10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #296

1.A la manière du canular d’Orson Welles à la radio, la BBC a diffusé ce documentaire sur les cueilleurs de spaghettis en 1957 pour forcer les gens à développer leur esprit critique.

2. Elon Musk n’est à l’origine qu’un investisseur de Tesla. Il a rejoint la société an après sa création en 2003. Les fondateurs sont Martin Eberhard et Marc Tarpenning.

3. Les encorbellements ont été inventé pour contourner le fisc, qui calculait les impôts locaux sur la surface au sol des logements.

4. La Sega Master System continue à sortir des jeux au Brésil.

5. De l’encre de stylo issue de gaz d’échappement.

6. Le fond d’écran Android du LG G6 est une vraie photo.

7. Les vieilles méthodes anti-piratage utilisées par les jeux vidéo.

8. Les dealers mexicains envoient leur dope aux USA via des patators géants.

9. L’intégralité du chiffre d’affaire de Mitsubishi pèse 10% du PIB du Japon.

10. Historiquement, un métis est l’enfant d’une union indien-blanc ou asiatique-blanc. L’enfant d’une union noir-blanc est mulâtre.

De la valeur de la contrefaçon

S’il y a bien un débat qui enflamme la vieille économie, c’est celui de la contrefaçon. Qu’il s’agisse de musique, de films ou de griffes de luxe, tout le monde s’accorde sur le fait que la contrefaçon est destructrice de valeur (250 milliards d’euros annuel en Europe).

La contrefaçon, c’est d’abord une manne financière (taxes, droits, recettes fiscales) qui échappe aux États.

Les marques en souffrent surement mais en y réfléchissant un peu, il y a de quoi s’interroger…

Le masstige (vendre des produits de luxe accessibles : porte-clefs, téléphones mobiles, petite maroquinerie, lunettes de soleil, parfums, produits cosmétiques, etc.) a stimulé la désirabilité des marques et en a altéré l’aura (logique compte-tenu de l’augmentation du nombre de logos dans l’espace publique).

Les marques de luxe sont à la fois victimes et mécènes du masstige pour une raison simple. C’est une vache à lait. Nombreux sont les acteurs qui survivent grâce à la parfumerie ou aux produits cosmétiques, souvent exploités sous licence à des grands groupes.

Le masstige est un boulevard à la contrefaçon : la basicité de certains articles (porte-clefs, casquettes, lunettes solaires…) devient très facile à copier.

Résultat : succès. Tout le monde porte du faux. Même l’industrie se pique de la mode du faux : Louis Vuitton avait orchestré de toute pièce une fausse vente à la sauvette de sacs à l’issue du vernissage de Murakami au MoMa.

Mieux, la contrefaçon est une victoire. La victoire de l’inspiration et de l’influence. Une donnée qui passionne les marketeurs depuis la nuit des temps.

Victoire de la valeur notoriété aussi. Si les médias valorisent la notoriété d’une marque, la contrefaçon est une exploitation naturelle du phénomène.

Alors? Stratégie consciente ou inconsciente? La question se pose…