Debout les damnés de la terre : le cri collectiviste des médias

La semaine passée la presse française s’est unie en deux collectives – Gravity le popu et Skyline le premium – pour lutter contre la pression des GAFAs sur la publicité en ligne, notamment Google et Facebook (quand on parle de pression, on parle de leur formidable capacité d’innovation qui rend leur produit éminemment plus sexy que ceux des marques médias).

Même son de cloche du côté des médias américains.

Les médias se syndiquent.

Les médias se SYNDIQUENT.

Des boites tenues par Rupert Murdoch d’un côté de l’Atlantique, Bernard Arnault de l’autre.

Les plus grands chantres du capitalisme mondial se syndiquent contre de plus gros capitalistes.

C’est assez super.

Assez super que ces gros bonnets soient dans la position des petits, qu’ils ressentent la même chose que des millions de petits travailleurs. Assez super que ces gros cigares n’aient rien trouvé de mieux que d’imiter les masses laborieuses pour résister contre le nouveau patronat mondial.

Il n’y a décidément pas de doute : ce sont les comportements qui créent les attitudes, jamais l’inverse. Jamais l’inverse.

Time has finally been making smartphone the heart of a new watching experience

laurent buanec capture live tweet
Sorry LaurentReleased a couple of days ago, this video from Tony Zhou briefly explains how directors has been managing to integrate mobile conversations within TV shows and movies. It was supposed to be boring and literal; it’s now dynamic and even participative.

In China, a new usage called bullet screen combines movies and texts. Some Chinese theaters are experimenting it as a way of engaging the audience. As for more and more football games (on screen or on stadium, see example), TV shows (remember Marc-Olivier Fogiel and the texts stripe or most recently every kind of hashtag associated with a broadcast) or natives platforms such as NicoNico in Japan or Twitch (where games are watched and commented live).

What’s next?

10 spots bien écrits

Allez, c’est la fin de l’été, un dernier petit plaisir, faisant écho à ça, ça et ça.

1. M-Monochrom par Leica :

2. Don’t par DIrect TV :

3. Weave your magic par Lupark :

4. La gosse par SFR. Merci Mathilde :

5. Let’s talk about butt wipes par Dollar Shave Club :

6. Le Centaure par Honda. Merci Xavier :

7. Camp Gyno par Hello Flo :

8. Full of beanz par Heinz Beanz :

9. Possibilities par Nike :

10. Le commerce par Système U :

Be more dog : très belle idée intégrée, se moque intelligemment des lol cats

be more dog o2

Par manque de temps et par désamour pour les chats, j’ai trouvé cette idée géniale.

On imagine bien le brief : comment parler de la 4G (ou d’un nouveau réseau rapide). Le point de départ : la folie du chat sur internet. Le saut créatif : les chats sont chiants et paresseux, avec de la 4G, ils seraient beaucoup plus actifs.

Qu’est-ce qu’un chat plus actif? Un chien :

C’est autrement plus réussi que SFR, son cheval et son poney.

Les geeks dirigent le monde : du besoin désespéré d’UX sur les marchés de commodité

Ce graphique tiré de The Invisible Computer de Donald Norman raconte l’importance de l’UX quand une technologie devient commodité (cf. notre veille de Né Kid d’il y a un an en bas de page).

Pour faire court : lorsqu’une techno de rupture est introduite, les gens se fichent généralement de l’agrément d’usage, l’accès prime. Une fois que cette technologie se démocratise (ce qui n’est pas toujours le cas), la bataille commerciale se joue sur l’UX, ie. l’agrément d’utilisation de l’appareil.

On connait tous mille exemples de cette courbe : le téléphone mobile, les FAI, les stations-service, l’automobile ou l’ordinateur personnel ont tous observé – à des rythmes différents – cette progression.

Toutefois, cette voie de fait n’est pas un modèle suivi à la lettre. Sur certains marchés de commodités, tandis que des acteurs continuent à s’en sortir avec honneur, leurs concurrents peinent. C’est l’histoire d’Audi/VW vs. Renault/PSA, Apple/Samsung vs. Nokia/HTC, Free vs. Orange/Bouygues Telecom/SFR…

Les marques qui s’en sortent le mieux sont généralement solides en matière d’UX. On parle de finition chez Audi, d’écosystème chez Apple, de low-cost chez Free.

De fait, non seulement l’UX explique – partiellement – la compétitivité des marques championnes mais également les maux des dernières de la classe.

L’urgence de prendre en compte l’UX sur des marchés matures dépasse de loin la seule catégorie des produits technologiques. Elle est le symbole de la prise en considération des attentes des gens, d’une approche bottom-up.

Les marques créent moins de comportements chez les gens que les gens en produisent avec les marques. La valeur vient d’en bas, pas d’en haut.