Le monde des médias en plein chamboulement technologique : qui seront les pure players de demain?

Une chouette présentation de l’agence Activate.

Quelques infos intéressantes à garder en tête :

Slide 7 : l’Américain moyen performe 31 heures par jour d’activités (travail, sommeil, médias, vie du ménage). Le multitasking est une réalité.

Slide 42 : Youtube est le premier service d’écoute musical aux US. D’où l’importance de voix off en pre-rolls. Youtube est une radio.

Slide 46 : les contenus streamés non signés par des majors du disque ne permettent pas de se financer… Soundcloud en fait les frais.

Slide 47 : le gagnant du streaming musical n’existe pas encore. Le Buzzfeed de la musique n’a pas encore été inventé.

Slide 54 : le podcast est plus puissant que jamais.

Slide 118 : la concentration est telle dans les appstores que les développeurs vont vite avoir besoin de marques fortes.

Slide 130 : voici une liste des activités des acteurs de la tech et des médias.

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Voici le périmètre actuel des grandes entreprises du secteur
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Voici un plan des concentrations à venir

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Blogguer pour mieux penser

On connait les propriétés propres à chaque média ou médium.

Grosso modo, la télévision impressionne, l’affiche frappe, le cinéma immerge… Et le papier aide à se concentrer et réfléchir sur un sujet…

La lecture sur écran est moins adaptée aux longs textes, expliquant les nouveaux protocoles textuels sur la toile : court, rapide, percutant.

Alors que la lecture est différente sur papier et écran, l’acte d’écriture ne me semble pas fondamentalement distinct.

Sur une feuille comme sur un feuillet Word, écrire aide à organiser sa pensée et structurer son texte en vue d’optimiser la réception de l’idée.

C’est dans sa forme que le fait médiologique intervient : on est plus disert sur un morceau de cellulose que devant son LCD. Est-ce que le seul contexte dicte cette conduite? Est-ce que le papier inspire parce qu’il est naturellement lié à la presse ou la copie universitaire ? Est-ce que l’écran induit en loucedé la brièveté ? Sans doute.

Le médiologue Pierre d’Huy convoque fréquemment l’exemple du logiciel PowerPoint qui formate notre manière de penser et écrire.

Nous savons que les médias provoquent de nouvelles formalisations des idées sans que nous ne nous rendions compte de l’impact que la forme aura sur le fond.

Puisque je n’ai pas le sentiment que le fond de mon idée soit dénaturé par l’écran – les coquetteries propres au papier en moins – j’ai du mal à imaginer que les nouveaux supports puissent en modifier fondamentalement le sens.

Et pourtant…

L’avenir nous réserve de belles surprises.

Pour mémoire, notre veille Né Kid sur la médiologie :

Idée média : les fesses

Incroyable comme les fesses sont devenues en quelques années de véritables médias. Sujet longtemps relégué au rang de tabou compte-tenu de la prégnance des dogmes religieux, on assiste ces dernières années à un joli élan créatif de ce support.

On trouve bien sûr les marques – italiennes ou US de préférence – qui agrémentent les derrières de griffes sur les vêtements :

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On a vu également un magazine utiliser les fesses comme média évènementiel à travers le spankvertising.

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Et que dire de cet engouement pour le tatouage de messages ou motifs dans le creux des reins?

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Qu’est ce que ça dissimule (ou montre) ? Un élan maso des consommateurs ? Un jeu de bondage vis à vis des marques?

Ça vous inspire?

Source : IBIA

Idée média: le ticket de caisse

Il fallait bien une petite réunion en interne pour être sensibilisé aux enjeux du marketing direct par les jeux-concours, le datamining et les opérations de CRM… Dans le tourbillon de prix barrés et autres offres de remboursement, le ticket de caisse résiste pourtant à une bonne partie des innovations…

Concrètement, le ticket de caisse est un média tactique à plusieurs égards: il est consulté et vérifié avec attention – surtout en temps de crise -, il est parfois conservé – en cas d’échange – et même archivé – pour faire ses comptes.

Comment utiliser un ticket de caisse en marketing ? Les perspectives sont multiples, en voilà quelque unes :

  • Côté business, il permet d’être référencé en grande distribution grâce à des offres de remboursement apposées sur les produits et gagner des PdM volume rapidement. Un effort promotionnel de la part de l’annonceur est toujours exigé apprécié par les centrales d’achats.
  • Côté conso, il offre les réductions immédiates qui peuvent faire préférer une marque. On peut par ailleurs imaginer que le ticket puisse être un levier de personnalisation de la relation clients/marque, je pense en particulier aux tickets de caisse où nous indique qui nous a servi (cf. Quick ci-dessous).
  • Côté planning, on peut imaginer qu’un jour, on pourra qualifier et optimiser ce que nous enseignent les tickets de caisse : emplacements géographiques, paniers moyens, types de produits achetés… Autant de données précieuses qui nous éclaircirons sur les comportements des consommateurs en vue d’établir et affiner des programmes CRM profilés et personnalisés.
  • Côté publicité, on mésestime le ticket de caisse en temps que support de base : pourquoi ne pas profiter de ce bout de papier conservé précieusement pour délivrer quelques messages?

Les idées d’exploitations sont aussi variées que les enjeux gravitants autour du ticket de caisse. Peu glamour et lourd à supporter – en valeur par les annonceurs et en temps par les logisticiens – il y a fort à parier que le web 2.0 et les nouvelles technologies – barcodes, RFID… – devrait participer au développement de ce média en apportant la solution au tendon d’Achille du ticket : l’absence d’interactivité.

La route est longue, les relais SMS, MMS ou web sont encore rares mais avec un peu de perspicacité, marketeurs devraient parvenir capitaliser sur cet outil…

MàJ : un petit exemple rigolo d’utilisation du ticket de caisse par Volkswagen en Allemagne.

Via : Pascal Rossini