Je suis ce que j’achète

Il est des marques qu’on pourrait qualifier de mythique. L’idée présente n’est pas de dresser une liste des qualités et des vertus de tel ou tel acteur du marché mais il faut bien avouer que Leica : ça déchire.

Marque implantée en Allemagne depuis un siècle et demi, Leica innove et a réussi très tôt à s’entourer de talents en vue d’affiner ses produits. Henri-Cartier Bresson (spécialiste des scènes de vie et du reportage, photo 1) ou Robert Capa (célèbre pour sa couverture de la guerre espagnole en 1936 et du débarquement en 1944, photo 2) faisait ainsi partie de l’écurie post Recherche et Développement et ont contribué à la notoriété des appareils “de poche” légers. L’histoire ne dit pas s’ils étaient officiellement des porte paroles de la marque ou si Leica est devenue culte après la célébration des travaux photographiques des deux hommes…

Photo 1, Pic-nic en bord de Marne dans les années 30, HCB

Photo 2, D Day, RC

Fin du 20e siècle, elle peine à prendre le virage du numérique. Sa force, c’est sa technicité en matière d’appareils mécaniques, ils ont du coup du mal à se réinventer. Plusieurs partenariats stratégiques sont passés avec des fabricants tiers (dont Panasonic) pour faire de l’échange de compétences. C’est pour cette raison que les compacts numériques Leica sont exactement les mêmes modèles que les Lumix de Panasonic (mais pas vendus au même prix, il faut bien que la marque serve à quelque chose).

A force d’expérience avec les japonais, la marque semble aujourd’hui parée à voler de ses propres ailes sur le marché digital et à retrouver de sa superbe en proposant des produits toujours plus performants et exclusifs.

Preuve en est de cette initiative marketing du meilleur goût : Leica à la carte permet de personnaliser de A à Z votre appareil photo, selon la même interface que l’Apple Store et la configuration des MacBook Pro.

Exclusivité, design, prestige, élégance, artisanat… Pas de doute Leica renoue avec son passé luxe, ça fait plaisir. Ils sont de nouveau capables de faire rêver, vendre des produits à l’image de leurs consommateurs et fabriquer du sur-mesure en très petite quantité. Pas de place pour les moutons, les consos Leica sont des happy-few.

Bonus : un petit film Leica où Wim Wenders parle de la marque

Source : Dsgnwld

Détente : un Photomaton comme dans les souvenirs

Petit programme sympa qui permet de réaliser des séries d’images façon Photomaton avec sa webcam.

Merci à Alex pour le lien et à

Olympus a confiance en vous

En voilà une démarche qui devrait ravir les fans de photo ! La marque Olympus propose sans trop de contraintes de vous prêter son nouvel appareil photo pendant une semaine pour le tester. Si ça ce n’est pas une preuve de confiance à l’égard des consommateurs… Ca fait plaisir.

Ca vaut bien un petit coup de promo :

Pour tester la bête, c’est par ici.

Via: JdG

Demain tous low-tech?

Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de constater un étrange phénomène, sans doute inhérent à l’abondance de produits technologiques dans nos vies : le développement du low-tech.

Certes, chaque tendance produit sa contre-tendance. Il est bien naturel que tout le monde n’adhère pas corps et âme à l’injonction technologique dont nous sommes les proies. Toutefois, il est amusant de remarquer comme le progrès passe parfois par une simplification – à outrance – des appareils, contrecarrant par là même un des textes favoris des geeks : la loi de Moore.

Nous apprenions pour commencer  il y a quelque jours que le disque vinyle marquait un retour inattendu dans le coeur des consommateurs. Bizarre mais pas saugrenu. Il existe depuis des lustres des adeptes de la galette noire, incapable de reconnaitre au compact disque les valeurs émotionnelles attachées au microsillon.

Vient ensuite l’univers de la photo. Tant il est vrai que l’appareil photo numérique est un des immenses succès technologiques de ce nouveau millénaire, on note que le Lomo, les Polaroïd voire même les Holga sont à la pointe de la hype. L’appareil photo jetable n’a de surcroit toujours pas disparu des bureaux de tabac (il doit dépanner les touristes en goguette).

Du côté des téléphones, on va passer sur la tendance vintage qui a réhabilité les cadrans rotatifs en bakélite orange. Les cartes téléphoniques ont bel et bien disparu de la circulation, en revanche le Bic Phone fait un tabac. Asus, le fabricant du EeePC a de ce fait annoncé sortir un EeePhone très bientôt, en réponse au trop plein de technologies embarquées dans les iPhone, Palm et autres BlackBerrys.

Les ordinateurs, ne sont logiquement pas épargnés par cette lame de fond commandée par les voies de la simplicité. Le EeePC au système d’exploitation simplifié cartonnent, Linux grignote progressivement des parts de marché et équipe l’Ordissimo, un PC à destination des seniors. Et si l’ordinateur ne se résumait pour une large frange de la population qu’à envoyer des mails et relever ses comptes?

Ce mouvement n’est pas réservé aux pourfendeurs de la technologie. En conclusion – provisoire – voici une tendance sur laquelle je reviendrai plus longuement : le steampunk. Pourquoi des fans de high-tech s’amusent-ils à détourner leurs appareils à la sauce Mad Max VS. Jules Verne? Qui se cache derrière ces grands enfants se réclamant d’une autre ère?

Un point sur le modding très bientôt.