Renault internalise la production de contenu

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(crédit screenshot Le Figaro via SFR Presse)

Annonce intéressante toute fraîche : Renault va soutenir le groupe de médias Sophia, propriété de Claude Perdriel, composée de Sciences & Vie, Challenges, La Recherche, L’histoire et Historia.

Les arguments avancés par Renault sont marketing, dans la mesure où la marque produit de plus en plus de contenus : sur ses sites, ses réseaux sociaux, demain les écrans et les interfaces de ses voitures (aujourd’hui les ordinateurs de bord d’assistance à la conduite, demain des écrans dans les véhicules autonomes et connectés). Renault souhaite dès lors internaliser la production de contenu, quand d’autres préfèrent la confier à des spécialistes (cf. Usbek & Rica essentiellement soutenu financièrement par EDF et BNP).

On peut même imaginer qu’à la manière des fournisseurs d’accès à Internet – où les contenus offerts dans les box font la différence – que les fabricants automobiles de demain attireront et/ou fidéliseront leurs clients grâce aux contenus et services disponibles dans l’automobile.

Bref, affaire à suivre car mouvement intéressant, comme c’est souvent le cas chez Renault-Nissan.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #315

1.Le velcro a été inspiré par une plante : la bardane. Merci Simon

2. Renault a inventé la boîte de vitesse manuelle moderne.

3. Deep Blue battit Garry Kasparov à cause d’un bug.

4. Paul Valéry a bossé chez Havas.

5. Un film dont la trame tient sur l’ignorance d’une situation par un ou un groupe d’individus est appelé un idiot plot.

6. Historiquement, le tiret underscore servait à souligner un mot sur les machines à écrire.

7. La revue J’aime Lire est la plus forte audience presse des moins de 20 ans en Europe.

8. La passion de la nature pour les hexagones.

9. Dans les années 60, plusieurs députés travaillaient chez JWT à Londres (source : 98% pure potato).

10. Les innombrables caricatures disséminées dans les albums d’Astérix. Merci Mathieu

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #265

1.Feignant et fainéant ne veulent pas dire la même chose : un feignant fait semblant de travailler (il feint le travail) alors qu’un fainéant ne fait rien (il fait néant).

2.

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Merci Gregory

3. Le Renault Scenic est un anagramme pour Safety Concept Embodied in a New Innovative Car.

impasse mexicaine4. L’impasse mexicaine : ce moment où trois types se tiennent en joue.

5. Les (télé)spectateurs d’une partie de golf peuvent appeler ou emailer l’arbitre pour dénoncer une faute passée inaperçue.

6. Les suffragettes avaient une botte secrète : le jiu jitsu. Merci Xavier

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7. Les bottega italiennes, ancêtres des open space modernes.

8. Au 19e siècle, les gens avaient tellement peurs d’être enterrés vivants par accident que des boites inventaient des outils permettant de survivre en cas de réveil dans un cercueil.

9. 45% des couples du monde arabe seraient plus ou moins de la même famille.

10. Le cérumen de nos oreilles est un puissant antibiotique.

Publicité en ligne : faut-il pisser contre le sens du vent?

La publicité sur internet traverse une crise de conscience.

La presse s’interroge, le patron de l’IAB se parjure et confesse que les optimisations réalisées ces dernières années ne valent pas la dégradation de valeur générée par l’industrie.

We messed up. As technologists, tasked with delivering content and services to users, we lost track of the user experience.

Ce document trouvé sur l’excellent Petit Web propose un bon condensé des dérives de la publicité en ligne : trafic fantôme, fausses impression, formats insupportables, montée en force des Adblockers, échec de la personnalisation

Pour autant, les dépenses internationales du display augmentent (notamment grâce à la vidéo), le digital est sur toutes les lèvres, il produit les plus grosses valorisations boursières (Uber = 20 fois la SNCF).

digital as spending share worldwide

La relation entre l’outil et la société est un immense champ d’étude des Humanités. Lorsqu’un outil produit un usage innatendu, il n’y a rien de plus difficile que d’en écarter les usagers. C’est la puissance des usages et des sentiers du désir.

De fait si les publicitaires utilisent la programmatique comme des crétins, que faire? Faut-il blâmer l’outil, les publicitaires ou le marché ? Faut-il légiférer? Faut-il adopter un code de déontologie?

Vous n’en croyez pas un mot et vous avez bien raison.

Le futur de la pub en ligne ressemble à un fast-food qui va supprimer énormément d’emploi. Ne pissons contre le sens du vent et inventons de nouveaux formats : services, contenus, expériences.

Renault a donné du corps à l’Espace à travers sa stratégie de ciblage

J’ai une vieille passion pour les white spaces et les marques qui vont là où on les attend pas.

La campagne Renault Espace avec Kevin Spacey appartient à cette famille, conformément à cette analyse produite par Linkfluence.

Si l’image de Kevin Spacey s’écarte clairement de l’image historique du Renault Espace, leurs publics digitaux diffèrent eux aussi grandement.

Autant d’opportunités de toucher de nouveaux consommateurs, non-spécialistes de l’automobile et éloignés de l’audience traditionnelle de la marque.

Finalement, la part de voix de la campagne dans cette communauté naturelle pour la marque est comparable à sa part de voix dans l’ensemble des communautés du domaine culturel (au sens large) : Renault fait coup double !

Un contenu adapté à une double audience autour d’un dénominateur commun bien choisi. Habile. Bravo Renault.