Ce que l’avenir réserve aux marques en 2018

 

A la faveur d’un petit trou dans la semaine consécutif à 2 mois intenses d’appels d’offre, j’ai pris le temps de regarder cette vidéo interview de Maureen Mullen par Scott Galloway (ils sont collègues chez L2).

Sans surprise, c’est hyper intéressant, voici quelques morceaux choisis :

  • 3e minute : croisement de courbes incroyables sur la part de nouveaux usagers entre Insta et Snap suite au lancement des stories Insta.
  • 5e minute : Dollar shaving club a beaucoup perdu en dynamisme après son acquisition par Unilever. Il y a même de quoi se demander si le Hollandais ne l’a pas uniquement acheté pour le faire taire.
  • 6e minute : les distributeurs qui ont commencé par outsourcer leur e-commerce à Amazon ont pris du retard. Résultat : ce manque de culture digitale interne finit par les buter 15 ans plus tard.
  • 10e minute : Amazon ne fait pas de cadeau aux grandes marques et favorisent fournisseurs tiers de produit, sur qui il a sans doute plus d’emprise.
  • 12e minute : Amazon est en train de devenir l’OS de nos maisons avec la voix.

Voilà, plein de trucs bien.

Les nouvelles règles des marques challenger

En toute honnêteté je ne comprenais pas pourquoi les grosses boites étaient aussi gaga des startups avant de regarder cette vidéo. J’avais l’impression qu’elles cherchaient juste à faire de l’optimisation fiscale en investissant dans des boites pouvant rapporter gros.

Et puis eurêka. Les grosses boites se tapent totalement des start-ups. Rien à foutre.

Les grosses boites veulent rester au top. Or elles se font embêter par des jeunes boites (Accenture les appelle les disrupteurs – ouh c’est original) qui se financent par du capital extérieur.

Les grosses boites ont un need for speed.

Bon bref, plutôt que de s’astiquer sur les startups, cette vidéo raconte les nouvelles règles des marques challenger en 2017. Or ils se trouvent que ces marques challenger sont des startups. Ce qui est déjà pas mal.

Sur Amazon, on recherche par catégorie (dommage pour les marques)

Ah tiens, original, une vidéo de Scott Galloway et Maureen sa CSO dépressive (quel tandem chanmé).

Hint : à la 15e minute, on entre en contact avec une révolution copernicienne.

Historiquement, le search Google est essentiellement drivé par les marques. Tu cherches une tondeuse à cheveux, tu tapes Babyliss, rarement tondeuse cheveux.

La donne est différente sur Amazon.

Rappelons que 55% des recherches produits commencent sur Amazon aux US.

Et la grande différence, c’est que ces recherches sont catégorielles, pas des marques.

A vos descriptions, à vos growth hacks, les marques sont mortes (sur Amazon).