10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #310

1. Personne ne sait d’où vient le système de notation des points au tennis (15-30-40-60). Merci Eric

2. Les oeuvres d’art subliminales des monarchistes d’après la Révolution française.

3. Nike réalise plus de 2 milliards $ de chiffre d’affaires dans des apps mobiles.

4. Comment faut-il prononcer GIF? Jif!

5. L’histoire du développement d’Amazon est intimement liée au lichen.

6. Kiloutou devait s’appeler Frankyloutou, en hommage au nom de son fondateur Franky Mulliez. Merci Etienne

7. 2/3 des Canadiens descendent des Filles du roi (des prostituées envoyées au nouveau monde pour se marier avec les forçats exilés sur place).

8. La cyber attaque de mai 2017 a coûté 120M$ à Reckitt-Benckiser.

9. Les lave-vaisselle suisses offrent un programme dédié aux fondues et raclettes. Merci Etienne.

10. Les crayons à papier sont jaunes à cause de la Chine.

10 things I didn’t know last week #177

1. Christian atheism: a theological position in which the belief in the God of Christianity is rejected or absent but the moral teachings of Jesus are followed.

2. Super Mario Bros had 256 hidden levels accessible by swapping your cartridge with Tennis without turning the console off.

3. Harpic = Harry Pickup.

4. Each French gambler spends an average 2000 euros per year betting.

5. Needles within Sports cars dashboard rise from the left to the right. Thanks Guillaume

6. As for Le Tour de France, UEFA Champions League was ignited by a French newspaper: L’Equipe.

7. Demolition Man was released in two different editions. The U.S. Release featured Taco Bell as the prominent Fast Food franchise of the future, the International Release featured Pizza Hut instead.

8. Some economists support a cigarette subsidy to save society money. Because they die early, smokers save society roughly 32 cents for every pack they smoke.

9.  War pigs vs. war elephants in Ancient Rome.

10. Eye contact increases brand trust?

cereal psychology

La croissance est affaire de pénétration : comment la déconsommation peut-elle faire grandir une marque?

Ça a des airs de monde à l’envers : on entend actuellement des agences qui appellent à moins consommer, dans le sillon de marques qui ont déjà pris ce pli.

Ça a commencé par quelques signaux faibles : d’abord des marques appelant au mieux consommer, sans précision. Puis des marques qui montaient des marketplace ou des réseaux de trocs, prétextant la récession comme alibi.

Depuis quelques mois, alors que la crise est un sujet quasi dissipé du radar US, Patagonia défraye la chronique en invitant ses clients à ne pas renouveler inutilement leur manteau d’hiver. Method sensibilise au gaspillage inutile de lessive (voir ci-dessous), Cillit Bang recommande de moins utiliser son produit (sans doute pour des raisons environnementales mais qu’importe). A ce rythme, les dentifrices vont bientôt se contenter d’une noisette de pâte versée sur les brosses.

Non seulement ces marques ne sont pas toutes des exemples à suivre en matière de durabilité (on pense surtout à Reckitt Benckiser), mais elles s’adressent à des marchés également peu réputés pour leur sensibilité environnementale.

Ces marques prennent des risques en bâtissent de la distinction reposant sur l’argument de Byron Sharp* : oubliez la fidélisation, il n’y a que la pénétration qui compte. L’argument prix est subtilement évoqué en creux (façon L’Oréal, dont le slogan de discounter mériterait un hommage). Pas d’achat à faire chez Patagonia, pas la peine de dépenser trop chez Cillit et Method.

Si on connait la proportion d’acheteurs fidèles de sa marque (sur l’item manteau de montagne/sports d’hiver, il y a fort à parier qu’elle soit marginale), on peut tenir un discours de déconsommation vis à vis de ses clients (Don’t buy this jacket était adressé par newsletter à des clients).

En outre, on peut aussi imaginer que dans le cas des produits d’entretien (Method a fortiori), l’utilisation modérée augmente la visibilité du produit dans la maison, un des premiers leviers de mémorisation.

Bravo aux marques dont les stratégies marketing et communication sont simples, efficaces et réalistes. Modèles à suivre.

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