Le tuning est-il une forme de hacking?

Sous le capot d’un PC moddé

Une discussion récente avec un collègue a mis sur la table un sujet qui titille les geeks. Le tuning automobile est-il une forme de hacking?

Dans un sens large, le hacking concerne les activités visant à détourner un objet de sa fonction première.

Selon Wikipédia, aucun doute n’est permis, le tuning rentre dans la catégorie. Tout dépend de ce qu’on entend par détourner de sa fonction première.

S’agit-il d’adapter un objet à son goût (coller des stickers sur son laptop) ? De l’utiliser à d’autres fins (repasser ses chemises sur son laptop) ? Le combiner à d’autres objets (relier à son laptop à un grille-pain pour programmer ses toasts) ? Depuis les mini modifications chères aux DIYers* en passant par les gros moddings compliqués, le hacking se décline sur une palette aussi vaste verticalement qu’horizontalement.

On peut ainsi considérer le tuning auto comme une forme de hacking. Malgré les connotations recelées par cette communauté, ils font partie de la grande famille des hackers, voire des makers (les plus mordus ré-usinent carrément des pièces). L’informatique n’est d’ailleurs par épargné par la vogue de la customisation. Cerise sur le gâteau, les tuners ont petit imposé leur griffe chez les marques qui leur font du pied un peu honteusement mais avec grand succès.

En espérant que cette mince contribution participera du changement de regard sur cette communauté pionnière, grassroots et bottom-up, qui n’a pas attendu le web 2.0 pour faire la nique aux marques.

La passion tuning vivra.

cf. cette veille sur le sujet :