Empty Pocket #8 : week 15

apps_dominate_mobile world

People are spending more time on mobile vs desktop. The decline of the mobile web

ackaging’s role is apparent in the purchasing process – Trial, Repeat or Switch – in which consumers trial a new product and depending on the experience, subsequently repeat that purchase, or switch to another brand to test a different product. 89% of consumers want more from packaging

A college course on Mad Men taught to be smarter TV watchers. Don Draper 101

Entertainment, entertainment everywhere. ‘Even in the world of academia, most people aren’t motivated by the truth. What they want, above all, is not to be bored’. This column will change your life: interestingness v truth

France keep playing the farniente card abroad. Good for tourism. Mon Dieu! No More Work Email At Home For Some French Workers

Hey hey Mad Men final is starting sunday. Here are a few gems from the 60’s curated by Adage. See Our Favorite (Real) Ads From the Final Season of ‘Mad Men’

As usual when it comes to Millward-Brown, an epic multi screen survey:

La long data va-t-elle infirmer la maxime selon laquelle “le sens commun n’est pas si commun”?

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Cette citation de Voltaire résume un problème qui pourrait être résolu par la longue data : des données recouvrant une très vaste période (la population des 100 plus grandes villes du monde depuis 4000 ans, la température du pôle nord depuis un million d’années, le poids moyen des hommes depuis 150 000 ans…).

Aussi longues et difficiles à obtenir soient-elles, on peut espérer que des super ordinateurs couplés à des projets de convergence tels que Google ou Microsoft généreront des séries de données intéressantes.

Les datas ne pourront pas formuler d’idées à notre place ni réconcilier les gens mais un de leur bénéfice majeur pourrait être l’institution du bon sens. Voltaire disait “le sens commun n’est pas si commun”. La malédiction du savoir nous empêche de connaitre qui sait quoi et tend à nous inhiber.

La quantité d’erreur reproduite d’une génération à l’autre est à peine croyable : conflits armés, développement durable, innovations avortées, erreurs diplomatiques… C’est à se demander si les gens communiquent entre eux. Les économistes voient carrément des cycles tandis que les plus sceptiques évoquent l’éternel recommencement de la vie.

La long data pourrait nous donner un recul historique précieux sur les évènements : est-ce la première fois qu’une forêt brûle suite à une tempête tropicale? Quels sont les 5 signes infaillibles qui précèdent une intervention armée? La recherche s’est-elle déjà penchée sur telle ou telle hypothèse?

Imaginez si l’humanité bénéficiait de la même expérience historique.

Cela saperait sans doute énormément de la poésie de la vie mais changerait assurément notre perspective sur le monde… Choisis ton camp :

Qui doit décider du bon goût ? De l’absence de poésie des algorithmes

Le sujet de la poésie au quotidien est inépuisable (souvenir). Le dernier post de Neil Perkin évoque une dimension effrayante de l’intelligence artificielle : la curation automatisée.

Instagram recommande ses images préférées (les affichant en page d’accueil façon trending topic) à l’aide d’un algorithme sibyllin (le ratio du nombre de like par nombre de follower + le nombre de like par rapidité de scoring). L’humain vote, la machine exécute. Ce qui plait = ce qui est populaire. Jusqu’ici rien de nouveau.

On en revient à cette dispute vieille comme le monde. Le goût doit-il être dicté par la plèbe ou par une instance tierce? C’est Arte vs. TF1.

Pendant ce temps, dans le domaine du search, Google affine de plus en plus nos recherches. Les critiques sur les risques de disparition de la sérendipité et des filter bubbles ne manquent pas non plus :

Pourtant, entre Instagram et Google, il y a une nuance.

Outre les différences de fonctionnement des deux algorithmes (Instagram 100% social, Google page rank + un peu de social) la précision algorithmique choque peu chez Google. Au contraire, elle améliore mon expérience en apportant une réponse précise à une requête précise.

Dans le domaine de l’esthétique, c’est plus perturbant. Populiste ou mécanique (façon Amazon ou Netflix), la beauté se décide-t-elle automatiquement? Le bon goût est-il affaire de quants?

Cette vision de l’art est flippante.

L’art est surprise et transgression, pas le reflet d’une conformité populaire. Les coups de coeur et heureux incidents ne seront plus jamais les mêmes (cette observation explique probablement le succès de Chatroulette qui réinjectant un peu de surprise dans nos quotidiens).

A moins que…

Donnons le dernier mot à Nietzsche :