10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #308

1. Merci Victor

2. Inventées après l’universel football, les règles du rugby ont été volontairement compliquées pour éduquer les hommes à l’éthique de l’humilité. Merci Mehdi

3. Naitre avec une petite cuiller en argent dans la bouche est un proverbe qui vient de l’époque où les gens se déplaçaient avec leur propre cuiller.

4. The Hire, une des premières campagnes modernes de brand content, aurait augmenté les ventes de BMW de 12% d’une année sur l’autre.

5. Le pin colonnaire penche vers l’équateur, et personne ne sait pourquoi. Merci Simon

6. Au 14e siècle, la peste noire fit tellement de morts que l’Europe mit 3 siècles à retrouver son niveau de population.

7. Le logo Toyota est un hommage à leur activité historique : les machines à coudre.

8. Historiquement la margarine était rose.

9. Les dents de lait tombent dans le même ordre qu’elles poussent.

10. L’équipe de football américain de Baltimore est nommée Ravens en l’honneur d’Edgar Allan Poe ayant longtemps résidé dans la ville.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #136

1. Les buveurs de bière descendent en moyenne 60% plus vite un verre rond.

2. Les cymbales Zildjian sont fabriquées depuis 400 ans.

Zildjian_Logo.svg

3. Le pendant féminin d’un android est un gynoid.

4. L’explication du téléfilm l’Instit (source Nouvel Obs mars 2013)

gerard klein instit mitterand

5. Les Luddite, premiers humains révoltés contre les machines, il y a deux siècles. Merci Olivier

6. Un décret protège la rediffusion télévisée gratuite de “21 événements considérés comme d’intérêt général” : les Jeux olympiques, le Tour de France, les matchs des équipes de France de football, de rugby, les finales de la Ligue des champions et de la Coupe du monde de football.

7. En 50 000 ans, la Terre a vu naître 106 milliards d’humains.

8. Pourquoi y’a-t-il plus de sorties que d’entrées dans le métro parisien? Merci Julie

9. Les hommes ont pris l’habitude de devancer leurs épouses en entrant dans un lieu public. Officiellement pour s’assurer de la sureté du lieu, officieusement pour vérifier que leur maitresse en était absente. Merci Fred

10. Si le chauffeur du RER change à Nanterre, c’est qu’il subit la démarcation entre les périmètres de la SNCF et de la RATP. Merci Mathilde

Faire tomber les a priori et recruter

Les sports collectifs font leur révolution. En l’espace de 10 ans, joueurs et entraineurs sont devenus des icônes de mode, on les retrouve dans les médias, dans la presse people, dans les évènements RP, sur des calendriers érotiques. Les maillots sont devenus moulants, les cheveux brillants et le sourire charmeur.

Pep Guardiola
Christiano Ronaldo
Des joueurs du Stade Français

Deux hypothèses  :

  • L’audience habituelle du foot et du rugby (pour ne citer qu’eux) s’est brutalement efféminée,
  • La nouvelle audience des sports collectifs est… féminine.

Lors des dernières éditions des coupes du monde de football et rugby, la presse a largement participé à amplifier le phénomène de la féminisation de l’audience : l’effet coupe du monde.

Étrangement, les spectateurs de foot/rugby, bastion du machisme, n’y trouvent rien à redire. Ils ne sont pourtant jamais absents pour sur-signifier leur virilité à grand coup de jurons ou de doigts levés (même si le rugby est célèbre pour son sens du fair-play).

Pour se convaincre de l’intérêt que l’industrie et les médias portent aux femmes, il suffit de penser aux enjeux financiers colossaux qu’elles représentent : entre les téléviseurs, les plateaux-repas, les maillots, les tickets de stade et toute sorte de produits dérivés, les femmes constituent un poumon de dépense aussi important que leurs homologues masculins.

Ce film néerlandais pour le compte du cidre Jillz devrait finir de vous convaincre :

Habbo : comment faire picoler les enfants?

Les problématiques de com relatives à l’alcool sont nombreuses. Les multiples interdictions à l’encontre des alcooliers rendent la communication complexe, chaque message est passé au crible d’un arsenal juridique kafkaïen.

Il y a bien des petits malins qui tentent des pirouettes. C’est le cas dans le sport, où les divergences législatives entre les pays autorisent sinon des jurisprudences du moins des confusions exploitées par les marques d’alcool. On pense par exemple à la H Cup, l’autre nom de la coupe d’Europe de rugby à 15, sponsorisée par Heineken.

En France, la marque hollandaise n’a rien le droit de dire (leur dernière tentative s’est soldée par un furieux échec) alors que dans beaucoup d’autres pays, on force à moitié les joueurs à descendre un demi à la mi-temps. Ce décalage de lois posent le problème de l’unification des juridictions (cf. Olympique Lyonnais qui n’a le droit d’afficher le sponsor de ses maillots que lors de ses déplacements européens) mais c’est un autre débat.

On se souvient par ailleurs de la pirouette de la marque de bière galloise Brains qui a utilisé lors du match de rugby France/Pays de Galles des maillots frappés de l’inscription “try SA” à la place de leur habituel “Brains SA”. L’idée : contourner la législation française sur l’alcool sans pour autant faire disparaitre le sponsor. La mention “Try SA” a été présentée comme une simple traduction du terme “essai” (…rugby…) alors qu’en fait cela faisait la promo de la marque de bière… Personne n’a compris mais bon…

Internet offre en revanche un no man’s land juridique dont les marques d’alcool profitent allègrement. On ne compte plus les groupes, les pages fans sur Facebook ou encore les forums investis par les alcooliers. La pirouette : on ne peut pas contrôler les contenus UGC (user generated content)…

Naturellement, tout le monde SA s’essaie à la pub pour l’alcool en ligne, même les non-fabricants. C’est le cas de Habbo, un réseau social pour les ados, assez populaire de par le monde. Leur dernière trouvaille : créer un espace de discussion en ligne sous forme de bistro : le Bobba Bar.

Evidemment, cette petite perle technique est accessible depuis son ordinateur et son mobile. Tout ce qu’on aime. L’idée n’est pas de remettre en cause le rôle social des cafés dans nos sociétés mais plutôt de s’étonner de l’audace de ce projet.

Si l’association Familles de France (jamais avare d’une petite pique réac envers l’univers des jeux vidéo) tombe là-dessus, ils vont littéralement s’étrangler.

Habituer les jeunes à passer des bons moments dans un bar, il faut bien avouer que c’est politiquement incorrect, du moins en France.

De là à ce que certaines marques aillent les dragouiller, il n’y a qu’un pas.