Comment le principe de solidarité est battu en brèche par le travail

Le 1er janvier dernier, deux groupes français, Axa et Kering, annonçaient l’amélioration des avantages salariaux pour les parents.

L’enjeu pour ces entreprises, à la manière des géants de la Silicon Valley, est d’attirer et retenir les talents dans leur giron.

Au-delà de la générosité de ces mesures, ces avantages posent une question : comment vivre ensemble si le monde du travail opère à deux vitesses?

Certes, ces entreprises sont dans leur bon droit d’octroyer des privilèges à leurs salariés, mais ce symptôme est également le signe d’une dé-solidarisation des modèles sociaux dans lesquels les entreprises opèrent.

A la manière d’un paradis fiscal (ou d’une niche), certains salariés, au nom de leur talent – hérité dans la majeure partie des cas – mènent grand train. Au nom d’un savoir-faire, on peut avoir accès à un rang privilégié.

Dans cette mesure, l’individualisme est totalement institué.

Demain, les piliers qui font société ne seront peut-être plus impulsés par les nations mais par les entreprises, qui par le truchement de leurs politiques salariales, proposeront des mini programmes politiques : au service des parents, de la diversité, du diplôme, de l’industrie, de l’innovation, etc.

[Naturellement, cet article n’a nul objet d’épingler les entreprises privées : les entreprises publiques offrent – souvent depuis plus longtemps – des avantages salariaux.]

La question que je me pose : qu’est-ce qui fait société aujourd’hui? Les nations ou les entreprises?

De quoi remettre en perspective la confiance supérieure que l’opinion accorde aux entreprises au détriment des gouvernements.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #249

1.Le code-barre a été inspiré par le langage morse.

2. On critique le coût de la vie dans la Silicon Valley mais durant la ruée vers l’or, un petite-déjeuner copieux pouvait coûter plus de 1000 dollars (indexé à la valeur du $ de l’époque).

3. Chaque nouveau cadre du groupe Denstu engagé au Japon doit gravir le mont Fuji.

4. Rambo devait mourir à la fin du premier épisode en se suicidant avec l’arme du Colonel Trautman mais les tests ont conclu que les spectateurs trouvaient ça trop déprimant (cette première fin est conforme à celle du livre de David Morrell). Merci Etienne

5. Un chargeur de Macbook Pro héberge un microprocesseur aussi puissant que le Macintosh de 1984.

6. Esclave descend du mot slave.

7. La rue aux Ours était originellement la rue aux oies, accueillant de nombreux rôtisseurs parisiens.

8. Avant d’être un l’alphabet des aveugles, le braille fut une technique demandée par Napoléon pour que les soldats puissent communiquer de nuit et silencieusement.

9. L’utilisation des mots compliqués donne l’impression d’intelligence de l’émétteur.

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10. Franck Margerin a commencé sa carrière comme dessinateur publicitaire pour Malabar.

Bonjour l’audience liquide : comment la fragmentation impose des formats d’histoires polymorphes

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Cet article sur la liquidité du consommateur de contenu cristallise toutes les problématiques d’éditeurs du moment.

Un point de perspective intéressant : ce que le marché a gagné en standardisation des plateformes mobiles, il l’a perdu en fragmentation des modalités de consommation de contenus.

Depuis la page web fixe aux contenus adaptés pour la tablette et le mobile, on voit désormais apparaitre une foultitude de nouveaux distributeurs : Apple News, Facebook Instant Articles,  Snapchat Discover, Flipboard récemment racheté par Twitter…

Une nouvelle fois, nulle doute que le succès viendra d’un savant équilibre entre qualité éditoriale et pertinence d’adaptation

Un nouveau regard sur les persona, objet d’imaginaire plutôt que de fait

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Le plus beau des plaisirs, c’est redécouvrir un objet qu’on pensait familier et qui à la faveur du hasard nous apparait sous un jour nouveau.

Cet article émanant d’un designer d’interaction – il explique parfaitement son job dans la note en question – a eu l’effet d’un eurêka sur ma précédente définition d’une persona.

Je n’avais croisé jusqu’à présent que deux grandes catégories de persona :

  • Celles basées sur des observations qualitatives, projectives, inspirantes, imagées.
  • Celles basées sur des chiffres, quantifiées, observées, objectivées.

De nature assez rationnelle, je ne comprenais pas comment on pouvait accorder du crédit à cette première catégorie, jugée fantaisiste au mieux, invraisemblable la plupart du temps.

 

People are good at people. That’s personas. People are good at stories. That’s scenarios. Conversely, people are generally bad at thinking about users and technology. Personas and scenarios scale. You can use them in a napkin sketch and they can be the basis for a longer-term strategic design initiative.

Les persona sont juste une technique pour inspirer les gens à penser comme des humains, pas comme des salariés d’entreprise.

Je confondais juste persona et cluster/segmentation. Une persona ce n’est pas un objet tangible, juste un totem imaginaire. On ne m’avait jamais dit.

Voilà, c’est plus clair maintenant.

Empty Pocket #1: week 7

Pocket app bookmarking

Here is a kinda new weekly column. Actually not really new since I fueled more or less the same within the former Naked blog (Olivier will remember our library quizz). Consider it a reboot, powered by Pocket – a must-have mobile app allowing you to upload articles on your mobile devices to read them without internet access – and a fistfull of tweets.

For all tech sceptics. You might ressemble to this guy one day. Sid Caesar: How the Remote Control Ruined Everything.

Martin Weigel on how to build brands at the digital age. Lots of greats questions asked, especially regarding what digital changed or not (cf. point of parity) as a key to stay calm or freak out. Brand building in a digital age: Old thinking for new times.

Kind of forging story of the Silicon Valley: one big company in trouble, one CEO over trouble water, one twenty something genius, one trip in Australia, one game changing idea. You Can Explain eBay’s $50 Billion Turnaround With Just This One Crazy Story.

A refreshing report of one the most desired beer in the world: Pliny the Younger. Overflow crowd of beer lovers awaits Pliny the Younger.

If you thought that everything had been told about Amazon, you better take a glance at this long read right now. Cheap words.

Are brands that challenged nowadays? This guy thinks so. Twilight of the brands. Followed by a good counterpoint from Edward Boches : Twilight of the brand? Don’t bet on it.

Great complement of the article above. As brand environment changed, there’s never been a better time to work in advertising.

Have you ever considered brand loyalty more complex than it appears? You’re on the right track. Flirting With Other Brands Makes You More Devoted To Your Favorite Companies.

See you next Friday.