10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #154

1. Un tiers des utilisateurs de Mozilla utiliserait un bloqueur de pub, 30% chez Chrome, 20% chez Opera. Adblock Plus compterait 60M d’utilisateurs actifs dans le monde, dont 5 en France.

2. Le métier de fixer. Merci Marlo

3. Un « arbre sec » = une potence. Merci Hugo et Mathilde

4. Candy Crush générerait 600 000 dollars de CA par jour (entendu dans le podcast Studio 404 à la 20e minute)

5. Dragon Quest 3 : le jeu vidéo qui paralysa le Japon.

6. La sophistication de la Citroën DS a sauvé De Gaulle.

7. Ces hackers du patrimoine s’appellent les Untergunthers.

8. 400 millions de Chinois ne parlent pas le mandarin. Merci Benjamin

9. L’emprunt étonnant du logo Radisson :

logo radisson picasso

10. Un petit détail qui compte : pourquoi les caractères imprimés sur les touches d’un cockpit d’avion sont en capitales? Réponse à 3’35 :

Clash des générations : la mémoire du geste du walkman

Une expérience intéressante a été menée en Angleterre en vue d’illustrer les comportements inhérents aux objets qui nous entourent. Consécutivement aux 30 ans du walkman, un journaliste anglais s’est amusé à confier pendant quelques jours un walkman à un adolescent habitué du iPod.

Les réactions générées par l’expérience ne manquent pas de piquant.

Pour commencer, le jeune a du mal à comprendre le système des 2 faces de la cassette. Ensuite, il exprime ses doutes quant à la qualité sonore des enregistrements magnétiques. Pour terminer, il s’étonne de la laideur de l’objet et des réactions produite par les passants dans la rue, ce qui donne un nouveau coup de marteau sur la caractéristique « accessoire de mode » du baladeur Apple.

Chaque objet produit ses propres utilisations, c’est une aspiration quasi universelle du design. De fait, le teenager réinvente la fonction shuffle en avançant ou rembobinant arbitrairement la cassette.

Cette interaction etait relativement prévisible, pourquoi?

La dématérialisation de la musique a induit un biais d’utilisation énorme dans la consommation et l’écoute de musique. L’album a quasiment disparu au profit d’une écoute « au morceau ». La musique ne s’apprécie plus comme un tout mais comme une somme de partis (donnant par là même du fil à retorde aux tenant de la holistique), ce qui réduit considérablement – dans certains cas uniquement – la portée de l’oeuvre.

Redécouvrira-t-on un jour des albums construits au sens opéra-rock du terme ? La génération zapping renoue-t-elle plus prosaïquement avec le sens premier de l’album qui était une compilation disparate d’inspirations et de ressentis?

Les remixs électro de plusieurs dizaines de minutes formatés en un unique mp3 en sont peut-être la réincarnation…

Source : PSFK