10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #331

1.L’histoire du logo de Peugeot en forme de lion vient de deux raisons :

  • Il apparaît sur les armoiries de la région Franche-Comté, Sochaux étant le berceau historique de la marque.
  • Faire une comparaison avec les scies que Peugeot fabriquait avec « la résistance des dents comme celle des dents du lion, la souplesse de la lame à l’imitation de la souplesse de l’échine du lion, la rapidité de la coupe à l’image de celle du lion bondissant ».

2. L’archevêché de Sicile a interdit aux mafieux d’être des parrains. Merci Gregory

3. Le canular d’Orson Wells de 1938 – annonçant une invasion extraterrestre – fut lourdement monté en épingle par les journaux de l’époque qui essayaient tant bien que mal de discréditer la radio, l’accusant de répandre de fausses informations.

4. En grec, arktos : l’ours (au sens céleste du terme). L’étymologie de Arctique est donc la terre de l’ours, tandis que l’Antarctique (endroit d’où on ne voit ni la grande ni la petite ours) est la terre sans ours.

5. Environ 50 millions de personnes dans le monde utilisaient Siri en 2016. Elles étaient 40 en 2017.

6. Cette époque où la France roulait les R.

7. Le son des clignotants a une origine mécanique, désormais reconstituée électroniquement.

8. Google a originellement été financé par un institut proche de la NSA. Merci Thomas Cléret

9. Les mythologies nordiques ont presque toutes disparu avec l’arrivée de l’électricité.

10. On dit cailler quand il fait froid par la métaphore de la coagulation de l’eau quand il gèle.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #224

1. Le sisu : l’attitude scandinave qui convient aux conducteurs locaux.

3027424-poster-p-milton-glaser-courtesy-of-amc

2. Milton Graser, le graphiste star des années 60 a réalisé le visuel de la dernière saison de Mad Men.

3. Ce que les Américains appellent loveseats – des canapés étroits – n’étaient pas originellement pensés pour accueillir deux amants mais des dames aux larges crinolines.

4 . Ex-propriété historique de l’entreprise Peugeot, le stade du FC Sochaux Auguste Bonal tient son nom d’un ingénieur résistant abattu en 1945 par les Allemands pour avoir tenté de ralentir la mainmise de Volkswagen sur les usines Peugeot.

5.  UC Web, le 4e navigateur mondial. Merci Sylvain

6. La dumasaphobia désigne la phobie des gens bêtes et la peur d’avoir un jour à échanger avec eux. Merci Kevin

7.  On parle toujours français au sein du parlement britannique. Merci Benjamin

8. #theorieducomplot mariage pluvieux, mariage heureux VS. mariage plus vieux mariage heureux #amédité Merci Mia

9. James Avery – l’oncle Phil du Prince de Bel-Air – était la voix de Schredder des Tortues Ninja.

10. D’abord grand peintre américain, Samuel Morse a inventé le code éponyme après avoir raté l’enterrement de sa femme

The internet we don’t know yet

Fatima Al Qadiri is selling cater thru Instagram
Fatima Al Qadiri is selling cater thru Instagram

Yesterday, French fashion brand Comptoir des Cotonniers proudly announced a tactic to roll out 9000 new French showrooms in a single night, thru interactive billboards.

Even if most of us are sceptical, these initiatives should be at least considered for their ability to push out walls.

But, wait for it, compared to this, we’re far far far away.

This awesome deck from Yiibu showcases in 100 slides how cold feet we are regarding innovation, mobility, business and innovation.

In fact, it’s absolutely delightful to feel fresh air coming from the Far East. This is jugaad, design thinking, unpredictable and absolutely inspiring.

Les brand funnels sont des entonnoirs dans lesquels l’eau ne coule pas mais remonte

brandZ marques auto 2012
Pour rappel, la méthodo BrandZ de WPP (source BrandZ 2013) :
Bonding : You have a very strong relationship based on a broad set of positive activities
DOWN : You may prefer to keep a wide repertoire of brands to choose from
Advantage :
UP : The brand delivers something more than other brands, so you choose it more often
DOWN : The brand may be matched by others
Performance :
UP : Your experience meets with your expectations of the category
DOWN : It doesn’t do what you expect, the brand disappoints you
Relevance :
UP : Is this a brand that meets your needs and fits your pocket?
DOWN : It’s not your sort of thing, or is priced outside your range
Presence :
UP : A relationship starts with awareness of an experience
DOWN : You are not reminded about it
brandz insurance 2013
Même exercice sur la catégorie des Banquassurances. Source BrandZ 2013
brandz retailer france 2013
Même exercice pour les marques de retail. Source BrandZ 2013

Pourquoi l’immense majorité des brand funnels ont la forme – plus ou moins disgracieuse – d’un entonnoir?

On peut difficilement être considéré sans être connu (encore que). Faut-il pour autant travailler ces items dans un “ordre”? Est-ce que ces items s’alimentent en cascade (faut-il commencer par être connu pour ensuite bosser sa considération et sa préférence)?

En y réfléchissant, on peut faire de la notoriété qui ne travaille pas la considération alors qu’on ne peut pas faire de considération qui ne fasse évoluer la notoriété. Pourquoi se priver de faire travailler plusieurs variables à la fois? Pourquoi ne pas directement bosser la préférence? Elle fait vendre non? On dit que la différence entre le bonding et l’advantage, c’est 50% de taux de nourriture vs. 20%.

Par ailleurs, quel est le pouvoir de prédiction de ces données? On se rend compte que l’étape de préférence est corrélée à la part de marché d’une marque. Les brand funnels ne sont qu’un reflet d’une situation qu’il est impossible d’expliquer autrement que par la théorie de “la pénétration d’abord, le reste suivra” propre à Byron Sharp.

Les flèches d’un funnel fonctionnent à l’envers.

Plus tu as une part de marché, plus tu es considéré, familier et connu. C’est flagrant sur cet autre tableau comparant les funnels de marques auto :

funnel brand car automotive
Benchmark de la catégorie auto composé de (dans le désordre) BMW, Citroën, Mercedes, Renault, Dacia, Ford, Fiat, Toyota, Opel, Nissan, Peugeot, Volkswagen, Kia, Hyundai, Audi.

La part de marché dépend moins d’une brand equity que de variables telles que le nombre la DN et la DV.

La taille fait la performance (cf. loi du double jeopardy*). C’est cruel mais c’est comme ça. Les funnels sont des entonnoirs dans lequels le flux remonte.

Vend, le reste suivra.

Pour rappel, la loi du double jeopardy :

La big data va-t-elle faire adopter à toutes les marques la culture ingénieur?

La big data fait figure d’enjeux du 21e siècle. On produit chaque seconde autant de données que durant les 2000 premières années de notre ère. L’augmentation est exponentielle.

Parmi les 1000 questions qui se posent, celle du satisficing revient à l’ordre du jour. Pour rappel :

Il désigne une stratégie de prise de décision où l’action intervient après avoir atteint un palier d’information jugé suffisant. Le satisficing s’oppose au mécanisme optimal, où la prise de décision est le fruit d’un examen approfondi de tous les tenants et aboutissants d’un problème (comme les aiment les économistes).

La quantité de données est un pis-aller au satisficing : prendre une décision optimale n’a jamais été aussi impossible dans l’histoire. Ajoutez-y une poignée d’ingénieurs et le doute est permis.

Exemple concret : les données publicitaires dont les agences disposent pour travailler.

  • Que conclure d’un nombre de mention sur les réseaux sociaux ?
  • Que conclure du nombre d’informations produites quotidiennement sur les réseaux?
  • Que conclure du nombre de fans Facebook d’une marque sur les réseaux sociaux?

Cet exercice de style est symptomatique. Un type – dont le mode de réflexion est emblématique de la pensée ingénieur – s’est amusé a imaginé toute une série de mesures à partir de datas dont il dispose :

Non seulement la frénésie digitale peut anesthésier notre sens critique (combien de comptes actifs sur les réseaux sociaux? quel taux de rebond moyen de la page de votre site? combien de personnes ont effectivement vu votre bannière ?) mais elle participe de notre penchant à prendre des décisions parfois trop orientées par l’innovation au détriment du bon sens.

Je ne remets pas en cause les vertus commerciales ou économiques du web, elles font vivre bien trop de gens. Toutefois, il y a vraiment parfois de quoi s’interroger sur la pertinence de l’usage qui est fait des données collectées.

Faut-il innover en fonction de ce dont on dispose ou en fonction d’une vision ? D’un but qui transcenderait les données? Est-il possible d’imaginer au-delà des éléments dont on dispose? Comment les grands innovateurs tels que Jobs ou Ford ont-ils réussi à dépasser les informations dont ils disposaient pour offrir quelque chose dépassant les attentes des gens?

La question étant : a-t-on déjà pu prendre des décisions optimales?