Le futur du retail ressemble à Guantanamo

Il est assez difficile d’expliquer ce qu’il reste de PFSK, jadis empereur des veilles de bonnes idées.

Leur dernier rapport sur le futur du retail ouvre toutefois pas mal de perspectives dont on ne soupçonne pas – assez – l’existence.

Slide 12 : dans une boutique d’ameublement, les produits équipés de détecteurs de présence envoient un message aux vendeurs pour qu’ils s’approchent.

Slide 16 : les détecteurs de présence équipés de technologie de reconnaissance faciale donne des indices aux vendeurs sur l’humeur des prospects.

Slide 17 : la carte de fidélité est remplacée par un objet connecté, capable de streamer des contenus sur le mobile du membre embasé.

Le futur va être assez super.

Quelques belles idées issues du rapport *the future of advertising* de PSFK

Je ne suis plus fan de PSFK. A une époque, il était une destination de choix pour veiller innovations et initiatives étonnantes. Désormais, assujettis à des enjeux de monétisation, leurs contenus sont de moins bonne qualité. Et comme tous les journalistes qui essaient de parler business, ça sonne un peu faux.

Néanmoins.

Cette revue pompeusement baptisée the future of advertising livre une série de campagnes assez farfelues. Donc on adore.

Il y a cette expérience de réalité virtuelle Excedrin pour nous mettre dans la peau d’un migraineux. Il y a ces recettes Quaker dispensées via Amazon Echo. Ce bartender à distance Smirnoff qui invente un cocktail via un instagram de votre frigo. Des masques qui transforment le carnaval en Tinder AFK pour Skol. Un épisode des Simpsons en live où Homer répond aux questions des internautes.

Bravo PSFK.

Is fascism the new black? Freedom is the area where hard and human sciences collapse

 

uber neighborhoods

From the very beginning, modern work organization has been putting science and data at the heart of processes. In fact, the automotive industry has even been the cradle for numerous – if not every – modern economic theories such as Keynes or Veblen.

It’s somewhat logical to see new avatar of scientific organization of work popping up among mobility actors such as Uber or logisticians as UPS or Fedex.

For those who aren’t familiar with the culture of logistics, it’s all about optimizing processes. Employees are then tracked down every step. In order to deliver on time, relieve clients, monitor employee performances, even make art works. For instance, data monitoring made UPS engineers design journeys without left turns to save fuel or help Uber predict geographic demand with patterns:

 

Same old situation for this recent piece of news where the international leading dry cleaner chain 5asec proudly announced that from now on, it will track consumer satisfaction thru each order.

I can’t understand why employees of the firm don’t put strike.

This is the end of freedom from them, as it is for a growing number of people. Imagine how executives would react to this « improvement » if applied to their job perimeter

Sorry to be boring but a lot of brands brags about monitoring their employees and customers in real time without ticking about the impression these statements give. Yes, data will change the world and make a better place. But boundaries wouldn’t hurt anybody.

It’s no cool to be a bully. Do we need data spin doctors within comms firms?

L’éducation à la consommation passe par le jeu

Exhumé par Alexandre, cet objet est emblématique de l’éducation à la consommation opéré chez les jeunes occidentaux. Ceux qui l’ont connu vont sauter au plafond, le Barcode Battler :

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Polémique : et si la réalité augmentée était le prochain Second Life

Second Life au sens grosse hype – façon courbe de Gartner – qui tourne en bide avant de redevenir cool grâce à des usages pas forcément imposés.

Voici une allégation qui ne manque pas de piquant. Elle est à porter au crédit de Piers Fawkes, rédacteur occasionnel chez PSFK.

Il se demande si toute la hype gravitant autour de la réalité augmentée (déjà expliquée ici) n’est pas un peu vaine, tant les barrières au développement massif de cette technique sont nombreuses : équipement en internet mobile encore un peu faible, manque de sites ou applications référents, débits de bande passante mous du genou…

La RA, c’est pour le moment essentiellement une prouesse technique ou une blague de marketeurs ou une vache à lait pour les agences interactives.

Fawkes rappelle qu’il y a 3 ans, les prophètes de Second Life évangélisaient le chaland en jurant que la vraie vie allait devenir virtuelle. Pareil pour la télévision interactive au début des années 90, pareil pour des tas d’autres appareils qui n’ont jamais fonctionné (la montre télévision, cf. veille Né Kid dédiée aux bides).

Affaire à suivre…

Retour sur quelques jolies échecs :