Démystifier la confusion sur la chaleur des médias et de l’information

télévision achats consommation publicité incitation manipulation séduction

Petit article nerd à méditer.

Il y a un quiproquo sur la compréhension des médias chauds et des médias froids selon Marshall McLuhan.

Comprendre les médias explique qu’un média chaud et un média qui engage : il ne sollicite qu’un sens et demande une forme de participation pour comprendre un signal. C’est la radio, le livre ou la voix. Un média froid convoque plusieurs sens, il demande moins d’attention participative pour décoder un message. C’est la TV ou le cinéma. D’où les accusations d’aliénation de la TV (cf illustration).

Ce qu’on appelle de l’information froide ou chaude n’a rien à voir avec la température des médias mcluhanienne.

Info chaude = récente. Info froide = non récente.

En somme :

  • Un média froid peut diffuser l’information chaude. C’est la guerre en Irak sur CNN.
  • Un média froid peut diffuser de l’information froide. C’est le documentaire au cinéma ou la reconstitution historique à la TV.
  • Un média chaud peut diffuser de l’information chaude. C’est le scoop dans la presse ou sur Twitter.
  • Un média chaud peut diffuser de l’information froide. C’est le livre d’histoire ou la biographie radiophonique.

No Noise de Selfridges : ré-impliquer les gens par la dynamique de l’imperfection greimassienne

No-Noise-Selfridges-01

L’opération no noise de Selfridges et pigée par le toujours très alerte Oeil de Laser dit la modeste contribution des mots dans la communication.

Non seulement cette animation re-démontre que les icônes tolèrent la déconstruction, mais que la vraie intelligence consiste à laisser les gens cogiter un peu face à un stimulus publicitaire.

no-noise-selfridges.001-001

Contrairement à la pensée populaire assimilant les médias chauds et les médias froids à la rapidité de dif

fusion de l’information, leur opposition se joue sur le niveau d’implication.

Le média chaud engage fortement car il donne une information incomplète nécessitant de faire fonctionner ses méninges : c’est la radio, c’est le livre. Le média froid engage moins car il englobe, fait fonctionner plusieurs sens, délivre une expérience globale anesthésiante : c’est le cinéma et la télévision. Cette opposition fait également écho au distingo lean back / lean forward.

No Noise transforme la marque en objet chaud et lean forward pour ré-impliquer les gens. Smarty.