Renault a donné du corps à l’Espace à travers sa stratégie de ciblage

J’ai une vieille passion pour les white spaces et les marques qui vont là où on les attend pas.

La campagne Renault Espace avec Kevin Spacey appartient à cette famille, conformément à cette analyse produite par Linkfluence.

Si l’image de Kevin Spacey s’écarte clairement de l’image historique du Renault Espace, leurs publics digitaux diffèrent eux aussi grandement.

Autant d’opportunités de toucher de nouveaux consommateurs, non-spécialistes de l’automobile et éloignés de l’audience traditionnelle de la marque.

Finalement, la part de voix de la campagne dans cette communauté naturelle pour la marque est comparable à sa part de voix dans l’ensemble des communautés du domaine culturel (au sens large) : Renault fait coup double !

Un contenu adapté à une double audience autour d’un dénominateur commun bien choisi. Habile. Bravo Renault.

Premium isn’t just about fanciness but survival

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I personnaly do not dig premium. At least not for every kind of category. When it means quality it’s understandable. When it’s only branding then I’m not the guy.

Yet, for those who wanders why automatic coffee machine tops 2000€ and it’s now common ground to display 300€ sneakers in showrooms, it’s actually kind of good news for marketers.

Within cluttered categories, it’s each day harder to stand out with a solid salience. Yet, differenciation can be a driver of premium, which is a driver of money.

So if brand must engage in premium to survive, they have to be more different, consistent, meaningful and innovative.

Nectar to our ears.

Does it really pays off to provide a better customer experience?

empirisme expérience rocher caillou météo

There’re a lot of examples of brands we love thanks to their UX both online and offline: Nespresso, Google, Uber, Apple…

There’re a lot of brands we hate because of their UX: telcos, retailers, governments, banks, insurances…

But is a good UX a true indicator of business performance?

Theres a gazillions of counter examples undermining our belief to make UX a key factor of success.

Think about Free, about Carrefour, about CanalPlus, about an awful lot of brands skyrocketting without even considering people… Sometimes this is after sales, sometimes this is stores, sometimes this is hotline or sometimes this is the website. A lot of brand don’t give a damn and still succeed. A couple of weeks ago, one of the 3 main French Telco was bought out by an outsider famously known for its nightmarish UX. Still don’t give a damn.

Is it a matter of market? Not exactly. Good and bad UX sit everywhere.

Neither segment. There’s good and bad UX (think about Audi) within premium or low-cost (think about Dacia).

Neither a problem of competition: some monopolistic areas are neglected – think about gov taxes webpages or TV channels exclusively broadcasting event such as Olympics or football games – where highly disputed areas such as banking or retail despise UX too.

It’s probably a matter a respect then. Or share of wallet. Or pleasure.

Why should we invest in good UX beside marginal tricks such as growth hacking? Does growth hacking makes you product better?

NO.

Si notre définition du luxe est dépendante des médias de masse, comment le luxe va résister à la fragmentation des médias de masse?

On parlait de la théorie de la consommation ostentatoire pas plus tard que lundi et voici qu’une idée neuve jaillit, à la lecture de Blink, revue interne de Mediacom.

Selon Joerg Blumtritt (auteur de la note), la consommation ostentatoire est le fruit du modèle mass media. Lorsque tout le monde est exposé aux mêmes images, les références sont communes et universelles. Aussi, lorsqu’on possède un objet, une immense quantité de personne connait la marque en question. D’où naît le besoin de se singulariser, se hiérarchiser, dans un environnement où chacun comprend ce que vous achetez. C’est de cette situation que naît le cool (cf. veille en pied de page), consacrant le non advenu dans les médias de masse.

Demain, le développement des filter bubbles et d’un internet taillé sur mesure va ébranler l’hégémonie mass media au profit d’un équilibre entre messages universels et personnalisés.

En diminuant les références communes, la définition du luxe sera bouleversée, un peu à la manière de la culture et des genres, très dépendante des médias de masse, comme l’explique Johanna Blakley :

* La veille de Né Kid sur le cool :

L’effet UNE, ou quand l’Ordre rentre au service du marketing

Omniprésent et absent à la fois, ayant passé le test du slip avec succès, l’order effect est un best-seller du marketing.  Il consiste à se place en tête de liste pour être choisi par les gens.

Voilà pourquoi un homme politique dont le bulletin est placé à gauche des autres a plus de chances de gagner une élection, pourquoi la plupart des marques choisissent des noms aussi abscons qu’Arcelor, Altadis, Areva ou AXA, pourquoi TF1 a longtemps joui d’une part d’audience de prés de 40% ou pourquoi 94% des internautes ne dépassent jamais la première page de résultats sur Google (cf. slide 9 infra).

Étymologiquement, on lui doit un autre artéfact immanquable du marketing : le premium, ou prime de marque (ie. être le premier).

En plus de truster les caddies des consommateurs, l’order effect est une mécanique inconsciente (voir article sur le slip) mais assumée.

Une expérience visant à comprendre les modalités de sélection d’un produit dans un supermarché a montré que quelle qu’était la décision finale des gens, ils rationnalisaient leur choix. Lors de l’étude, plusieurs tentes possédant chacune un avantage particulier (taille, poids, étanchéité, couleur, etc.) étaient disposées à différents endroits d’un rayon. Sans surprise, la première tente du rayon obtient des scores excellents.

Pire, lorsqu’on les interroge sur les raisons de leur choix, les gens expliquent pourquoi ils ont préféré le modèle waterproof à celui de grande taille. Peut-être pour se prémunir d’un autre parasite du marketing, le buyer’s remorse.

A prendre en compte, donc.

PS : voici la présentation des résultats Google