Walled gardens vs. navigateurs : les applications mobiles ne sont probablement qu’un effet de diligence

Le dogme de l’application mobile bat de l’aile.

Avec le temps, on constate que l’optimum de Pareto s’observe sur l’usage des applications : les gens utilisent le plus souvent quelques applications seulement.

En outre, les chiffres Mediamétrie montrent que “91 % des mobinautes disent à avoir consulté au moins un site web au quatrième trimestre 2011, seulement 60,6 % ont ouvert au moins une appli.”

Par ailleurs, le dossier d’introduction en bourse de Facebook a pointé les faiblesses et la frilosité du californien sur mobile. Pour l’arrivée de son programme publicitaire mobile, FB souhaite favoriser les navigateurs afin de contourner la taxe prélevée par Apple.

D’autres chiffres encore montrent que la préférence des applications au navigateur mobile varient fortement selon les usages :

Ces 4 points créditent la thèse de l’effet de diligence des apps mobiles.

Le développement du web mobile est comparable à celui du web sur ordinateur (et plus largement à celui des ordinateurs tout court). L’accès au net a commencé par des programmes dans les années 80 pour laisser place aux navigateurs dans les années 90.

Un scénario identique se répète sur mobile.

Les apps ont fait décoller les usages (avec toutes les limites énoncées ci-dessus) mais montrent aujourd’hui leurs limites. La nouvelle bataille se joue sur les browsers. D’où le lancement d’un chrome mobile.

Si le choix du navigateur mobile est encore très largement sujet de son OS mobile, il y a fort à parier que les utilisateurs reproduiront sur mobile ce qui ce passe sur PC, en choisissant des concurrents plus performants.