Matrice de progression et lubies de jeunes professionnels : tu en es où toi?

La semaine dernière, Undercurrent est mort.

Dommage. C’était une agence dynamique composée d’une multitude de talents dont le trait principal était la générosité. Leur slideshare offrait de bons documents, ses patrons blogguaient/tweetaient comme des fous (ceci explique peut-être cela…).matrice progression planning-page-001

Parmi les documents Undercurrent, celui-ci m’avait frappé : une matrice de progression des salariés, anormalement précise et inspirante.

Ce qui invite à se replonger dans les différentes étapes de sa vie professionnelle :

  • L’intérêt pour la communication conduisant à embrasser un cursus adequat. Cette première phase est généralement bousculée par les premières expériences professionnelles, en stage ou en contrat.
  • Les premières boites, celles dont on adhère aveuglément à la vision – #oxymore – par manque d’éléments de comparaison. Cette phase de lune de miel dure de moins en moins longtemps en fonction du nombre de boites visitées.
  • Les cycles d’utilisation des outils d’une agence. On commence par reproduire avant de maitriser, et négliger. On essaie d’inventer ses propres méthodes, on se rend compte que les outils agences étaient plus malins qu’on imaginait, tant l’effort de simplification d’une méthode – aka. dépolluée au maximum de notre subjectivité – peut donner l’impression d’être superficielle…

Cette dernière phase correspond à mes 30 ans, un âge où l’on commence à comprendre le monde des adultes : leur circonspection, leur prudence, leurs défauts et leurs qualités : ne pas juger à l’emporte-pièce, mettre de l’eau dans son vin, ne jamais dire jamais, ne jamais présager de quoi que ce soit.

J’ai l’impression que c’est généralement à ça qu’on reconnait un junior en train de s’épaissir : il délaisse ses convictions, embrasse le chaos et saute à deux pieds dans le plaisir de faire avancer des projets en fonction des équipes, des contextes et des clients, ie. une quantité d’obstacles rendant imprédictible sa conclusion.

De la même manière, les gens inaptes à travailler en organisation sont qui expriment des difficultés à nuancer leur propos et fusionner leur pensée dans celle du groupe. C’est un trait de personnalité qu’on retrouve chez beaucoup de freelances, de gourous, de bloggueurs.

A la fin de la journée, les relations entre les agents d’un groupe comptent plus que les pensées individuelles (passion cybernétique).

On cherche des gens, pas des projets. On veut une plage, des potes, de la bière et une canne à pêche.

C’est à ce moment que nos juniors nous trouvent paresseux et démissionnaire.

Et le cycle recommence.

10 films bien écrits #7

Le jeudi c’est bien pour parler de films.

Pour les amnésiques, voici les 6 premières éditions des 10 films bien écrits : un, deux, trois, quatre, cinq et six.

Voici la septième.

1. Netflix – Great Things Start With Netflix

2. Speedo – Fueled by Water

3. GoRVing Canada – Bring Back Wildhood

4. Weight Watchers – All You Can Eat

5. Pepsi – Hyped for Halftime

6. Carnival Corporation – Come Back To The Sea

7. Jaguar – The Art of Villainy

8. Organic Valley – Save the Bros

9. Cadillac – Dare Greatly

10. HelloFlo – Postpartum: The Musical

A few signs showing that the advertising agency of the future won’t probably be an advertising agency

Prey for the Content Lord
Let’s all prey for the Content Lord

For those considering advertising as a coffin business, do not forget that even funeral homes can innovate.

Here are a couple of signs (coming from the deck below, slide 41) shaping the future of our jobs:

  • OMD launching Final Front, aka. an entertainment fair where advertisers met content producer to collaborate.
  • VICE acquiring Carrot Creative: a company specialized at distributing content within new medias
  • Droga5 partnering with WME (one of the biggest talent house on Earth) to create new kind of entertainment and contents
  • Poptent producing a Budweiser spot during the World series (a crowdsourced platform for videasts)
  • Complex Media (an advertising network dedicated to 20 something dudes) powering pepsi.com through a platform supporting emerging artists.

The future’s bright yeah, but who knows who’s gonna get the biggest slice of pie?

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #142

1. Quelques fails mémorables :

2. Les vies de Torben Ulrich, Arthur Larsen, les effets de TV sur les juges de ligne et l’idée de génie de France TV pour les gagner les droits de diffusion de Roland Garros. Merci Hugo

3. La chanson la plus lucrative de l’histoire : Margaritaville.

4. Au Moyen-Age, le gazon était un signe de richesse, celui de ne pas avoir à faire pousser de la nourriture sur de la terre.

5. eBay ne réalise que 15% de son chiffre d’affaires avec les enchères. Merci Dan

6. McDonald’s ne réalise que 3% de ses ventes mondiales avec les salades (environ 10% en France en 2008). Merci Gilles

7. Les crayons à papier ont longtemps été peints en jaune car les mines venant de Chine, on utilisait la couleur royale chinoise pour signifier cet attribut.

No-2-Hb-Yellow-Pencil-With-Eraser

8. La loi des titres de Betteridge établit que tout article de presse intitulé sous forme d’une question peut obtenir la réponse NON. Merci Thomas D

9. L’effet Swanson : le coût de production de l’énergie solaire est divisé par deux tous les deux ans. Merci Théo

10. L’histoire des 24 secondes données à chaque équipe pour marquer au basket. Merci Alex

C’est la crise : comment changer de positionnement en 2 mots et une nouvelle langue

ketchup knack langue

Outre l’éthique discutable des repas servis, comment ne pas tirer son sombrero à Taco Bell dont la signature Live Màs est espagnole depuis un an ?

L’exploitation publicitaire de ce positionnement plus intéressant (un lifestyle espagnol succédant à des promesses très rationnelles de quantité) est judicieuse puisqu’elle consiste à produire des mash-up de tubes anglophones traduits en espagnol.

Astucieux, pas cher et fédérateur dans un pays qui parle désormais autant l’espagnol que l’anglais.

Voici la copy pour le lancement d’un nouveau sandwich :

… celui de la mi-temps du super-bowl :

… celui du pré-match au superbowl grande papi

La prépondérance des points de contact et des mécaniques de ces 10 dernières années prend parfois le pas sur le texte dans la communication. L’ère des slogans et des signatures est terminée, on en change désormais tous les 2/3 ans. C’est dommage, la langue demeure un indémodable outil bon marché pour transmettre… On se souvient notamment de Coca ou Pepsi qui s’amuse des jargons locaux.