Tendance : les brand whores

Identifiée par le site The Cool Hunter, on s’interroge d’emblée sur ce sobriquet un poil racoleur… Si arborer un logo – sérieusement ou de façon décalée – et se faire l’ambassadeur d’une marque revient à devenir une “pute de marque”, le concept risque de faire grincer beaucoup d’annonceurs…

Du côté des putes, je pense que contrairement à ce que Naomi Klein a voulu faire croire, les gens ne sont pas toujours victimes de la consommation et sont d’excellents professionnels.

090731_brand_whores

090731_brand_whores2

Au-delà du bling-bling et des gens qui brandissent fièrement certaines marques sur leurs poitrails, on voit en effet des gens détourner des logos, se les approprier et/ou remettre au goût du jour certaines des marques qui nous ont touché durant notre jeunesse…

Quelques exemples croisés récemment :

  • Un sticker Space Invader sur un laptop
  • Un t-shirt Bambi en soirée
  • Un féteeshirt – merci l’Obs pour cette expression – Mickey pour dormir
  • Des tonnes de t-shirt de beaufs à la Goéland détournant des logos célèbres : “Heineken” devient “Enviedekene”, “Enjoy Coca-Cola” devient “Enjoy Coke”…
  • Des soirées We are the nineties bardées de produits – fraises Tagada, vodka Carambar – et de marques des années 90
  • Des romans-photos avec des jouets Playmobile
  • Des milliers de vidéos en bonshommes Lego (cf. exemple du Wu-Tang infra, merci Tanguy)
  • Des figurines Barbie à l’effigie de Karl Lagerfeld

Et vous? Avez-vous déjà croisé des brand whores?Peut-être en êtes-vous une?

Source : The Cool Hunter , Post-it

Connaissez-vous la B2ologie?

Booba est un MC des Hauts-de-Seine. Booba est relativement connu depuis le milieu des années 90. Il appartenait au groupe Lunatic. On leur doit l’excellent LP Mauvais Oeil, émanation primitive d’un gangsta rap finement hardcore à la française.

Le bonhomme fait cavalier seul depuis plusieurs années maintenant. Il a remporté quelques francs succès grâce à ses disques solos.

Provocateur, Booba n’hésite pas à donner une photographie très crue de la vie contemporaine en France. Un regard polarisé entre des femmes mamans ou putains – quel digne hommage à Eustache –  des camarades de jeu voyous ou lâches, une police viciée jusqu’à l’os, une philosophie d’ensemble très marche ou crève… Un rapport au monde aussi noir que blanc, sans demi-mesure, typiquement adolescent, passionné.

Les lyrics enflammés de Booba inspirent à certains des élans spirituels. C’est le cas de Luc, un ancien employé de la CAF d’Essonne qui a décidé de partir aux Etats-Unis répandre le prêche du rappeur français.

Je vous laisse découvrir les reportages :

Pour le big-up, Seul le crime paie, des Lunatic :