Mom Mom, when I’m older could I make a living out of useless advices?

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It sounds a bit ironic through a blog post but I’m amazingly fed up by these talkers trying to explain how companies should work.

Edward Boches, Seth Godin, Bud Cadell… Cavazza, Pouy or Deniaud in France. I guess every country got some.

Most of the time, these people inspire naivety. They give candid lessons, they describe stuff too objectively to be experienced, they deliver advices disconnected from the reality. I plead guilty for having referenced their thought a couple of times yeah, but it was only to bounce back.

Besides entertaining bored executives or enthusiastic students, the basic take out of 99% of their presentation are that these guys probably never works within real companies…

One example, among many many others:

Don’t fall for native advertising, opt for naive advertising. It’s free. It used to be called PR.

shopping bag sac shit vain absurde achat consommation

This article kind of trended lately.

I Liked Everything I Saw on Facebook for Two Days. Here’s What It Did to Me

Nothing would’ve happened if a sense of criticism lied within this story but my poor English didn’t allow me to feel that. Sorry then, I couldn’t resist trashing it.

It’s time to quickly discuss the editorial quality of Wired. It’s pointless and dull. As for a lot of articles, this piece belongs to a peculiar species: naive advertising.

Who was without sin should throw the first stone. I fell for these points. A lot. About filter bubbles. About tipping points. Gladwell, Lerher, Godin… Coming from The Atlantic (this one case from today is awesome), Medium, Slate, HuffPo… These pieces are most of the time written by zealots or amateurs. Conclusions are hazardous. Most of the time it won’t go further than a few superficial observations. This is probably what make them journalism – they certainly don’t deserve the status – rather than science. Still.

It gives a very first degree lecture of a phenomenon. It doesn’t explain anything. It tries to frighten people under a citizen-friendly *slash* libertarian line. It’s just a matter of eyeballs. That’s the point of naive advertising.

I assume advertisers or even Facebook members won’t even take the time to answer. They actually recognize the emptiness by not considering it (as well as the low esteem they indirectly have of the readership). For the readers of Wired (I guess lagged middle managers trying to look cool in front of their teenage kids), it’s not fair. They engage with a trashcan and take out useless clichés.

The one about Facebook is a nugget. How in earth Wired readers don’t already know Facebook likes are serving commercial purpose? Everybody already tried to like something and everybody is now aware of the marketing consequences of these interactions.

The bottom line is: it’s either Wired responsibility to publish these pointless click baits, or as for every occasional/loyal reader of Wired, it’s time to open a new chapter and look for worthwhile content. With or without advertising.

This short outrage reminds me of the Russell Brand reaction facing commercials:

La fragmentation des audiences a créé une société de marginaux où tout est optionnel

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Malgré un énorme warning déontologique, ce talk de Seth Godin est intéressant.

Si sa démo repose sur son mantra de la fin du marketing de masse, son point sur ses incidences est bien senti.

La fragmentation des audiences a abîmé le marketing de masse, résumé par la formule average stuff for average people. Si on ne peut plus imposer une émission ou un produit à des millions de personnes en même temps, alors chacun se met à choisir. Tout est optionnel.

Il n’y plus de moyenne, que des marges (cf. ce talk de Johanna Blakley)

Cette manière de raconter les choses est une excellente définition de l’engagement.

Si tout est optionnel, comment être choisi?

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #154

1. Un tiers des utilisateurs de Mozilla utiliserait un bloqueur de pub, 30% chez Chrome, 20% chez Opera. Adblock Plus compterait 60M d’utilisateurs actifs dans le monde, dont 5 en France.

2. Le métier de fixer. Merci Marlo

3. Un “arbre sec” = une potence. Merci Hugo et Mathilde

4. Candy Crush générerait 600 000 dollars de CA par jour (entendu dans le podcast Studio 404 à la 20e minute)

5. Dragon Quest 3 : le jeu vidéo qui paralysa le Japon.

6. La sophistication de la Citroën DS a sauvé De Gaulle.

7. Ces hackers du patrimoine s’appellent les Untergunthers.

8. 400 millions de Chinois ne parlent pas le mandarin. Merci Benjamin

9. L’emprunt étonnant du logo Radisson :

logo radisson picasso

10. Un petit détail qui compte : pourquoi les caractères imprimés sur les touches d’un cockpit d’avion sont en capitales? Réponse à 3’35 :

Si on ne voit que les choses qu’on aime, qu’advient-il des choses qu’on n’aime pas?

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Cette question posée par Danah Boyd il y a quelques années est obsédante (cf. 2’20 de la conférence infra).

Les likes, les clics, les bookmarks, les hashtags et les pins s’accumulent en une masse de données impossible à analyser. Aveuglés par les potentiels offerts par la big data, on n’en vient à oublier que :

  1. la plupart de nos traces comportementales digitales n’existaient pas il y a quelques années
  2. la majorité des conversations a toujours lieu offline

L’objet de cette note n’est pas d’établir une frontière entre off et on mais de prendre le recul pour ne pas perdre le nord. Facebook n’a ni inventé l’amitié, ni ré-inventé l’amitié. La richesse des interactions digitales nait de structures socioculturelles existantes. Internet n’est pas un nouveau continent mais une surcouche de l’humanité. Il convient donc de mettre en perspective les (nouvelles) données nées du net avec des objets existants.

Faut-il rappeler qu’à de rares exceptions, nous sommes encore dans la première étape d’un énorme effet de diligence et que les corbeilles de nos macbooks ont la forme d’un objet designé il y a 100 ans?

Dans la civilisation du visible (ou de la transparence radicale comme l’appelle Danah Boyd), on finit par oublier l’invisible, voire en souffrir. Or, les réflexions établissant les problèmes liés à l’absence de feedback des audiences invisibles ne manquent pas. Si Facebook est une rue, on finit par ne plus voir que les gens qui nous parlent, oubliant tous ceux qui se baladent silencieusement sur les trottoirs. Pourtant, ces derniers sont toujours là. Même constat pour les sites d’hôtellerie : les 123 likes générés par cette chambre d’hôtel tendent à faire oublier les 1450 mécontents qui n’ont pas eu la chance de pouvoir disliker. Comment juger correctement les choses dans ces conditions?

Si la data peut dessiner les étoiles sur lesquelles nous plaqueront nos constellations, n’oublions jamais que les supernovas ne sont pas la galaxie, la carte n’est pas la territoire. Tout se joue ailleurs, dans les espaces vierges, dans l’invisible, dans l’infiniment petit ou l’infiniment grand.

En sport, un bon meneur de jeu en sport collectif voit autant ce qui se passe que ce qui ne passe pas. Le débat des Grecs sur la réalité et le visible a été disqualifié il y a plus d’un siècle par un certain Einstein.

Levons la tête du guidon.