Le suicide par le prix

Est-ce un dommage collatéral de la crise ? Un besoin de déstockage court-termiste? Une basse opinion de sa marque ?

En quelques jours, j’ai croisé trois marques annonçant les prix des produits dans leurs annonces. Jusque là rien de fou, à un détail près. Il ne s’agissait ni de Leclerc, ni de Lidl mais de marques dites premium.

La première concerne le joailler Mauboussin, qui vient de lancer une nouvelle campagne avec Elsa Zylberstein (l’image n’est pas extraite des visuels actuels mais ils donnent le ton) :

La deuxième concerne Tissot, qui annonce une nouvelle campagne de la CB Newsletter de ce matin :

La dernière, c’est Gillette. Une marque un peu plus mainstream mais leader et premium pour de la grande conso. Je n’ai malheureusement pas pu trouver le film en question mais grosso modo, c’est la même recette, avec un gros macaron prix en fin de spot, du genre « Gillette, la perfection POUR MOINS DE QUATRE EUROS ».

Depuis quand est ce que le premium ou la premiumness (pour les puristes) aborde le prix? C’est bien la peine de dépenser des fortunes en pub pour créer de la valeur symbolique et de l’image de marque si c’est pour la flinguer en promo…

Même si Mauboussin est une marque habituée à communiquer sur les prix (on la considère d’ailleurs comme la première marque de luxe discount), j’ai été frappé par la maladresse de la mention prix chez Gillette, qui fleurait bon le conflit entre le département marketing (« faisons du chiffre! ») et communication (« gagnons en image! »)…

Pour ce qui est de Tissot, sa brand equity en prend également un coup…

Le spectre de Pierre Cardin rôde…