En marketing aussi, il vaut mieux vaut labourer profond que large

Mieux vaut tard que jamais pour obtenir des datas intéressantes.

Cette étude conjointe Geometry / Millward démontre que les stratégies de communication visant à provoquer de l’engagement et de la profondeur sont plus efficaces que les stratégies de reach visant prioritairement à faire de la couverture.

Un agréable pavé dans la mare de Byron Sharp doublé d’un étonnant soutien aux théoriciens des « nouveaux médias » traditionnellement plus gourous que scientifiques.

Pour la faire simple, une stratégie profonde – associée à un bon contenu créatif – génère une plus forte propension à acheter qu’une stratégie de couverture et de fréquence.

In short, while both approaches are likely to glean a return on investment, the nature of depth strategies will allow brands employing them to create greater and more sustainable impact by generating advocacy and driving repurchase.

Voici un graphique de la capacité de chaque touchpoint à produire un effet plutôt qu’un autre :

depth reach media touchpoints

Plutôt que de bastonner en TV un mauvais message, choisis un environnement où les gens viennent à toi avec du contenu créatif de qualité, genre Dove ou Red Bull. Et te voici économiquement riche, intellectuellement comblé et quasi décroissant (less is more).

Le pied.

Pour les amateurs, voici l’article complet publié sur Warc Creating_engagement_Depth_over_reach

Les gens sont des poules mouillées : pas d’innovation réussie sans familiarité

encombrement linéaire choix supermarché

Un peu de marketing ne fait jamais de mal. La dernière fournée internationale Nielsen sur les comportements d’achat est bien.

Primo, on comprend encore un peu mieux le rôle d’une marque (tout contextes confondus) : 60% des consommateurs ayant accès à Internet préfèrent acheter des nouveaux produits de leurs marques habituelles plutôt que d’opter pour une nouvelle marque.

Secundo, ce chiffre apporte un nouvel éclairage sur les théories de l’institut Erhenberg et la clique de Sharp, Binet et Field. Tout est affaire de pénétration. Plus on propose de produit et plus on augmente son chiffre d’affaires ainsi que sa part de marché/d’estomac.

Tertio, les 3 premières sources de notoriété parmi 21 points de contact sont le bouche à oreille – dans le monde (77%), en Europe (73%) ou en France (67%) – suivi par la vision du produit en magasin et l’obtention d’un échantillon gratuit (en Europe et en France).

nielsen probabilite acheter un  nouveau produit selon points de contact

Pour générer de la notoriété.

On n’ose pas imaginer leur poids dans les phases de considération ou de transformation.

La recherche active sur Internet arrive derrière (non les bannos ne comptent pas), devant la pub TV. De quoi relativiser et vibrer pour des dispositifs intégrant le point de vente.