Bon est-ce que Snapchat voudrait bien se décider à redevenir excitant?

Je fais ce que je peux pour me tenir informé des projets de Snapchat mais je dois bien avouer que j’ai beaucoup de mal à comprendre leur stratégie. A la lumière de leur cours de bourse, je ne dois pas être le seul.

Il y a 5 ans, Snapchat allait tuer Facebook en imposant un nouveau médium d’échange : la vidéo (a fortiori auto-destructible). La hype était terrible, les filtres personnalisés étaient dingues, les stories ont révolutionné le personal branding, tout était super.

5 ans plus tard, Snapchat est incapable de réfréner les assauts de Facebook/Instagram. Snapchat est devenu un mauvais Youtube mobile pollué de Discover Channels plus idiots les uns que les autres (j’y passe au moins une fois par semaine depuis 1 an, rien à faire, c’est continuellement sot). Leurs dernières acquisitions laissent deviner une amélioration de la mesure d’audience vidéo et de la géolocalisation pour offrir des données de visites magasin… Wow.

La messagerie n’est plus au coeur de l’expérience Snap. Or une messagerie c’est le meilleur atout pour être un page d’accueil d’un smartphone (une messagerie ça s’utilise souvent).

Qu’en est-il d’une télé poubelle mobile dont les contenus sont tout juste mis à jour quotidiennement?

Je n’ai pas du tout la réponse mais Snapchat devrait se poser des questions sérieuses sur son utilité. Lors de leur introduction en bourse, Snapchat devient Snap Inc, une camera company, racontant le rôle croissant du capteur photo au service des marques.

On s’impatiente un peu là. On s’ennuie surtout.

99% du personnal branding fonctionne : vive le personnal branding

gregory pouy personal branling

90% de l’intérêt d’un job, c’est vos collègues.

Ce n’est pas ce qui vous fait venir dans une entreprise mais c’est immanquablement ce qui vous y fera rester.

Qu’est-ce qui fait d’un collègue un bon collègue?

Son parcours, son expérience, son professionnalisme, sa personnalité.

En entreprise, un type brillant mais ennuyeux compte moins qu’un type semi-brillant mais fun.

On pardonne à un moyen de partir à 19h un soir de charrette. C’est toujours avec lui que vous irez manger à la cantine.

L’ennuyeux productif, même irréprochable et super fiable, reste un type avec qui les pauses cigarettes sont creuses, on regarde ses pieds, on re-re-re-re-re-parle de ses vacances tant les sujets de conversations peinent à émerger naturellement.

Le boss est muté à Singapour : vous préférez qu’il soit remplacé par qui?

Vous voyez ce que je veux dire.

Pour être un collègue avec qui on a envie de passer de temps, de discuter, de bosser, cultivez votre singularité. Comme dirait Hugo Boss : n’imitez pas, innovez. Valorisez vos talents cachés, fait état de vos passions improbables, sortez du placard de la conformité.

Ce qui fait de vous une personne intéressante, c’est votre singularité.

Comme une marque. Vous êtes une espèce de marque.

D’où l’importance fondamentale du personnal branding.

On se moque de quelques cas extrêmes qui ne sont finalement que des couacs.

99% du personnal branding est bien effectué et joue son rôle : positionner une personne dans un groupe, la rendre lisible et intéressante pour les autres.

Vive la différence et vive le branling.

Bon vendredi.

After years of 2.0 failing, could the GRP be the better KPI after all?

multi ecran television fauteuil living room

In France, several authorities are claiming the adoption of a standard for measuring eyeballs across all devices.

The eGRP could help advertisers and agencies take better decision and probably help digital slots to be filled more quickly.

Even if digital advertising has been growing double digit for more than 10 years, it’s still way behind television revenue and marketers don’t trust the ability of e-video to build the same equity as the good old telly.

eGRP is on the grill since Internet was born. Yet, a couple of years ago we weren’t ready to adopt it. Sometimes not even close to talk about it. Facebook and Twitter were rising, it was the craze of web 2.0. We all felt like Seth Godin and predicted the death of the banners, the death of the marketing as we knew it. It was all about likes, engagement, pokes, blogs, personal branding, RT, friends on MySpace and so on.

Here we are today, glancing at what once were underdogs becoming listed behemoths pleasing their shareholders with shitty updates deteriorating user experiences by exposing them to massive ad formats nobody is even trying to call native anymore.

After years of trying to make something out of engagement and likes, we agree that is a failure. It worked to lure users, not to deliver efficient brand messages, besides a couple of exceptions.

Today, let’s face eGRP could finally be a good standard. Not only because every website is kneeling to it but chiefly because alternatives were blown away.

Un exemple de reconversion : Steve Nash

Steve Nash est un joueur de basket canadien brillant. Après avoir illuminé les parquets de sa vision du jeu (2 fois MVP, la récompense suprême du meilleur joueur de l’année), il mène une seconde carrière professionnelle dont beaucoup de sportifs rêveraient.

Réputé pour sa discrétion (son agent le surnommait the reluctant icon), Steve multiplie les initiatives. Attention, ceci est un cas d’école de personal branding, ie. d’entrepreneur capitalisant sur son nom pour promulguer des grandes causes, des services ou des produits.

  • Généreux et philantrope Steve a monté une fondation venant en aide aux enfants. Elle est financée grâce au réseau de Steve qui déleste régulièrement ses potes joueurs de quelques milliers de dollars. Elle finance également le projet Football for good, luttant pour les droits de l’homme par le prisme du football.
  • Sensible aux problématiques environnementales, Steve a milité pour faire installer des panneaux solaires sur le toit du stade de Phoenix. Il a également lancé une paire de tennis en matériaux recyclés avec le concours de Nike. Last but not least, il en a écrit, coproduit et filmé la pub :
  • Sportif invétéré, il a co-produit un documentaire – avec son cousin Ezra Holland – sur Terry Fox, un handisportif canadien ayant traversé le pays à pied.
  • Fan de football (son père jouait au soccer), Nash a donné de sa personne pour aider l’équipe des Whitecaps de Vancouver à rejoindre la Major League canadienne.
  • Un peu geek sur les bords, il a monté une boîte de conseil spécialisée dans le marketing viral à destination des joueurs : Apoko. Il s’occupe du joueur de baseball Nick Swisher (New York Yankees), du basketteur Roger Mason (San Antonio Spurs) ou de son coéquipier Alando Tucker dont voici un film (featuring Jared Dudley, Amare Stoudemire et Grant Hill) :
  • Branché 2.0, il possède une participation dans la marque de compléments alimentaires OneBode. Sa notoriété a permis à la marque de fédérer 600 000 fans sur Facebook…
  • Réticent au sponsoring traditionnel, il accepte son premier endorsement lorsque Vitamin Water lui laisse la main sur la stratégie 2.0 du produit. Résultat : il donne l’idée de laisser les internautes proposer des nouveaux goûts :
  • Steve a aussi des billes dans Mission Skincare, une marque testée par des athlètes de haute-volée parmi lesquels Serena Williams, excusez du peu. Une partie des bénéfices de la marque est reversée à des associations caritatives en faveur du sport.
  • Steve a lancé à Vancouver sa salle de sport : le Steve Nash Sports Club.
  • Il est copropriétaire d’une sorte de LinkedIn dédié aux jeunes sportifs à la recherche de bourses : MakeltPro.
  • Il a participé avec Verizon au développement d’une application mobile payante qui distribue en exclusivité de l’information sportive aux fans : Playmaker Mobile.
  • Le dimanche, quand il a un peu de temps, il écrit des chroniques Santé/Nutrition dans le Men’s journal.
  • Finalement pas si discret, Nash va jouer son propre rôle dans le film Life as we know it.

Qui a dit que les retraités se la coulaient douce… Ça calme non?

Source : Fast Company