10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #155

1. Le nom des OS Android était sujet à l’ordre alphabétique.

2. L’actionnariat Médiamétrie est composé de : télés à 35%, radios à 27%, UDA à 11,7%, Publicis à 6,7%, DDB et FCB à 1,61% Havas et Aegis à 6,7% chacun.

3. Le ramp metering : solution miracle contre les embouteillages.

4. Les semelles des Converse sont brevetées spécialement pour éviter de payer des taxes d’importation.

5. La peur des clowns porte un nom. Merci Hugo

6. L’histoire horrible de la chanteuse brune d’ABBA – Anni-Frid Lyngstad – née dans un Lebensborn, centre de reproduction entre SS et Norvégiennes, idéales d’aryanité…

7. Chaleur et âge de bronze :

age bronze chaleur

8. Mellotron = Electronic Melody.

9. Les avions n’ont pas de marche arrière. Merci Chloé.

10. Le cri de Munch serait le fruit des dommages collatéraux de l’éruption du Krakatoa.

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L’offre de biens de consommation et des canaux est dans la même situation : pourquoi l’avenir s’écrira de manière communautaire

affichage médias banc passant badaud rire moque connexion

L’équation est simple.

D’un côté, prenez un taux d’échec de lancement de nouveaux produits proche de 9 pour 10 (malgré ce taux, l’augmentation des produits disponibles à la vente continue d’augmenter, ce qui dénote un appétit monstrueux pour l’innovation).

De l’autre, on observe une atomisation de la consommation des médias – on évite au passage d’évoquer des audiences, terme non exhaustif et obsolète. Les points de contact ont été multipliés par 5 en 10 ans. On en dénombrait 37 en 2003, ils sont 184 aujourd’hui.

Au milieu, on sait que la démultiplication des SKUs est la clef de la croissance, atomisant – comme les canaux – les lignes de bilan des marques.

Lancer une nouvelle proposition à puissance constante requiert une augmentation du nombre de points de contact convoqués.

La couverture est-elle le seul et unique Graal? Pas forcément. On peut aisément imaginer des alternatives.

***

Produits et canaux sont dans la même situation : leurs publics s’effritent.

Si quelques médias traditionnels demeurent puissants (TV, affichage, radio…), on doit considérer tous les points de contact et tous les produits/services comme communautaires : la stagnation du taux d’échec de lancements tient peut-être de cette mauvaise appréhension.

Peux-t-on adresser correctement des communautés avec du mass média? Parfois oui (on pense aux phénomènes de la social TV autour du deuxième écran) mais le plus souvent non.

Par l’évolution de l’offre (de produits/services et de canaux), le marketing est condamné à penser communautaire.

Les gens ne répondront pas autrement.

Seule est indépendante l’agence qui n’a pas de clients

Complètement débordé, le ciel m’a envoyé un nouvel article d’Olivier.

Ceux qui suivent l’actualité publicitaire n’ont pas manqué le rachat la semaine dernière de l’agence AQKA par le groupe WPP. En lisant le communiqué de presse, j’ai découvert qu’AKQA se présentait comme “la première agence digitale indépendante mondiale”.

Quelques jours plus tard, R/GA, agence concurrante a AQKA, et propriété du groupe Interpublic, twettait :

Dans l’industrie des services, il est impossible d’être indépendant, et ce depuis toujours (I would suggest that in a service business, there is no such thing as “independent,” and there never was).

J’ai également toujours été dubitatif par rapport à la promesse de l’agence indépendante. Je passerais outre la tentative de faire passer un moyen (l’indépendance) en une fin (une qualité de service ?) et me concentrerai ici sur la définition de l’indépendance dans le contexte publicitaire.

Indépendante de quoi?

Par définition, indépendant signifie autonome, “celui qui s’administre lui-même”.

L’indépendance s’oppose à l’appartenance à un groupe (Publicis, WPP, Interpublic, Havas, Dentsu etc…). Aurait-elle une incidence sur la qualité du travail effectué du fait des reportings exigés par ses actionnaires (ratio de rentabilité, taux de croissance…) ?

Ces exigences sont aussi des réalités pour les “agences indépendantes” cotées en Bourse ou appartenant a des fonds d’investissement (ce qui était le cas d’AKQA)…

Ne nous reste sur les bras que les agences appartenant à leurs fondateurs. Pour autant, le rapport de forces vient moins d’en haut que des clients eux-mêmes. Ce que sous entendait le tweet de R/GA c’est que dans une industrie (B2B) de service, nous sommes dépendants de nos clients. Vu leur poids dans le chiffre d’affaires des agences, c’est compréhensible.

Quoi qu’on en dise, l’agence sera toujours dépendante du bon vouloir de ses clients, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi (tout système nécessite des pouvoirs et contre-pouvoirs)

Ainsi, si une agence est dépendante de ses clients, alors une agence indépendante est celle qui n’a pas de clients. Ce raisonnement n’est pas aussi absurde qu’il n’y parait, il suffit d’y changer un paramètre. L’agence indépendante est celle qui n’a pas d’autres clients qu’elle-même.

De plus en plus d’agences indépendantes prennent ainsi leur indépendance, lançant leur(s) propre(s) produit(s). Je pense à Metalab ou encore plus encore a 6Winderkinder qui est devenue une startup a part entière (dans un autre registre,  l’agence LEG a récemment prétendu qu’elle ne travaillerait plus avec des clients qui ne l’excitait pas).

Pour autant, ce privilège n’est pas l’apanage des seules agences digitales. Je vous invite à découvrir cette vidéo de Jim Coudal, de l’agence Coudal dont les fameux Field Notes ont permis de dire au revoir a tous leurs clients :

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #5

1. Olé! L’interjection préférée des Espagnols et autres adeptes des stades a été importée en Espagne par les Maures, au 8e siècle. Il s’agit tout simplement d’une déformation de “Allah”, proféré par certains musulmans lors de séances de transes mystiques. Les siècles passant, Allah est devenu Olé. Merci Elizabeth :

2. Publicis possède la moitié des régies publicitaires du Monde et de Libération. Maurice everywhere. Merci Eric.

3. En anglais, une guimbarde est appelée Jew’s harp. Un des plus vieil instrument de l’histoire n’aurait pourtant aucun lien avec la religion judaïque… La guimbarde serait née en Asie. Deux théories étymologiques possibles :

  • Jew dérive de Jaw, la mâchoire, ce qui semble probable.
  • Jew dérive de Juice, compte tenu de la quantité de salive produite par l’exercice de l’instrument. Why not…

Malheureusement, comme dirait Wikipédia, “both of these explanations lack historical backing

Merci Julien.

4. Dans le cadre d’une politique de récupération des produits électroniques, la société britannique Lovehoney propose à ses client(e)s de recycler leur vibromasseur.

5. La forme d’un cadre de vélo hollandais ne dépend pas du sexe de son propriétaire mais de son usage. Les cadres “bas” ou “col de cygne” sont destinés à la ville alors que les cadres hauts voire à double barres sont destinés à la route. Merci Chloé.

Cadre bas

Cadre haut

6. La première chanson de l’album Revolver des Beatles, Taxman, dénonce le niveau d’imposition dément auquel était assujettis les scarabées de Liverpool : 95% !
Par la suite, Gainsbourg les imita en brûlant un billet de banque (un “Pascal”) pendant un sujet de 7/7 afin de se moquer des artistes évadés en Suisse. Lui habitait Paris et lâchait 75% de ses profits au fisc. Merci Eric.

7. Aux Etats-Unis, les constructeurs automobiles dépensent en moyenne 3800$ par véhicule pour en faire la promotion. Merci Alexandra!

8. Chez Coca-Cola, il existe un poste dont l’intitulé estConsumer Passion Manager. C’est beau. Encore merci Alex !

9. La femme et le fils de Jean Vuarnet, célèbre champion de ski ayant donné son nom à une marque de lunettes de soleil, ont péri dans le massacre du Temple Solaire en 1995… Quand on dit que les vocations peuvent-être fatales…

10. Lorsque John Cadbury s’est lancé dans le commerce du lait chocolaté, il souhaitait détourner les prolétaires de l’alcool… Une addiction en chasse une autre.