10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #143

1. Les conversations à la radio et au téléphone s’expriment par-dessus un bruit neutre artificiel (le bruit de confort) qui empêchent de penser que l’interlocuteur n’a pas décroché.

2. Les dessous du yaourt grec.

3. L’origine du seersucker est hindi : kheer and shakkar (miel et sucre), sans doute inspiré par sa douceur. Merci Salva

seersucker_colors

4. La Rome Antique aurait hébergé le premier mall de l’histoire, doté de 4 étages  (source à prendre avec des pincettes).

5. Le fromage anglais de Stilton est réputé pour faire faire des rêves étonnants.

6. Le mini-golf a été inventé pour les femmes : il était mal vu de lever leur club au-dessus de l’épaule au 19e siècle.

7. L’opportunisme commercial sans commentaire de la compagnie Swissair durant la première guerre du Golfe.

8. La station de métro Arts & Métiers a été conçue par un dessinateur belge de BD : François Schuiten.

9. La belladone est une plante toxique qui tient son nom d’une pratique de la Renaissance où les femmes en instillaient le jus dans leurs yeux pour avoir les pupilles dilatées, signe de beauté.

10. L’étude de l’Abbé Grégoire sur le langage montrait qu’en 1794, on ne comptait que 11% de Français capables de parler correctement la langue de Molière.

Un micropoint sur le langage vernaculaire

Une note PSFK inspire ce post. Un chercheur travaille actuellement pour Lego afin de comprendre et analyser la manière dont les enfants nomment les briques multicolores. Il apparait en effet que dans chaque foyer propriétaire de Lego, les joueurs inventent un argot facilitant l’appellation de chaque brique, notamment lorsque les constructions sont collectives.

Cette pratique est une des nombreuses illustrations des jargons propres aux communautés : métiers, classes sociales, musiciens, etc. En linguistique, on les appelle des langages vernaculaires. A l’origine, cet adjectif qualifie les caractéristiques propres à un pays ou un groupe de personnes. In extenso, il recouvre également les dérivations de langage utilisées par des catégories de personnes.

Dans le fond, le langage vernaculaire observe un avantage majeur : il joue le rôle de ciment communautaire. Il permet d’identifier ses utilisateurs : untel est charpentier, untel est breton, untel est emo, untel est un nerd…

La capacité des briques Lego a créé du langage vernaculaire est évidemment intéressante, il y a peu de marques qui génèrent un tel effort intellectuel. Certaines parviennent bien à intégrer des gimmicks langagiers dans la vie de tous les jours (“la vie est une question de priorité, “what else?”, etc.) mais peu induisent la création non imposée d’un jargon vernaculaire, clef d’entrée cruciale à la dimension communautaire d’une marque.

Pour la blague, on peut évoquer le klingon, la langue de Star Trek, dont il existe quelques locuteurs fans (quelques uns ont même essayé de l’inculquer naturellement à leurs enfants ou en faire des pubs…).

Pour terminer, il est difficile de passer à côté du langage vernaculaire geek (cf. image d’en-tête), mix d’anglais et de SMS mélangé à la sauce gaming. En voici une sélection de choix :

Verra-t-on des marques tenter de créer des langages vernaculaires? Des tentatives ont sans doute été lancées mais jusqu’à preuve du contraire, elles ont du être marginales…

Source : PSFK