10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #25

1. Pactole n’est pas un régionalisme du mot paquet (ou de n’importe quel autre mot). C’était un fleuve qui charriait de l’or, en Turquie. Parmi les heureux régents qui en tirèrent bénéfice, on compta Crésus (6e siècle avant Jésus-Christ), qui fit passer son règne à la postérité par une expression idiomatique.

2. Michel Gondry a inventé l’effet spécial du “ralenti panoramique” avant les frères Wachowski et Matrix.

3. Les drôles d’habitudes culturelles liées à la couleur des voitures. Difficile à comprendre.

4. Depuis 2009, le premier pays anglophone au monde est la Chine :

5. La canette est une ancienne mesure de liquide, encore utilisée pour la bière.

6. Le kung-fu désigne moins un art martial qu’une philosophie de vie qui s’applique à tous les domaines, y compris la cuisine.

Vous ne vous souveniez pas du Petit Chef?

7. Trop de succès tue le succès. Les ados du programme américain Teen Mom tomberaient enceinte POUR participer à l’émission…

8. Les tissus africains bigarrés sont fabriqués en Hollande. Merci Marlo.

9. L’île de Florès, célèbre pour avoir récemment hébergé la découverte de hobbit (des hominidés ayant migré sur cette île avant une montée des eaux brutale les ayant reclus et vu dés-évolué en conséquence) vient de livrer un nouveau secret : des oiseaux géants.

10. Jacuzzi est une marque, pas un nom commun.

Les rêves sont-ils universels?

Cette note est inspirée par un tweet posté par Nicolas.

This man est un joli exemple de campagne virale storytellée, lancé en 2006 par un sociologue des médias italien travaillant pour l’agence Guerriglia Marketing revendiquant “des méthodes de communication innovantes”.

Tout commence il y a 3 ans lorsque l’ami italien, un certain Andrea Natella, ouvre un site web sous forme d’avis de recherche international. Se faisant passer pour un psychiatre américain, Andrea explique qu’un de ses prétendus patient est atteint d’une crise de cauchemars récurrents.

Hanté par une figure qu’il a finie par mémoriser, le malade griffonne le portrait-robot du fantôme. Un peu lassé, le psy laisse trainer le papier sur un coin de bureau, sans y prêter trop d’attention. Quelques jours plus tard, un autre patient tombe sur le dessin, stupéfait. Il affirme que cette figure le hante également depuis des mois.

Troublé, le vrai/faux psychiatre ouvre une page web affichant le visage cauchemardesque et lance un appel international : Have you ever seen this man? De multiples témoignages irriguent en quelques jours la page, en provenance des 4 coins du monde, de la part de personnes souffrant de crise de mauvais rêves perturbés par cet étrange personnage. Le site web finit par éditer des avis de recherche à imprimer dans plusieurs langues afin de propager le plus largement possible l’étude…

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Aujourd’hui, nous aurions la puce à l’oreille, on nous a habitué à ce type de campagne (Reviens Emma by Lagardère, ça ne vous rappelle rien?). Il y a 3 ans, le procédé était plus innovant… En matière d’incarnation de promesse de “méthode de communication innovante”, c’est le top.

Ce qui est génial dans le cas de la campagne This man, c’est le talent de storytelling (caution scientifique, projet a priori déconnecté de la sphère commerciale, pitch très prenant) doué d’émotions  irrationnelles (le monde du rêve demeure extrêmement nébuleux) et inspirantes (combien de films ou d’oeuvres sont basées sur les rêves?).

Tout le monde a sa théorie sur l’analyse des rêves, tout le monde avait donc des raisons d’accrocher à la campagne This Man… Et si Sigmund avait révélé quelque levier du marketing viral un peu avant l’heure?

Allez jeter un coup d’oeil au site This man.

Source : Nicolas !