Et s’il fallait traiter les bouclards comme des sites e-commerce?

On aime cette étude shopper qui recommande d’imaginer les magasins physiques comme des sites e-commerce.

Au-delà de la pertinence des informations proposées, cet exercice de décadrage permet de pointer des pratiques qui apparaissent désormais évidentes en e-commerce mais qui continue à exister offline : laisser entrer des gens sans leur proposer de l’aide ou de laisser un email, laisser les gens quitter un site sans tenter de les retenir…

Le futur du retail ressemble à Guantanamo

Il est assez difficile d’expliquer ce qu’il reste de PFSK, jadis empereur des veilles de bonnes idées.

Leur dernier rapport sur le futur du retail ouvre toutefois pas mal de perspectives dont on ne soupçonne pas – assez – l’existence.

Slide 12 : dans une boutique d’ameublement, les produits équipés de détecteurs de présence envoient un message aux vendeurs pour qu’ils s’approchent.

Slide 16 : les détecteurs de présence équipés de technologie de reconnaissance faciale donne des indices aux vendeurs sur l’humeur des prospects.

Slide 17 : la carte de fidélité est remplacée par un objet connecté, capable de streamer des contenus sur le mobile du membre embasé.

Le futur va être assez super.

UX et retail : même combat

UX-CX-BX

Derrière l’uberisation, il y a la question de l’intermédiation.

Les champions de la nouvelle économie sont des intermédiaires. Qu’ils disposent d’une technologie, d’une interface, d’un slogan ou de n’importe quoi, ce sont avant tout des middle men. Toute la valeur de l’industrie du tertiaire se construit sur l’intermédiation.

De sa position intermédaire, la question de l’interface est décisive (mais pas suffisante ; qu’on s’entende bien) : en amont pour sourcer les produits et en aval pour distribuer, la valeur d’un intermédiaire dépend de la bonne gestion de sa chaine de production. Le graphique ci-dessus montre à quel point les différents type d’expérience sont naturellement imbriquées. Cela est vrai pour toutes les marques et encore plus pour les intermédiaires dont la valeur est interfacielle.

De fait, un intermédiaire de la nouvelle économie et de la vieille économie ont le même métier (faire se rencontrer une offre et une demande en prenant une commission via une création de valeur) et les même enjeux (se développer, se digitaliser, se cross-canaliser…).

Uber et Hertz ont le même métier et les même enjeux. Uber et Capitaine Train font le même job. Uber et un galeriste font le même métier : sélectionner des produits et les mettre à disposition d’une demande.

Dans la même ambition de rapprocher les disciplines, disons le haut et fort : l’UX est un sujet retail. On se souvient d’ailleurs à quel point ce document détaillant les enjeux du retail est un sujet UX (l’analogie entre les graphiques est criante).

retailxperience

C’est l’immense opportunité des distributeurs traditionnels qui maitrisent comme personne l’expérience produite par leurs magasins : via l’offre disponible, via les parcours proposés aux gens, via le service client…

En faisant un pas de côté il devrait rapidement se rendre compte que la nouvelle économie est un sujet de la vieille économie.

Waitrose a des réserves sur la vision futuriste du marketing défendue par les consultants

waitrose future marketing nrf 2015

Slide intéressante aperçu au dernier salon de la National Retail Federation à NYC.

Ca vient d’une conférence Waitrose, un des meilleurs retailers du monde, et cela bouscule agréablement les dogmes du moment.

Chacune des injonctions à la mode figurée à gauche du graphique sont mises en opposition avec le bon sens commerçant.

Le retail étant une des locomotives historiques du marketing – ils ont tout inventé ou presque – il y a de quoi se réjouir que ses illustres porte-paroles expriment des réserves pas rapport aux fantasmes de consultants.

Source

What’s your radical plan to spin your branding?

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The magic of our job is to make sure that 1 out of 999 times, we manage to create something stunning.

One of the precious exception popped out in Stockholm where retail brand Lidl wasn’t perceived as able to provide quality food because of its low prices.

What they did is opening a chef restaurant entirely based on Lidl products operated by the British two stars chef Michael Wignall.

Most radical evidence to make people consider the brand.

It worked. No kidding.

Lidl registered a whooping +23 points in consideration, from 10 to 33.