Debout les damnés de la terre : le cri collectiviste des médias

La semaine passée la presse française s’est unie en deux collectives – Gravity le popu et Skyline le premium – pour lutter contre la pression des GAFAs sur la publicité en ligne, notamment Google et Facebook (quand on parle de pression, on parle de leur formidable capacité d’innovation qui rend leur produit éminemment plus sexy que ceux des marques médias).

Même son de cloche du côté des médias américains.

Les médias se syndiquent.

Les médias se SYNDIQUENT.

Des boites tenues par Rupert Murdoch d’un côté de l’Atlantique, Bernard Arnault de l’autre.

Les plus grands chantres du capitalisme mondial se syndiquent contre de plus gros capitalistes.

C’est assez super.

Assez super que ces gros bonnets soient dans la position des petits, qu’ils ressentent la même chose que des millions de petits travailleurs. Assez super que ces gros cigares n’aient rien trouvé de mieux que d’imiter les masses laborieuses pour résister contre le nouveau patronat mondial.

Il n’y a décidément pas de doute : ce sont les comportements qui créent les attitudes, jamais l’inverse. Jamais l’inverse.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #30

1. Odonymie = nom des rues. Cet article Wikipédia nous apprend que Paris est la ville ayant attribué le plus au monde de noms de rue à des noms de combattants.

2. Depuis que le Wall Street Journal online est payant, Rupert Murdoch a demandé à sa rédaction de “chanter pour le diner”, comprenez être aux petits soins pour le lectorat, à traiter selon les codes de l’internet : proximité, vulgarisation et fun. Résultat : des contenus apparemment géniaux.

3. Olivier Bomsel, économiste Français (voir ce beau portrait signé Télérama), a publié un ouvrage sur le gratuit deux ans avant celui de Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, dont je vous invite à redécouvrir la substance ci-dessous :

4. Il est d’usage courant de coudre les boutons d’une chemise à gauche pour les femmes (parce qu’elles étaient habillées par leur servante de droite) et à droite pour les hommes (afin de laisser la main droite libre pour un coup d’épée).

5. L’existence formidable de l’inventeur controversé Franz Anton Mesmer, récemment exposé à Versailles dans le cadre de «Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles».

6. L’histoire de l’introduction des vers à soie en Occident, volé avec style par les Romains par l’entremise des Byzantins. Merci Sebastien.

7. Le carat, mesure du poids et de la qualité des pierres précieuses, tire son nom de la fève du caroubier, utilisée comme étalon masse dans la Grèce Antique.  De même que l’obole était une unité de valeur et de masse.

8. Depuis 2010, les pays émergents achètent plus d’automobiles neuves que les pays industrialisés.

9. La création des pages fans sur Facebook procède d’une décision financière, suite à une levée de fonds du social network (cf. slide 2):

10. La première croissance mondiale, c’est Singapour, avec un score de +14,7% de son PIB en 2010.

La vérité sort de la bouche des clichés

 

Cette jolie infographie signée Euromonitor International pour le New York Times nous montre les dépenses réalisées par nos voisins internationaux selon 5 postes : mode, high-tech, alcool & tabac, produits ménagers et loisirs.

Sans grande surprise, ce graphique vous sera fort utile pour justifier vos poncifs favoris dans les dîners :

  • Nos camarades américains sont les plus gros acheteurs, tous secteurs confondus ;
  • Les Taïwanais adorent les produits high-tech ;
  • Les Australiens dépensent très peu d’argent en vêtements, relativement au climat particulièrement clément qui sévit au pays de Rupert Murdoch.
Rendez-vous la semaine prochaine pour la courbe corrélative des petits hommes acheteurs de 4×4.
Source : NY Times