10 things I didn’t know last week #202

1. April 11, 1954 was the most boring day of the 20th century.

2. Graham crackers and Kellogg’s corn flakes were invented to stop people from masturbating. Their inventors both believed that eating bland foods would suppress sexual desires and unhealthy urges.

3. In 18th century London, the admission fare to zoos was 3 half-pence but if you were short on cash you could bring a cat or dog as payment.

4. A Google Executive recently Skydived 136K Feet, Smashing the 2012 Baumgartner Record. Thanks Tom-Tom (and a very happy happy marriage).

5. The Underground Railroad was a network of secret routes and safe houses used by 19th-century slaves of African descent in the USA to escape to free states with the aid of abolitionists.

6. How-To Open a Wine Bottle with a Shoe.

7. Train Simulatoring. Crazy. Thanks Alex

8. It’s thought that blue light “has a calming effect on agitated people, or people obsessed with one particular thing, which in this case is committing suicide“. Thanks Olivier

9. Cheese is the #1 most shoplifted food in the world.

10. The “SEGA” chant at the beginning of Sonic the Hedgehog took up 1/8th of the memory on the cartridge.

Sometimes, you have to fail harder to go further: the case of digital advertising

whatsapp no ad no games no gimmicks sequoia capital
Le mantra d’un des fondateurs de Whatsapp (avant rachat)

A lot of business successes were born ad-free. They even accelerated their growth through anti-advertising speeches (remember Facebook, Twitter or more recently Whatsapp) (cf. the CEO manifesto published couple of weeks ago).

But there’s a time reality comes knocking at your door.

You want to go public, you want to raise funds, you want to hire people.

Then come the business model issue – even if a lot of urban legends tell us that the best BM in town remains users x users x users – and boom, advertising appears, smiling at you, showing how it’s the best alternative to remain free at the expense of a few banners. Example: Facebook is now a sewer making everyone paying – sometimes twice* – for shitty services.

What happens next is obvious: people are polluted, come less and less often, then drop the service after being told that the kid in town is ——-.

As video killed the radio star, advertising kills digital platforms. Whatever it is: native, entertaining, bluh bluh bluh. People are bored then leave. Period. 1% of good advertising doesnt make an exception.

For people, the only way to survive banners is to oupace advertisers. By leapfrogging from platforms to platforms, pursuing a neverending quest for ad-free spaces.

Wait. After all, if advertising screws innovation, this is good news. It boasts innovation.

As for an experience where subjects need to find solution under constraints, advertising invite people to get rid of by innovating.

So brands, you’ve got your answer. As for the people, the only solution is to outpace innovation.

Either create awesome experiences as Red Bull and start selling contents, let people play with your products as for Beck’s Song Reader, make them smarter like Lego We Do initiating kids to robots.

Squeeze the present to enjoy the future. This is dangerous game but eh, you’d better be the hunter than the hunted right?

* Getting Facebook in 9 minutes :

10 films publicitaires bien écrits

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La note de l’été d’avant les vacances. Peu de commentaires, que du partage gratuit, comme dans les blogs de pub. 

Souvenir souvenir.

1. BGH Summer Hater : la clim garde les cons chez eux.

2. Dodge So god made a farmer : l’agriculture est le premier métier de l’histoire.

3. Red Bull Defeat : le sommeil est une faiblesse.

4. Robinsons Pals : boire le même breuvage fait de nous des frères de jus

5. Nat Geo Wild : dans la nature, la réalité dépasse souvent la fiction

6. MTV Elvis Death : à se demander si ce brief n’est pas né d’une faute d’orthographe.

7. Mike’s Hard Lemonade Anytime’s a great time : “un brief de QA” (un peu trop inspiré d’Old Spice)

8. PlayStation Greatness Awaits : le mérite ça se mérite.

10. Come 4 The lover : le porno fait recette

à suivre…

Si certains produits se “vendent tout seul”, génèrent-ils “tout seul” de l’engagement sur Facebook ?

On dit que les marques qui ont des bons produits n’ont pas besoin de faire de la pub. Que leurs produits se vendent tout seul. Qu’en dit Facebook?

Selon une étude Millward Brown*, on constate pour commencer que les marques qui ont le plus de fans n’ont pas de produits particulièrement bons. A part peut-être Disneyland, les lauréats du top 20 sont des propositions de piètre qualité (Oasis, Danette, Kiabi…). Les produits sont en revanche compensés par des marques très solides : M&M’s, Tic Tac, La vache qui rit, Lutti…

nombre de fan pages facebook france 2012

On sait par ailleurs que sur FB, le fan ne fait pas l’engagement. Quelles sont alors les marques qui tirent leur épingle du jeu?

Pour le ratio nombre de commentaires / 10 000 fans, Disneyland, M&M’s, McDonalds, Samsung Mobile et La Redoute sortent du lot. Ont-elles de bons produits/services? A priori pas les pires.

nombre de commentaires pages facebook france 2012 millward brown

Pour le ratio nombre de likes / 10 000 fans, Oasis, Disneyland, M&M’s et Samsung Mobile s’en sortent le mieux, comme pour le ratio des commentaires.

nombre de like pages facebook france 2012 millward brown

Qu’en déduire (hors tactiques suivistes et chiantes de CM) ?

  1. La quantité ne fait pas la qualité, un poncif prouvé.
  2. Une marque n’est pas naturellement engageante. Ce top 20 zappe un demi-million de marques plus engageantes, depuis Red Bull à Ferrari en passant par Chanel.
  3. Une marque n’est pas naturellement non-engageante. Ce top 20 couronne des marques solides mais discrètes. Oasis, M&M’s, Lutti, Kiabi, Danette ou La Redoute ne se seraient sans doute jamais attendu à figurer dans un classement des marques les plus engageantes avant l’irruption des réseaux sociaux. Les FMCG en savent quelque chose.
  4. Facebook produit un engagement propre, soumis à des modalités d’interaction idiosyncratiques. Ce qui n’aide pas les marketeurs à mettre sur un même pied d’égalité les indices de performance sur les réseaux sociaux. Un like n’a pas la même valeur qu’un retweet, qu’un petit coeur ou un pouce vert.
  5. Facebook produit de l’engagement conversationnel, pas transactionnel. Les marques les plus engageantes sur FB sont globalement sympathiques, historiques, mythiques. On ne retrouve aucune marque transactionnellement engageante, type automobile, banque ou assurance.

***

Les marques sont-elles condamnées à produire de l’engagement propre à leur nature transactionnelle ou conversationnelle? Je ne crois pas.

La communication peut combler un manque, magnifier une réalité, faire changer de point de vue sur un objet. Toutes les marques pourraient potentiellement être engageantes sur chacune des deux dimensions. Le verre est à moitié vide et à moitié plein, on peut conserver ou faire progresser, comme pour tout.

Des marques comme iPod ou Red Bull prouvent que la com peut sauver un produit sans grande différence. Des marques comme la MAIF ou la MACIF prouvent que la nature transactionnelle n’est pas incompatible avec la nature conversationnelle.

Pour répondre à la question est-ce que la pub ou le média social peut pallier à la piètre qualité des produits? ces exemples montrent que oui, à la condition de maîtriser les règles d’un espace d’expression donné.

Tout est toujours question de contexte évidemment, mais surtout de volonté.

*Voici l’étude source MB :

Le problème avec les gens…

Cela sonne comme une rengaine annonçant le pire comme le meilleur : l’imminent besoin d’adaptation ou le passage en force.

Le problème avec les gens, c’est qu’ils ne se comportement pas comme les marques le souhaitent.

Le problème avec les gens, c’est qu’ils ne vivent pas en miroir de l’organisation des entreprises. Pour les gens, une Renault Mégane et un Renault Trafic appartiennent à la même marque. Pas pour Renault. Pour l’individu lambda, accéder à Google Maps depuis une application ou un raccourci écran, c’est pareil.

Le problème avec les gens, c’est qu’ils ne respectent pas les intentions (conservatrices) des marques. Sans véhicules de fonction, les berlines haut de gamme ne seraient achetées que par des notables de province. Sans dépense à perte, la plupart des marques de luxe ne résideraient ni sur les Champs, ni place Vendôme. Parler aux gens riches est un choix plus coûteux que rentable.

Le problème avec les gens, c’est qu’ils ont du répondant.

Le problème avec les gens, c’est qu’ils possèdent la dernière instance de la décision.

A quoi ressemblerait le monde si les marques contrôlaient les gens? A une armée de clones dépensiers sans âme. Les marques naissent de la singularité et la complexité des environnements socioculturels. Comment expliquer les succès de Red Bull / Monster autrement que par l’aseptisation cognitive du monde moderne qui conduit les gens à rechercher des sensations fortes? Facebook par un besoin d’expression personnelle et d’individuation? Apple par l’essor de la classe des créatifs culturels?

Les marques dorment sur une mine d’or et y cherchent du charbon, le charbon de la commodité, qui chauffe tous les foyers à la même température, se transporte facilement et s’extrait depuis des millénaires.

Le problème avec les gens, c’est une solution.