Face à des arguments abstraits, rien de tel qu’un animal pour substantifier la rhétorique

Run4Tiger wwf

Pour des raisons de nature humaine, nous réagissons plus à des stimulations émotionnelles que rationnelles.

C’est le grand drame de Milton Friedman, la grande joie de Daniel Kahneman.

Cette campagne WWF au bénéfice de la sauvegarde des tigres en Russie est de ce point assez géniale.

La cible des joggeurs est non négligeable : l’association a décidé de challenger leur esprit de compétition (les fondements moraux d’apps de quantifying self) pour courir contre un tigre.

Magique et malin (même si la réponse sur les réseaux sociaux n’est pas monumentale).

If algorithms make us do good things, is it bad?

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Two interesting and confronting points of view regarding data and quantifying self found in a SXSW deck by Ben Essen (see below).

First is related to our fear of being dominated – if not replaced – by machines and algorithms as it becomes part of our daily lives.

andrew mcafee mitSecond is based on the feeling of a quantified guy who usually turned aware of not having been manipulated, just motivated to do stuffs…

300 outings

Technology has effects and us but which ones?

The map isn’t the territory.

L’Internet Des Objets pourrait autoriser les agences de pub à enfin toucher au produit

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Les métiers de la communication ont pour habitude d’user des mots pour raconter un produit. Il est rarissime que les annonceurs autorisent la modification de leur offre, malgré les nombreuses suggestions des agences.

L’internet des objets pourrait changer la situation.

D’abord parce que les agences vont initier leurs marques aux objets connectés.

Ensuite parce que les agences vont aider à exploiter les datas en vue de faire évoluer l’offre des objets en question.

Finalement parce qu’on ose espérer que ces nouvelles informations donneront de nouvelles idées d’autres objets connectés à inventer.

Le web a fait entrer plein de nouveaux métiers dans les agences de pub.

L’internet des objets aura au moins le même impact sur les organisations.

PS : pour les quelques retardataires qui n’ont pas encore découvert Mother >

Do we have a new PAP? Oui. Ce que nous racontent les Adidas powered by Google de Kevin Rose

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L’arrivée de Google dans nos chaussures n’a rien d’imprévu, au contraire, la marque ne fait que rattraper son retard sur Nike, Adidas ou Under Armour en matière de quantifying self. Quand on se disait que Nike souhaitait devenir le « Google de notre activité physique », on ne croyait pas si bien dire.

Autre point, la question du périmètre concurrentiel. Qui aurait misé sur Google il y a encore 3 ans pour figurer la concurrence des marques de sportswear? Une belle preuve du besoin d’ouverture d’esprit et de réalisme bottom-up. Si le californien veille  à se présenter comme un ingrédient, personne n’est dupe, les marques étant toutes en train d’amorcer leur virage serviciel, le nerf de la guerre, c’est la donnée, pas la godasse.

Troisième point : le programme Art, Copy & Code de Google pour expliquer la pub digitale aux agences. Devoir être aussi explicite est un peu insultant mais salutaire. Qu’importe, si cette initiative doit rassurer les annonceurs sur les dispositifs marketing à mettre en place pour intéresser les gens, pas de problème. L’avenir s’annonce radieux.