Quand SIMM-TGI se généralisera, une nouvelle race de planneur s’élèvera

La pensée complexe force à ne pas vulgariser la casualisation de phénomènes composites. La lente émergence de SIMM-TGI dans les agences de pub en est un (dont les explications sont à chercher du côté de la facilitation du recueil de données, de la fusion de TNS et Kantar, de la maturation du rapport des gens à la consommation, de la professionnalisation des agences médias, de la culture de la data…)

Nul ne sait si le célèbre logiciel Kantar dépassera un jour le salutaire tipping point, sauf ses quelques utilisateurs.

Balayons d’emblée toute critique liée à la nature de l’étude SIMM-TGI : elle possède des avantages (gros échantillon, variables nombreuses, standardisation européenne…) et des défauts (déclaratif, longueur du questionnaire, standardisation de questions culturelles…) comme n’importe quelle autre étude. Les puristes – vous les reconnaîtrez, souvent, ils vendent des études ad hoc onéreuses – pourraient objecter des jours entiers. Bogus pour bogus, autant choisir le plus utile.

L’avantage suprême de SIMM-TGI, pour un planneur comme pour tout publicitaire/marketeur, c’est de penser en fonction des gens. Utilisé en débroussaillage avant un pitch, en validation quanti après une explo ou en guide d’inspiration pour du quali, on peut en faire ce qu’on veut.

Pas une problématique, pas un résultat d’étude, pas une part de marché, pas un projet de croissance ne s’épargne un petit coup de TGI pour vérifier, analyser et mieux comprendre les raisons d’un brief. Dans l’immense majorité des cas, l’étude permet de challenger un brief en vue d’y répondre de la meilleure manière possible, gage de professionnalisme et de consolidation de sa relation client. Pas besoin d’y passer des heures, pas besoin de payer une fortune, pas besoin de faire turbiner 3 freelances. Même un junior peut miner des infos fabuleuses (ceci est un appel du pied aux capitaines de l’industrie publicitaire qui transforment avec succès les agences en usines).

Quand on a pris goût à TGI, le consumer centrism prend forme (que ceux qui estiment que ce concept est vide de sens prennent le temps de me faire changer d’avis, merci). On s’interroge sur les gens, ainsi que le contexte discursif avant de prendre la parole. N’est-ce pas la plus élémentaire des règles de bienséance?

A l’heure du marketing conversationnel ça semble pourtant évident… Ceux qui utilisent l’étude se reconnaitront. Répandons la bonne parole et faisons progresser nos métiers.

PS : ceci n’est pas un post sponsorisé mais une authentique manifestation de earned media.