Le ressac technologique : quand les machines Nespresso nous raconte le règne sarkozien

Dans le tourbillon permanent de l’innovation technique (conférant parfois de l’injonction), il y a peu de place pour le ressac technologique.

Ce phénomène désigne l’abandon d’une technologie récente au bénéfice d’une plus ancienne mais éprouvée.

Nous avons tous en tête l’image d’une vieille calculette qui traîne sur les bureaux ou de la cafetière filtre ayant repris ses droits sur la Nespresso, récemment délaissée.

Tout comme il existe plusieurs formes de ressacs (du rejet temporaire à l’abandon total en passant par la cohabitation), il n’y pas une mais plusieurs explications du phénomène : l’innovation ne tient pas ses promesses, on se rend compte que l’outil substitué n’était finalement pas si mal, la nouveauté génère un corollaire inattendu, l’environnement change, la tendance s’inverse

Comment expliquer le retour en grâce de certains titres papier, des cartes postales ou des agences de voyage brick and mortar?

Le progrès n’est pas toujours là où on l’attend. Derrière la beauté efficace d’une machine Nespresso, il y a des règles anti-concurrence d’un autre âge, une vision environnementale catastrophique, un reliquat statutaire suranné.

Les métiers du marketing et de la com sont pourtant bien placés pour en témoigner : le progrès est populaire. Il n’est pas de succès sans pertinence, sans affordance, sans plébiscite. Si le digital a bien amplifié un phénomène, c’est celui de la route bottom-up de l’innovation.

Le progrès vient d’en bas, pas d’en haut.

Tout communique : Audi recrute et Brice charchute

On ne le répètera jamais assez : tout communique ! Qu’il s’agisse de Ray-ban sur le nez d’un président, d’une bague à 20 000 lors d’une réunion syndicale ou d’une braguette ouverte, les acteurs de la vie publique ont un devoir de contrôle lors de leurs prises de parole. Les marques ne font pas exception à cette règle.

En pleine crise automobile mondiale, il fallait du cran pour fêter un anniversaire. La marque allemande aux 4 anneaux en a fait son partie pour envoyer un message fort : la croyance dans l’avenir par le recrutement. En accord avec le gouvernement teuton, Audi a ouvert 100 postes d’apprentis pour l’année 2010.

La communication RH est un parent pauvre de la communication : peu créative, moins grandmédiatique et glamour que sa cousine publicitaire, elle a pourtant un rôle largement aussi important puisqu’elle s’adresse aux travailleurs. Ces derniers doivent d’ailleurs passer plus de temps sur leur lieu de labeur que dans les boutiques le samedi après-midi. Pourtant, la majorité de la pub s’adresse à cette petite tranche horaire de leur emploi du temps. Cherchez l’erreur…

Il n’y en a peut-être pas, d’un certain point de vue, on consomme son emploi comme un produit. Allez savoir pourquoi des index répertorient les entreprises dans lesquelles “il fait bon travailler” ou expliquer le nombre irrationnel de candidatures reçues par certaines boites réputées être de “bonnes écoles” (L’Oréal ou Danone dans le marketing par exemple).

Si ces sociétés ont bonne presse, ce n’est pas le simple fait de leur communication commerciale, sans quoi, personne n’irait bosser chez Unilever (dentifrice, papiers hygiéniques…) ou à la BNP. C’est leur com RH et les efforts entrepris vis à vis de leurs (futurs) salariés qui bâtissent leurs réputations.

L’erreur est humaine, on en parlait encore hier chez Né Kid, mais comment expliquer les décalages d’entreprises qui font un sans-faute sur la pub et/ou le recrutement et qui annoncent la bouche en coeur le provisionnement de milliards pour payer des bonus ou des plans de restructuration sauvage en plein marasme. Erreur de débutant, ou d’organisation…

Mon job chez Né Kid consiste à bâtir des architectures de marques qui ne laissent aucune des multiples dimensions de la communication sur le bord de la route. On ne peut pas ne pas communiquer ironisaient les pontes de Palo-Alto. Entendu. Essayons seulement de le faire correctement et à tous les étages.

NB : manière un peu alambiquée de rebondir sur le scandale des déclarations de Brice Hortefeux publiées hier sur le site du Monde. Comment un ministre en 2009 peut-il encore se laisser piéger par le jeu médiatique ?

Mais que fait la police le dircab??

Source : Autoplus

Sarkozy, Dati, Yade et Borloo nus !

 
rama_yade

Le voyeur le mieux renseigné de Paris n’est pas encore en prison et n’ira probablement jamais : la primeur de ses images revient en effet à son imagination puisque Roland Hours peint.

Pour le plaisir des sens, la future coqueluche de la place du Tertre revisite un des grands classiques de l’Art dans tout : le calendrier. Max Guazzini a initié le mouvement avec ses Dieux du Stade, notre ami Roland frappe bien plus fort puisque c’est une douzaine de figures phares du gouvernement qu’il a croqué.

Les images sont disponibles sur sa page web : dessins > calendrier 2009.

Enjoy.

PS : Merci Le Post !