10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #288

1.Contrairement à ce qu’on entend parfois dans les salles, la plupart des poses de yoga ont été récemment inventées. Merci Anais

2. Le fusil de Tchekhov est un principe de dramaturgie postulant qu’il ne faut jamais montrer une arme à feu dans un acte si elle ne sert à rien. Dans le cas inverse, elle est censée donner l’impression au lecteur de bien suivre l’intrigue.

3. La chanson de William Sheller pour Hippopotamus.

4. Une partie sur deux de Monopoly se termine mal. Hasbro a donc ouvert une hotline dédiée au règlement en Angleterre.

5. L’expression jeu de main jeu de vilain vient de l’époque où les nobles jugeaient leurs différends à l’arme à feu, tandis que le petit peuple préférait les poings.

6. De la même manière que la loi de Moore dit que la puissance des puces informatiques double tous les 18 mois, la loi de Shrek montre que le temps passé sur les effets 3D d’une vidéo double d’un épisode sur l’autre.


7. L’encre des imprimantes coûte plus cher que les parfums.

8. Ce portrait de Lincoln est une des premières photos à avoir joué un rôle central dans une élection.

9. Les backeurs, doublures indispensables des rappeurs.

10. Run DMC est l’alliance de 2 surnoms : Rev. Run et Devastating Mic Controller.

Hommage au Boombox : une révolution appelée mobilité

Un article du New-York Times était récemment consacré aux travaux de Lyle Owerko sur le Boombox, ces gros radio-cassettes (aussi appelés ghetto blasters ou Brixton briefcases) emblématiques du Bronx des années 80.

Outre sa récente recrudescence liée à la vogue du low-tech et de la technostalgie, le boombox fut une double révolution du contenant et du contenu.

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Phénomène : les sneakers

Les sneakers, c’est avant tout le nom qu’on donne aux baskets aux Etats-Unis et en Australie. Leur développement est propre à la société du loisir : à partir du moment où les gens ont eu un peu de temps pour se détendre, ils se sont naturellement mis au sport ou au chilling out. Pour ce faire, rien de tel qu’une rupture stylistique par rapport à l’uniforme qu’on porte pendant la semaine.

Quelques endorsements célèbres vont les propulser au rang d’icônes populaires : Woody Allen, Led Zeppelin ou Dustin Hoffman font partie des early adopters ayant fait sortir les sneakers du placard de la mode des célébrités. Le film Fash Times at Ridgemont High quelques années plus tard montre Sean Penn qui porte des Vans. On attribue à ce film la mode des slippers, ces sneakers sans lacets (on retrouve depuis inévitablement les Vans dans les films de Larry Clark ou Gus Van Sant) :

Le développement plus ou moins concomitant du sport business et de la street culture va ensuite relayer le phénomène. On se souvient notamment du groupe de hip hop Run DMC qui arbore fièrement des Adidas dans leur clip It’s like that. Ils ont même dédié une chanson à leurs sneakers favorites :

Côté sport, les contrats de sponsoring se multiplient, certaines vedettes deviennent des marques à proprement parler, façon Mickael Jordan.

Depuis une dizaine d’année, le mouvement prend une tournure méga opportuniste. On cherche à premiumiser dans tous les sens : séries limitées (collaborations de marques et artistes), produits de niche (baskets  écologiques ou réédition de modèles cultes), sneakers de luxe…

La sneaker est devenu un langage qui ne dénote plus seulement la décontraction. Chacun peut trouver le modèle qui correspond à son mode de vie. Les sites spécialisés et blogs (même des magazines) se multiplient. Sneakerlisting est par exemple dédié aux modèles rares.

New Balance a par exemple lancé un site où il invite ses fans à poster leurs images de sneakers pour affirmer leur personnalité et créer une communauté.

Que dire de plus? Sans doute des tas de choses, je vous écoute.