10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #305

1.Faire un tabac a une étymologie qui se confond avec le tabas, aka. donner des coups (cf. tabasser), aka. applaudir. Merci Victor

2.

3. Les mythes de l’as de pique, entre légendes de guerre et racisme.

4. Cette époque où les logos étaient en 3D (cf. le cas plus récent de LG). Merci Florent

5. Le terme bécane vient de l’époque où les machines fonctionnaient à la vapeur (leur béc sifflait).

6. Un million d’habitants de Beijing vivent dans des abris anti-atomique, construits durant la guerre froide.

7. Un leporello est un livre plié en accordéon. Il fait référence au valet de Don Juan qui présente à Donna Elvira la liste des conquêtes de son maître pliée en accordéon. Merci Maud

8. Un psychologue pense que le M de McDonalds fait référence à la mère de manière subconsciente.

9. Le second marché pèse 10% du chiffre d’affaires des sneakers aux USA.

10. La radio reste le média qui inspire le plus confiance dans le monde (très loin devant les réseaux sociaux).

10 things I didn’t know last week #180

1. Mozart’s Canon Inversus is written for two players: the musicians sit down facing each other, the paper in the middle, and one plays from top to bottom, the other plays it backwards, from bottom to top.

2. Olu Dara is Nas father.

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3. Brocken spectre: the apparently enormous and magnified shadow of an observer, cast upon the upper surfaces of clouds opposite the sun, often seen in moutains.

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4. Activation spikes of private browsing during the day: a 10 minutes issue.

5. The Excimer laser used for eye surgery was initially invented to build microchips.

6. Contrary to popular belief, ostriches do not bury their heads in sand to avoid danger.

7. Wasabi was once exploited by researchers attempting to create a smoke alarm for the deaf.

8.  In 1994, Aerosmith was the first major band to premiere a new song on the Internet.

9. Gibson’s law: “For every PhD there is an equal and opposite PhD.”

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10. This famous anti-piracy commercial used stolen music.

 

Marketing spatial : le Voyager Golden Record

Le Voyager Golden Record est un disque envoyé dans l’espace par la sonde Voyager en 1977. Ce vinyle a pour ambition de faire découvrir la richesse des sons humains au cosmos et aux extra-terrestres… Un joli symbole qui a succédé à la fameuse plaque Pionneer, visant à identifier et situer les terriens dans l’univers :

Sur sa surface, le Golden Record propose un mode d’emploi. Son contenu est constitué de sons typique de la planète terre : vent, marée, enfants, animaux, marteau-piqueur, Bonjour en 55 langues et musique. Forcément, les quelques artistes ayant eu le privilège de figurer sur le Golden Record représentent la crème de la crème de la zik humaine : Bach, Stravinski, Beethoven, Mozart… Mais également des sonorités africaines, aborigènes, slaves, scandinaves, asiatiques, andines et… Rock’n’roll !

Imaginez un peu le coup de pub interstellaire : Chuck Berry et Johnny B. Goode figurent sur le Golden Record, en compagnie de Louis Armstrong et son Melancholy Blues.

Pour fêter ses 50 ans, la NASA réitère l’opération et a envoyé dans le cosmos Across the universe des Beatles.

L’histoire ne dit pas combien elle facture pour l’opération mais ce qu’on peut retenir, c’est que l’espace exerce encore à notre époque une attraction fantasmagorique. En témoigne l’engouement généré par le premier twit envoyé de l’espace ou la possibilité de nommer une étoile.

Voici un extrait sonore du Golden Record :

L’effet Mozart

Avant de se lancer dans une recherche plus conséquente sur la rumeur et les mécanismes de diffusion des croyances populaires (une veille Né Kid est dans les tuyaux), je voudrais vous parler aujourd’hui d’un superbe coup de bluff qui a pris une tournure particulière ces derniers jours via une innovation amusante : un accessoire iPod pour faire écouter de la musique à son bébé… in utero.

A l’origine de ce produit high-tech, il y a une croyance sous-jacente fantasmagorique : l’effet Mozart. Des recherches menées dans les années 80 avaient en effet montré que faire écouter à son bébé – durant sa grossesse a fortiori –  de la musique classique rendait plus intelligent.

Ces tests ont été remis en cause quelques années plus tard mais la croyance a subsisté… Des jouets, des livres, des articles, des instruments didactiques ont été commercialisés… Rapportant un joli pactole à leurs auteurs. Un ouvrage intéressant revient sur le cas Mozart.

Pourquoi cette rumeur tenace a-t-elle tenu tête aux démonstrations scientifiques? Difficile à dire. En tout cas, il est amusant de se pencher sur ces phénomènes irrationnels. Jean-Noël Kapferer a également consacré un bouquin sur le sujet.

Connaissiez-vous par exemple la rumeur d’Orléans (attention, gros dossier) ? Cette histoire en vogue dans les années 60/70 est un canular pensé par le sociologue touche-à-tout Edgar Morin. Ce dernier avait répandu dans les médias (via un savant dosage d’articles abscons et témoignages interlopes) l’histoire selon laquelle les cabines d’essayages de commerçants juifs de la préfecture du Loiret étaient dotées d’une porte secrète débouchant sur un réseau de traite des blanches international !

Aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, la rumeur d’Orléans n’a jamais été démentie officiellement, ce qui a donné lieu aux supputations les plus fantaisistes. Il existait même une version Barbèsienne de la rumeur, prétendant que les dames qui essayaient des robes de mariées dans les boutiques bon marché du 18e arrondissement se retrouvaient kidnappées dans des harems orientaux…

Incroyable non?