Glocall of Duty

L’excellent Olivier nous fait l’honneur d’une petite tribune invitée. Merci Olivier.

Depuis des années, il est difficile de résister aux campagnes pour les différents volets des jeux Call of Duty par l’agence 72 and Sunny.

Ciblant les casual gamers trentenaires, ces campagnes baignent dans un océan de références tout en utilisant souvent la même recette : un acteur reconnaissable, une réalisation « action movie » et un humour « gamer ».

Mon préféré à date restant « The replacer » avec le fameux Peter Stormare (Fargo, Prison Break et plus récemment le méchant des John Wick), reprenant l’archétype du « cleaner/fixer » avec un clin d’oeil bien appuyé à Winston Wolfe de Pulp Fiction.

Cette année, pour la sortie de Call Of Duty : WWII, la recette change à deux niveaux :

Premièrement, on abandonne les stars et les références aux films d’action pour aller sur du film de braquage (plus particulièrement sa version comique appelle « caper movie/story ») en se focalisant sur la partie « assemblage d’équipe ».

Cela marche bien grâce à de bons archétypes de personnage et des gags plutôt drôles (on appréciera au passage une bonne diversité à plusieurs niveaux).

Deuxièmement innovation, il y a la version globale ci-dessus et deux versions localisées : une pour l’Angleterre et une pour la France.

Mais après avoir visionné les 3 spots, un léger sentiment s’installe : on a beau apprécier le souci du détail du travail de localisation (lieux, personnages) on reste un peu déçu par l’aspect copier/coller.

Alors bien évidemment, chaque public n’est censé être exposé qu’à sa version, mais la frontière entre bon élève et paresse créative reste mince.

Dès lors, ces spots Call Of Duty sont-ils l’exécution parfaite d’une approche glocal ou une application bête et méchante de la règle de localisation.

A l’instar d’un remake au cinéma, le but n’est-il pas de faire une relecture d’une idée adaptée à son marché ou à son époque plutôt qu’une coquille parfaitement exécutée mais sans âme.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #222

1. En arrivant sur le continent américain, Christophe Colomb confondit les lamantins avec des sirènes.

2. Hillary Clinton signe ses tweets d’un « -H », conformément à son logo de campagne. Merci Mott

gar_denfert rochereau

3. La gare de Denfert-Rochereau était originellement circulaire pour permettre aux trains de faire demi-tour.

4. L’histoire de Jennifer Ringley, qui il y a 19 ans, transmettait pour la première fois sa vie en direct sur sa webcam.

dorcel porno bureau france

5. Selon une étude Dorcel, c’est en France que le porno est le plus consommé au bureau.

6. Certains films prompts au piratage portent des noms de code – working titles – : Titanic c’était « Planet Ice », Pulp Fiction « Black Mask », Le Seigneur des Anneaux « Changing Seasons ». « Projet X » n’a pas changé de nom.

7. Le brief de création de la bouteille de Coca-Cola en 1915 c’était de la reconnaître au toucher, et même dans le noir. Le gagnant s’inspira des rainures d’une fève de cacao.

8. L’ordinateur open-source italien Arduino tient son nom du bar où se rassemblait ses fondateurs. Arduino désignait le nom d’un roi italien du 11e siècle. Merci Thomas

9. L’histoire d’Hollywood, c’est l’histoire de l’évasion face au cartel de Thomas Edison.

10. Le marché de la seconde main de Nike est estimé par eBay à 230 millions de dollars, soit 8,5% du bénéfice de la marque.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #55

1. Selon l’ADEME, Les messageries instantanées sont moins polluantes (tout comme les raccourcis clavier), si le temps de lecture d’un document à l’écran est supérieur à 3 minutes, une impression recto-verso aura moins d’impact sur l’environnement. Merci Chloé.

2. Parce qu’il ne put dresser l’arc de triomphe à la Bastille, Napoléon voulu y planter un énorme éléphant en bronze.

3. Les appels vers l’international ne représentent que 2% du trafic téléphonique mondial (source : Nouvel Obs).

4. Le Baleinié, petit recueil de néologismes cocasses signé Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann. Merci Anne.

5. Dans Pulp Fiction, Uma Thurman est habillée exclusivement en Agnès b.

6. Le Louchébem, restaurant à viandes sis dans le quartier des Halles recommandé par ce cher Xavmod désigne originellement le jargon des bouchers.

7. Première règle tacite de la Ivy League : “Automobiles Strictly Prohibited”. J’adhère. Extrait de l’ouvrage culte Take Ivy :

« Many Ivy League universities prohibit students from owning cars. Do they go on a date on a bicycle, I wonder? In any case, cyclists are a ubiquitous sight on campuses and there is plenty of space to park bicycles. »

8. Le nom de code donné par les ingénieurs à la Renault 4 (la killer app de Renault pour contrer la 2CV) était Marie-Chantal. Certains puristes continuent à employer ce sobriquet. Merci Sébastien.

9. En cliquant systématiquement sur le premier lien de chaque article Wikipédia, on finit toujours par tomber sur la note dédiée à la philosophie. Ce petit outil développé par Jeffrey Winter permet de déterminer le degré de séparation d’une occurrence à la philosophie. Merci Hugo.

10. Voici le palmarès des intellectuels les plus quotés (je ne sais pas où ni durant quelle période).