Grether patron de Sizmek :

A piece of content doesn’t need to be monetized in the traditional sense. Instead, it’s produced to collect data that is monetized somewhere else.

De manière assez paradoxale, des fermes à contenus comme Webedia auront finalement montré la voie du futur de la monétisation des médias, l’intégrité journalistique en moins.