A few signs showing that the advertising agency of the future won’t probably be an advertising agency

Prey for the Content Lord
Let’s all prey for the Content Lord

For those considering advertising as a coffin business, do not forget that even funeral homes can innovate.

Here are a couple of signs (coming from the deck below, slide 41) shaping the future of our jobs:

  • OMD launching Final Front, aka. an entertainment fair where advertisers met content producer to collaborate.
  • VICE acquiring Carrot Creative: a company specialized at distributing content within new medias
  • Droga5 partnering with WME (one of the biggest talent house on Earth) to create new kind of entertainment and contents
  • Poptent producing a Budweiser spot during the World series (a crowdsourced platform for videasts)
  • Complex Media (an advertising network dedicated to 20 something dudes) powering pepsi.com through a platform supporting emerging artists.

The future’s bright yeah, but who knows who’s gonna get the biggest slice of pie?

Attention Google : historiquement tu vendais de la pertinence, aujourd’hui tu vends de plus en plus de la techno

high tech jetable obsolescence
La techno disparait, pas la pertinence

Historiquement, Google vend de la pertinence.

Grâce à son algorithme, ses fonctions sociales, ses fonctions géolocalisées, etc. Plus on utilise Google, plus son service s’améliore (avec ou sans +1).

Depuis quelques années, sans crier gare, Google vend de plus en plus de la techno : du mobile (gomo, rachat de Motorola), du câble (investissement dans des infrastructures réseaux), de la route, de la TV, de la voiture (+ plein de trucs)…

Sans jouer les Cassandre, ce changement de discours – du contenu au contenant – est risqué. La techno, on s’en fout. C’est un fétiche. Un truc d’actionnaires, qui se calcule et se planifie.

Dans l’absolu, tout ce que fait Google pourrait être raconté par la pertinence : la gestion de l’énergie ou du trafic routier, le développement d’un search spécial mobilité, etc.

On le sent de moins en moins chez le géant californien.

Le génie, c’est ce qu’on fait de la techno, cf. Nike Fuelband, le retour des newsletters ou tout le reste.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #64

1. The “Canonical Perspective”, méthode quasi universelle de représentation graphique des objets.

2. La qualité des télévisions haute-définition est souvent inutile : pour profiter d’un écran 1080P, il faudrait ne pas être assis à plus de 1,8 fois la taille de l’écran, soit 1,5m pour un téléviseur standard de 81 cm… Au-delà de cette distance, le détail de l’image n’est pas détectable à l’oeil nu.

3. The fold, la pliure d’un site web.

4. “Dans les années 30, une législation fut introduite pour empêcher Motorola d’intégrer des radios dans les tableaux de bord des voitures, on pensait que les gens ne seraient pas capables de conduire et d’écouter la radio en même temps”.

5. Durex : Durability, Reliability, Excellence.

6. Le Wilhelm screammeme sonore inexplicable en moins de 10 lignes. Sublime. Merci Alex.

7. Il existe un prix des meilleures bandes-annonces. Ciné et jeux vidéos.

8. Apple et Bandaï ont lancé une console de jeux vidéo en 1995 : la Pippin.

9. Internet est la première technologie dont le développement aura été plus rapide dans les pays émergents que dans les pays industrialisés. Source PwC.

10. La loi Yerkes-Dodson (rien à voir avec la star) montre que le stress influe négativement sur la productivité.

Six Sigma ou la tyrannie des best practices

Six Sigma est une méthode de management visant à maximiser les process en termes d’efficacité, de réactivité et de rentabilité. Elle vise à modéliser statistiquement la chaine de production afin de détecter les écarts-type qui ne rentrent pas dans les critères de productivité d’un organe de production. Sexy non? (Plus d’infos sur la page Wikipédia dédiée)

En clair, Six Sigma cherche à atteindre un Graal : la standardisation. Tout est fabriqué rapidement, en grande quantité, l’usine tourne à plein pot.

But…

80% des produits lancés sont un échec. Mais que se passe-t-il?

Pourquoi est-ce que le succès d’un produit ou d’un service n’est pas forcément compatible avec les préceptes industriels?

Réponse rationnelle : le manque de communication entre les départements marketing et R&D. La séquentialité (elle-même issue du Six Sigma, lointaine petite-fille du Taylorisme) des tâches est pertinente pour la production à grande échelle d’un objet dont on connait le succès mercantile.

Quid de la recherche, des essais, des tentatives? Des prises de risques?

Six Sigma possède les entreprises et annihile la créativité au nom de la rationalité capitaliste (désolé pour la phrase marxiste).

L’excellent Ken Robinson propose à ce sujet un point de vue connexe : comment l’école détruit la créativité au nom de la norme :

A une réponse rationnelle, je préfère la réponse de Tom Fishburne, le cartoonist le plus inspiré du marketing. La poésie ne goûte guerre au Six Sigma ou autres contrôles qualité. De son propre aveu, les gens aiment l’imprévu et l’irrégularité.

Même s’ils apprécient d’acheter un produit au meilleur prix dans les meilleurs délais (obtenu grâce à des méthodes de standardisation), leur désir de conformité ne s’applique pas à toutes leurs dépenses.

La très “tarte à la crème” pyramide des besoins de Maslow nous le montre : nous sommes principalement drivé par les émotions :

D’où la pertinence et l’essor des concepts tels que la sérendipité, le random, la fonction shuffle sur les iPod, les jeux de hasard ou même les restaurants aveugles : la prédictibilité n’est pas fun, pour les gens comme pour les entreprises.

La chance sourit aux audacieux.

Impression de déja vu

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer les 3 visuels de cette annonce presse Motorola, tellement juste… Qui n’a jamais été confronté à cette situation? Difficile de ne pas esquisser le moindre petit sourire. La preuve par l’évidence, la recette magique d’une créa impactante. Chapeau bas Ogilvy Beijing !