10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #310

1. Personne ne sait d’où vient le système de notation des points au tennis (15-30-40-60). Merci Eric

2. Les oeuvres d’art subliminales des monarchistes d’après la Révolution française.

3. Nike réalise plus de 2 milliards $ de chiffre d’affaires dans des apps mobiles.

4. Comment faut-il prononcer GIF? Jif!

5. L’histoire du développement d’Amazon est intimement liée au lichen.

6. Kiloutou devait s’appeler Frankyloutou, en hommage au nom de son fondateur Franky Mulliez. Merci Etienne

7. 2/3 des Canadiens descendent des Filles du roi (des prostituées envoyées au nouveau monde pour se marier avec les forçats exilés sur place).

8. La cyber attaque de mai 2017 a coûté 120M$ à Reckitt-Benckiser.

9. Les lave-vaisselle suisses offrent un programme dédié aux fondues et raclettes. Merci Etienne.

10. Les crayons à papier sont jaunes à cause de la Chine.

La caméra est le nouveau clavier : la reconnaissance visuelle fait renaitre le médiaplanning

Ambiance : toutes les entreprises deviennent des *data companies*. Chaque objet de communication n’est plus pensé pour générer de l’impact mais de la data.

Les technologies de ciblage sont de plus en plus sophistiquées et créent une nouvelle grammaire créative en se combinant entre elles.

Cet article relate des études de cas d’annonceurs utilisant des IA de reconnaissance visuelle pour améliorer leur ciblage.

Exemple 1 : plutôt que de programmer ta DSP pour acheter des audiences de seniors, tu la programmes pour faire apparaitre des images de séniors sur des contenus qui parlent de séniors. Un retour au médiaplanning contextuel, pour ceux qui ont connu les pubs shootées ad hoc dans Vice, Egoïste ou Jalouse.

Exemple 2 : Coca-Cola reconnait les images des réseaux sociaux sur lesquelles les gens boivent du Coca ou une boisson concurrente. Chacune de ces situations donne lieu à un targeting précis. Préférence pour des buveurs de Coca, offre d’essai pour les buveurs concurrents.

Ce n’est que le début. Ces technologies vont naturellement se déployer dans la vidéo. On imagine très bien des annonces qui se composent en temps réel en fonction des environnements vidéos dans lesquels elles apparaissent.

L’avenir inquiétant des directions de la communication

Historiquement, la communication a toujours eu un peu de mal à s’imposer dans les organisations. Les années 80-90 ont imposé ce métier suite à des scandales ayant écorné la confiance des citoyens vis à vis des entreprises (Enron x Arthur Andersen, Nike et les sweatshops, etc.).

Néanmoins, la communication n’a jamais véritablement réussi à opérer sa fusion nécessaire avec le marketing. Parfois la com est devenu responsable de l’intégralité des communications d’une entreprise (pub, corporate, retail…) mais plus souvent, le marketing conserve sa suprématie grâce à la pub (générateur du gros des dépenses en communication), reléguant la communication à des opérations périphériques (communication corporate, interne, RH, financière…).

Désormais, le marketing est en train de fusionner avec le digital, qui a lui même (parfois) déjà fusionné avec le département IT.

Où va finir la direction de la communication? Au même niveau voire sous le digital/IT, relégué au rang de compétence tactique.

La disparition de la communication est-il le signe que tous les métiers ont assimilé cette compétence ? Signale-t-elle son manque de dimension stratégique au sein de l’organisation?

Difficile à dire.

Quoi qu’il en soit, les dircoms ont intérêt à s’activer s’ils veulent rester dans les comités de direction.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #258

1.Au Moyen-Age, le droit d’aubaine donnait droit aux seigneurs d’hériter de tous les gens qui mourraient sur leurs territoires.

2. A l’époque où les joueurs de la NBA n’avaient pas le droit de signer des contrats avec les marques, Nike sponsorisait les entraineurs en leur envoyant des tonnes de paires de tennis.

3. L’Hôpital des Quinze-Vingts à Paris fut fondé par Saint Louis en 1260 pour aider les aveugles et les soldats blessés aux yeux lors de la 7e Croisade. Son nom signifie 15×20, car l’hôpital comptait 300 lits à sa création.

4. L’histoire de la porte du diable de Notre Dame de Paris.

5. 85% des consommateurs admettent que la couleur d’un produit est leur première raison d’achat.

6. Il n’y a aucune différence entre les anglo-saxons portant le nom Mc ou Mac. Les deux signifient « le fils de ». L’erreur vient d’un problème des formulaires d’immigration.

7. « 40 percent of the millennials said cereal was an inconvenient breakfast choice because they had to clean up after eating it. »

8. Les twin movies : des films quasiment identiques qui sortent en même temps totalement par hasard.

9. En 2013, Yelp poursuit en justice une boite qui écrit des faux avis. Non seulement Yelp a perdu le procès, mais le juge a demandé de reverser des indemnités à la petite boite, qualifiant Yelp de racket mafieux.

10. Le tissu des Kleenex fut initialement développé pour les masques à gaz de la première guerre mondiale.

Acquisition 101 : le nouveau but de ta vie, c’est que les gens génèrent de la data pour toi

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Le cardo et decumanus de la stratégie des moyens, c’est la couverture et la répétition.

Quels que soient les enjeux d’une marque, la couverture bosse pénétration et goodwill (vis à vis des consommateurs, mais aussi des distributeurs ou investisseurs), la répétition bosse la fréquence d’achat. De quoi voir venir.

Le digital a pourtant introduit une nouvelle variable dans l’équation. Certainement pas l’engagement, ce mauvais jargon donnant un nouveau nom à la répétition.

C’est de la data dont il s’agit.

Aujourd’hui, chaque message diffusé via un canal digital possède la capacité de nous informer formidablement sur notre métier.

Par delà tous les objectifs micro, tous les moments du funnels, toutes les audiences, toutes les particularités culturelles, le vrai grand nouvel objectif vers lequel nous marketeurs devons tendre, c’est le datacatching.

Obtenir des données pour en savoir plus sur les étapes du funnel, les audiences, les particularités culturelles. Qui clic sur quoi, qui s’arrête quand, quoi fait passer combien de temps, comment les contenus se propagent…

Toutes les campagnes, tous les services, tous les dispositifs que nous pensons doivent être calibrés pour générer le maximum de data, donc d’intelligence.

C’est une des raisons pour lesquelles nous devons à ce point investir dans le mobile : pas parce qu’en 2020 il sera le premier média worldwide en temps passé par individu mais parce que le mobile est LE média personnel, le média qui sait tout de nous.

C’est la raison pour laquelle l’internet des objets représente une telle aubaine pour les marketeurs. Quand L’Oreal sort un « patch anti coups de soleil » ce n’est pas que pour rendre service aux gens mais bien choper les logs de profils dermatologiques ultra qualifiés. Idem pour Nike+. Idem pour DanOn. Idem pour la plupart des services de marque.

De fait, il est l’heure d’arrêter d’enrichir les mix médias et les dispositifs au nom de la « créativité » mais surtout pour en savoir plus sur nos publics.