Deux exemples d’utilisation intelligente de l’effet amplificateur du web

Contrairement à la manière dont les choses sont organisées dans les entreprises, le web n’est pas un canal ou un territoire à part. Il reflète des structures sociales existantes (cf. l’intéressante distinction entre communauté et réseau social ou cette note de Pierre Mercklé).

Dans cette perspective, il est intelligent d’utiliser le net comme amplificateur de phénomènes qui lui pré-existent. Ces deux cas de marketing viral rebondissent sur un vecteur de bouche-à-oreille presque aussi vieux que le monde : les salons de coiffure.

Dans un cas, TED annonce un cycle de conférence :

Dans l’autre, Philips sensibilise aux charmes de la moustache en Asie :

A moins d’y consacrer des années et des hectolitres de sueur, créer de toute pièce un dispositif viral a plus de chance d’être efficace en s’appuyant sur un environnement culturellement open à la propagation de l’information.

Même dans le village global, il y a des lieux où on papote et des lieux où on se tait.

« L’autonomie et le fonctionnement en réseau ne sont pas des inventions d’Internet, ce serait plutôt Internet qui serait le produit de l’autonomie et du fonctionnement en réseau »

Cette citation provient du dernier ouvrage du sociologue Pierre Mercklé : Sociologie des réseaux sociaux. L’auteur y défend un point de vue relativement inédit sur l’apparition et le développement de l’internet, lie à des évolutions de la structure sociale bien antérieures à l’apparition du web.

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